Je le répète, mais je ne crois pas judicieux de critiquer l'antisémitisme du groupe LFI sans considérer leur besoin d'être visibles et présent·es sur une plateforme de communication dirigée par des pointeurs masculinistes d'extrême-droite, et capable de produire des habitus, c'est-à-dire (ÀMHA) des signalements implicites de sa position de classe objective, de ses intérêts de classe et de sa motivation à les défendre (signalés par l'ethos), ainsi que de son niveau d'organisation, et donc de sa capacité de produire durablement des ressources pour les défendre (hexis corporelle : vêtements, hygiène, maquillage, etc.). (Le découpage est très schématique car la ponctualité fait davantage partie de l'ethos, mais c'est pour vous donner une idée.)
Si les réseaux sociaux produisent de l'addiction, des formes de solidarité illusoires, et donc des habitus, selon un régime productiviste raciste, patriarcal, et eugéniste, alors pour être présent dessus le groupe LFI peut adopter la stratégie de l'identitarisme et de la haine. Ce n'est pas ce que je souhaite et de toute évidence, la stratégie de Raphaël Glucksmann – la mise en avant d'une forme de clarté confinant avec l'honnêteté brutale – fonctionne aussi, on a tout un tas d'influenceur·euses de gauche sur Instagram, etc., donc ce n'est pas une excuse. Mais c'est un enjeu technologique.
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