Il est vrai que l’éternel « meilleur des mondes » que #Ferrari se construit à nouveau pour chacun de ses romans soit emprunté à #Leibniz, mais sa méthode de représentation de ce qu’il « dévoile » comme idée est plutôt schopenhauerienne, comme l’a remarqué #MathildeZbaeren dans son excellent ouvrage « Des mondes possibles, des romans de Jérôme Ferrari » (Archipel Essais vol. 23) dont j’ai vous pouetté en septembre : « [Schopenhauer] présuppose à toute expérience esthétique le détachement de (…) son individualité. Mais une fois ce lien coupé et une fois admise l’appartenance à une essence commune, une fois le désir anéanti, alors la souffrance s’éloigne. » 2/2
Dans sa préface à l’étude de #MathildeZbaeren sur les sept romans de lui parus avant 2017, #Ferrari avoue que ses lecteurs font souvent des découvertes dans ses romans qu’il ne pense pas avoir consciemment écrit – mais impossible à réfuter, dit-il, des motifs récurrents parfois même d’une façon presque obsessionnelle. Attention : le titre « Des mondes possibles... » n’est pas à confondre avec le petit recueil d’entretiens sur l’écriture avec l’écrivain de Pascaline David aux éditions d’Acte Sud qui s’appelle « Les mondes possibles de Jérôme Ferrari » et que je n’ai pas lu. 2/2