✊ Rassemblement contre les violences policières – Dimanche 15 mars JOC NAMUR

Bonjour à toutes et tous,

Nous nous mobilisons ce dimanche 15 mars à Bruxelles pour dénoncer les violences policières et réclamer justice pour Adamo et toutes les victimes.

📍 Départ groupé : Gare de Namur
⏰ Rendez-vous : 11h45
🏁 Destination : Rue de Laeken 168, Bruxelles

Munissez-vous de vos pancartes la panderole d’Adama et rejoignez-nous derrière la banderole

📢 Le prix du billet ne doit freiner personne. Si vous avez besoin de tickets de train pour participer, contactez-moi en MP dès que possible.

On ne lâche rien. Soyons nombreux !

#acab #stopviolence #stoppolicebrutality #bruxelles #15mars #1312 #violencespolicieres #JusticePourAdamo #justicepoursourour #JusticePourMawda

Prononcé dans l'affaire #Mawda (procès à Mons le 12/02)

#JusticePourMawda

#Mawda
Procès de Mons. Acte final hier, avant le prononcé du jugement le 12 février 2021. "Mes derniers mots avant longtemps. Je replonge aujourd'hui dans une autre enquête, en chantier depuis quelque mois.
Durant ces 2 dernières années, j’ai soulevé beaucoup de choses révoltantes dans ce dossier. Aucune n’a été contredite, aucune n’a fait l’objet d’un vrai débat au niveau institutionnel, ce qui en dit long de l’état de notre société : mensonges policiers sur lesquels le parquet de Mons et le parquet général de Mons ont fermé les yeux, inhumanité à l’égard des victimes, stratégie d’enquête foireuse engageant la responsabilité de policiers de Flandre orientale et du parquet de Gand (pose d’une balise sans contrôle visuel – hier l’avocate générale, solidaire avec ses collègues magistrats de Gand, a fait porter le chapeau aux seuls policiers dans cette affaire d’observation transfrontalière précédant la course-poursuite qui, dit-elle l’a « intriguée » Tiens donc...), disjonction d’une partie du dossier à Liège empêchant de bien comprendre tous les tenants et aboutissants…
Hier, en écoutant les plaidoiries des avocats des présumés chauffeurs et passeurs, je me suis senti très mal à l’aise. Ces personnes ont été traitées de manière dégradante par la justice et leur détention préventive a été très longue. Pour rappel, l’homme qui a tiré n’a pas fait un jour de détention préventive.
En ce qui concerne le présumé passeur, le dossier de l’accusation m’a semblé famélique. Rien n’établit que cet homme ait donné des ordres au chauffeur pendant la course-poursuite pour que le véhicule ne s’arrête pas. Relativement au présumé chauffeur, ses traces ADN ont été retrouvées sur le changement de vitesse et le volant de la camionnette. Il se défend en disant qu’il a déplacé la camionnette avant la course-poursuite, tandis que plusieurs témoins désignent un autre homme comme chauffeur pendant la course-poursuite, que plusieurs témoins disent aussi que le chauffeur a eut le temps de quitter la camionnette avant l’interception policière sur le parking de Maisières, que les parties civiles ne l’ont pas désigné comme ayant été l’homme qui conduisait. Arguments, contre-arguments. Ce débat-là me semble juste.
Mais là où cela dérape complètement, c’est quand le parquet estime EN MEME TEMPS que le policier n’aurait pas dû faire usage de son arme, qu’il n’a pas agit de manière raisonnable et proportionnée, EN MEME TEMPS que le tir policier était accidentel et que ses conséquences n’étaient pas prévisibles et EN MEME TEMPS que le chauffeur présumé, lui, doit être accablé de « circonstances aggravantes ayant causé la mort de Mawda », car, lui, il aurait dû prévoir que de ne pas s’arrêter allait déboucher sur l’occurrence d’un tir « accidentel » de la police au conséquences « imprévisibles ».
Un drame imprévisible pour l’un, prévisible pour l’autre. 1 an requis pour l’un, 10 ans requis pour l’autre.
Et au final, un parquet qui, dans sa volonté d’être sans merci à l’égard du présumé chauffeur, en arrive à se dédire, accréditant l'idée, dangereuse pour l’avenir, que, dans de telles circonstances, soit une course-poursuite d’un véhicule chargé de migrants en situation de péril, un tir policier doit être considéré comme « prévisible » par un chauffeur en fuite.
Tout cela, on le voit comme le nez au milieu du visage, conforte de manière « juridique », le discours populiste (« il n’avait qu’à s’arrêter ») qui permet de faire un écran de fumée, de relativiser une grave bavure policière qui est-elle-même, question encore plus tabou évidemment, l’une des résultantes d’une politique migratoire que l’on ne veut pas questionner dans ce pays.
Ce qui s’est passé hier à Mons n’est pas de bonne justice. Des prévenus sont jugés sur des faits incontestablement liés, même si des qualifications juridiques tentent de faire croire qu’ils ne sont pas différents, dans deux tribunaux EN MEME TEMPS. Des éléments du dossier de Liège qui éclairent le dossier incomplet de Mons ne sont pas connus du tribunal de Mons.
Comment juger sans avoir tous les éléments ? Cette question pourtant basique a été présente tout au long de ce procès. Des personnes qui se sont trouvées dans la camionnette sont poursuivies à Liège, sans l’être à Mons. D’autres qui ont joué un rôle peut-être plus important ne sont pas poursuivies du tout… Témoins anonymes, informateurs ?
Ce dossier « Mawda » est décidément un déshonneur d’un bout à l’autre pour notre Etat de droit. Il reste à espérer que la présidente du tribunal correctionnel de Mons sauvera la crédibilité de l’institution judiciaire en produisant un jugement tenant compte de toutes ces incohérences insupportables. Pour autant qu’il soit possible de « juger » dans de telles circonstances…" - #MichelBouffioux
#JusticePourMawda #Justice4Mawda
(Illustration : #ManuScordia, un moment de la nuit tragique, juste avant qu'un dispatcher conseille par téléphone au policier-tireur de ne pas s'épancher par ce qu' "on est enregistré" et parce que "moins on en sait, mieux c'est")
Rappel des faits, mais aussi des combines, racisme, négligences, et autres mensonges d'État en ce deuxième jour du procès Mawda.
#JusticePourMawda
Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 mai 2018, sur une autoroute belge, près de Mons, un policier tirait un coup de feu en direction d’une camionnette transportant des migrants. Mawda, une petite fille de 2 ans, touchée en pleine tête, était tuée.
http://www.michelbouffioux.be/2018/12/mawda-la-contre-enquete.html
"#MawdaShawri pose sa petite main sur sa bouche, les yeux farceurs. Elle sourit. On dirait qu'elle vient de prendre une friandise, en cachette. Mawda s'amuse, elle a deux ans.
Le 16 mai 2018, #Mawda est en voiture avec sa mère, son père et son frère, en route pour un endroit où la petite famille connaitra la paix, enfin. Bien d'autres personnes sont entassées dans la camionnette, les conditions du voyage sont loin d'être idéales mais ce n'est pas grave, ce n'est rien comparé à ce qu'on quitte, un pays en guerre, une vie dans la terreur. Mawda a deux ans, et elle est en route pour un avenir meilleur.
Dans la nuit du 16 au 17 mai, dans la camionnette qui roule maintenant sur une autoroute belge près de Mons, Mawda est blottie dans l'odeur et les bras apaisants de sa mère. Mais à 2h02, un policier tire une balle dans la direction de la fillette. Ce policier a tiré depuis l'une des voitures de police qui traquaient la camionnette, dans le cadre d'une opération de chasse aux illégaux. La balle entre près de la narine droite de la fillette, en pleine tête. Le policier a tiré dans le tas. Mawda était dans le tas, un tas d'illégaux. Elle a deux ans. Mais cette enfant n'est pas une enfant, c'est une migrante.
La camionnette s'arrête. Le père de Mawda descend avec la petite dans les bras. Il tend le bébé à un des policiers et supplie. Please ambulance ! Please ambulance ! Un policier récupère l'enfant, il la pose sur le bitume. D'autres policiers arrêtent le père, la mère et le frère de Mawda. Le petit garçon a 4 ans. Il voit sa petite sœur par terre, inconsciente et pleine de sang, il est sous le choc. Il a quatre ans. Mais il est en état d'arrestation. Car cet enfant n'est pas un enfant, c'est un migrant.
Les policiers refusent que les parents accompagnent leur fille dans l'ambulance. On conduit les parents menottés et le petit en prison. Mawda agonise pendant 30 minutes. Elle meurt dans l'ambulance, seule. Le 17 mai 2018.
Immédiatement, les autorités belges cherchent quelque chose à raconter pour expliquer la mort de l'enfant, c'est pour le rapport. Le jour n'est pas encore levé qu'elles trouvent une explication : ce sont les parents de Mawda qui ont utilisé la tête de la petite comme bélier pour briser la vitre de la camionnette, probablement pour jeter le corps de l'enfant dans les roues de la voiture de police et tenter ainsi de la ralentir, et c'est le traumatisme crânien qui a causé la mort. C'est crédible ce sont des Kurdes. Allez savoir de quoi sont capables ces gens-là. Les Kurdes c'est comme des Arabes mélangés à de l'Afghan. Tout ça c'est pareil. Ces gens n'aiment pas leurs enfants, ils font des enfants pour se servir d'eux, pour toucher les allocations familiales, ou pour encombrer de leur petit corps les roues d'une voiture.
Personne n'a tiré de coup de feu, l'enfant est morte d'avoir été utilisée comme bélier : c'est la version officielle dans le premier rapport d'expertise.
Le policier rentre chez lui au petit matin. Tranquillement. A 7h à peine, on informe le tueur qu'aucune poursuite ne sera engagée contre lui.
La mère de Mawda reste en prison sans possibilité de changer de vêtements. On n'a pas pris la peine de l'informer qu'il n'y a plus d'espoir, que c'est fini, que sa fille est morte. Le sang de son enfant sèche sur elle. Sa fille n'est plus dans ses bras. Ne reste que l'odeur de sang.
Criminalisation des réfugiés, déshumanisation des parents, désenfantisation des enfants.
Les autorités belges vont chercher à se débarrasser rapidement du corps de Mawda, dans une fosse commune, sans sépulture, sans nom, sans rien. Dans le même temps, on ordonne aux parents de quitter le territoire, et vite. Ni vu, ni connu, le crime parfait.
Mais grâce à la détermination des parents, Monsieur et Madame #Shawri, soutenus par des gens honnêtes, la petite a pu être enterrée dignement. Grâce à leur détermination et à la mobilisation, le policier a fini par reconnaitre qu'il a tiré sur la fillette et que c'est la cause de sa mort. Il faut ici saluer le travail de contre-enquête absolument remarquable qu'a réalisé le journaliste #MichelBouffioux.
Grâce au combat mené par la famille, par le Comité Mawda et l'avocate de la famille #SelmaBenkhelifa, il y a un procès autour de cette affaire, il aura lieu les 23 et 24 novembre devant la sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons.
Ce sera le procès du meurtrier, le policier.
Ce sera aussi le procès d'une police, d'une justice et d'une classe politique racistes.
Ce sera plus largement le procès d'une #Europe criminelle. Que vaut la vie de Mawda Shawri ?
Que Dieu ouvre les portes du paradis à la petite Mawda, pour toujours dans nos cœurs.
Courage à la famille pour le procès! Et soutien!
#PasDeJusticePasDePaix
#JusticePourMawda"
Fatima Ouassak

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Justice4Mawda. Gefällt 1.937 Mal · 5.918 Personen sprechen darüber. Because Mawda deserves justice: the recognition of her murder. Because Mawda is no more, but there are so many other Mawdas....

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Il y a 2 ans, sur une autoroute de Belgique, un policier ouvre le feu sur un camion de réfugiés Kurdes, tuant une petite fille de 2 ans d’une balle dans la tête
Elle s’appelait Mawda
Ses proches attendent toujours que justice soit rendue
#JusticePourMawda

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“Il y a 2 ans, sur une autoroute de Belgique, un policier ouvre le feu sur un camion de réfugiés Kurdes, tuant une petite fille de 2 ans d’une balle dans la tête Elle s’appelait Mawda Ses proches attendent toujours que justice soit rendue #JusticePourMawda https://t.co/wIE2pxhCTx”

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