Bonjour Mastodon,

Aujourd'hui et demain auront lieu deux évènements autour de la contribution de Charles Sarraute et Tristan Garcia au recueil Déborder Bolloré, intitulée « Des manuels bien pratiques »

1) Vendredi 19 septembre, Paris
🏠 Librairie La Régulière (@lareguliere)

2) Samedi 20 septembre, Roubaix
🏠 Congrès de la CAALAP

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#Paris #roubaix #librairie #rencontre #edition #scolaire #enseignement #tristangarcia #charlessarraute #deborderbollore

Ce #vendredilecture je remonte en arrière du projet littéraire de #JéromeFerrari de quelques années, avec « Dans le sécret » de 2007 qui, cinq ans avant « Le sermon sur la chute de Rome », dévoile déjà l’idée de la contingence du réel et de l’imaginé, de rêve et de vie, dans le monde insulaire au sens propre et figuratif (la Corse), aux personnages sans identités personnelles, aux compossibilités et incertitudes. Peu de philosophes à l’ambition littéraire comme lui (et #TristanGarcia!) sont capables d’écrire de vrais romans sans les surcharger de réflexions moralisatrices sans fin. Mieux que ça : il se permet même des blagues sur Nietzsche, bien joué ! 1/2

Tristan Garcia : Laisser être et rendre puissant.

#TristanGarcia #livres #philosophie #metaphysique

Retour en arrière ce #vendredilecture, partant du dernier livre de #AchilleMbembe, « La communauté terrestre » – que je n’avais pas terminé en décembre, mais repris en main cette semaine – dont le traitement du « vivant » sur sa Terre hospitalière m’a ramené au « Nous, animaux et humains » de #TristanGarcia. Le point de repère est l’« être sensible » du philosophe utilitariste #JeremyBentham (célèbre pour son Panopticon, l’infâme méthode de surveillance d’un point central en usines ou prisons) mettant en contraste la « ligne infranchissable » entre humains et animaux avec celle qui – de droit à l’époque – séparait les hommes des femmes et des esclaves. 1/3
J’ai retrouvé les nouveaux livres de #JérômeFerrari et de #MathiasÉnard dont je pouettais auparavant, plus un entretien avec #Ferrari paru également aux Actes Sud. Parmi les autres nouveautés il y a le dernier #JacquesRancière sur Tchekhov, la servitude et la liberté, puis « Producteurs et parasites » de #MichelFeher qui parle du désirable dans l’imaginaire fasciste, et le nouveau #KamelDaoud, « Houris ». Pas tout à fait récents : le « Kaléidoscope » de #TristanGarcia avec des images et idées philosophiques, « Rien ne se passe comme prévu » de #LaurentBinet sur la campagne électorale jadis de François Hollande, et « Nûrem Durak » de #JosephAndras. 2/2
C’est sans doute par paresse intellectuelle que j’ai l’habitude d’identifier si peu d’écrivain·es dont je lirai tout ce que peux mettre mes mains dessus, en me méfiant des 99 pourcents du reste de la production. Bref, mes préférences sont obstinément ancrées dans l’accoutumance. Pire encore : je ne sais pas pourquoi, mais #Ferrari, #Énard et mes autres fournisseurs de base littéraires sont tous masculins, à savoir #LaurentBinet, #TristanGarcia et #EricVuillard. Il y a pourtant de nombreuses romancières que je lis avec le même acharnement que mes cinq phares personnelles francophones – mais seulement dans d’autres langues d’origine, pas en français… 2/3
Je ne peux plus repousser la lecture de l’« histoire de la souffrance » de #TristanGarcia. J’ai les deux premiers tomes, « Âmes » (2019) et « Vie contre vie » (2023), qui me regardent d’un air suspect depuis l’étagère des #tsundoku. Encore attendre qu’il va compléter la série dans trois, quatre ans avant de m’attaquer au total de plus de 2000 pages ? Allez, #vendredilecture avec ces deux déjà. Ça rentre bien dans la suite des fictions historique que je lis depuis deux semaines. 1/3