Témoignage d'une inculpée du #8décembre sur des aspects souvent peu visibles de la violence d'État : les peines probatoires et le contrôle administratif.
Dans le contexte d'une radicalisation sécuritaire de l'État, le panel des outils de contrôle s'élargit en permanence. #Frontières, #prisons, #antiterrorisme (etc.) permettent l'expérimentation et le déploiement d'outils répressifs toujours plus pervers.
Les inculpées du #8décembre ont été condamnés, en plus de prison ferme, à plusieurs années de sursis probatoire qui incluent : obligation de suivis en addictologie et psy, obligation de travail, évaluations de la radicalisation, suivis SPIP, etc.
En plus de cela, l'inscription au #FIJAIT leur interdit de sortir du territoire français sans avertir en amont leur préfecture, l'obligation de pointer tous les trois mois en commissariat, de se signaler aux autorités en cas de déplacement, etc.
Ce type de mesures a pour vocation de s'étendre largement et systématiquement selon les choix gouvernementaux de distribution de la violence. À l'heure du repli fasciste en France et dans toute l'Europe, personne n'est à l'abri.
Force et soin aux compagnon•es du #8décembre.
Solidarité avec toutes les cibles de la répression.
Jugée « terroriste » : l'interminable jour d'après
Camille, jeune trentenaire engagée dans les luttes sociales, a été condamnée le 22 décembre 2023 à trois ans d'emprisonnement dont un ferme pour association de malfaiteurs terroriste dans le dossier dit du « 8 décembre ». Un dossier particulièrement…