Los domingos, vu un samedi parce que j'aime être décalé 😜 mais allez, un peu de sérieux pour parler d'un film qui n'en manque pas et pour cause, ce métrage basque, d'Alauda Ruiz de Azúa traite d'un sujet qui le nécessite : la question consistant à se demander à quel moment la frontière entre foi et endoctrinement est franchie.
Ainara a 17ans et a suivi une éducation dans une école religieuse.
Il est temps pour elle de rentrer à l'Université mais elle préfère faire le choix de rentrer dans les ordres pour devenir nonne.
À 17ans, on est encore un.e enfant et lorsque les principales figures d'attachement durant tout son parcours scolaire, sont un jeune prêtre et une bonne sœur, il me semble difficile de penser que ce choix est foncièrement celui de cette jeune fille. Le débat va se poser entre le père de cette dernière qui s'est remarié et semble tellement surtout préoccupé par ses sous qu'il va accepter la décision de sa fille parce que celui-ci ne lui coûte rien, en prétextant qu'il est à l'écoute et respecte les choix d'Ainara, et sa tante qui tient à sa place de confidente à qui Ainara peut tout dire mais surtout, à être celle qu'elle écoutera car pour elle, cette décision, à son âge, est une aberration.
Je n'ai pas de réponse mais la question mérite d'être posée. Le film le fait frontalement mais sans aucun jugement même si j'y ai perçu (mais c'est peut-être biaisé par mon prisme personnel) une critique de la religion chrétienne, lui reprochant cet "endoctrinement" de jeunes personnes sans se soucier de leur vie tant que cela fait grandir leurs rangs. De quoi enlever la magie italienne que donnait Sorrentino en cette croyance. Comme quoi d'un pays à l'autre, la vision change diamétralement.
Une œuvre à voir.
PS: pour poursuivre dans ce thème en restant en Espagne, je vous recommande très fortement également la série La Mesías.
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