Encore un #vendredilecture avec un nouveau roman de #VictorErofeev, l’écrivain russe exilé à Berlin : « Die neue Barbarei », paru la semaine dernière. Afin d’arriver un jour à une perspective post-poutiniste (« il est mortel, après tout »), #Erofeev passe du péjoratif de racaille (гопник) titulaire de son dernier roman de 2023 à l’image encore moins flatteuse de beignet torique (пончик), le vide gonflé au pouvoir. Pivot du récit est la « culpabilité russe » incarnée en la burlesque Ruwi (РУ-сская ВИ-на) prête à se débattre contre #KarlJaspers et #HannahArendt mais pas de se sentir coupable du perpétuel « autogénocide » russe pratiqué depuis Ivan le Terrible.
Ayer oficiales ucranianos pusieron el grito en el cielo porque el ruso sorpresivamente había avanzado hacia #Kurajovo. Nosotros, que no tenemos ni idea sobre estrategia militar, no vemos que esta ciudad tenga tanta importancia como #Pokrovsk o #Kostiantynivka, de eso que tras consultar la opinión de #Kuzmenko y #Erofeev descubrimos su valor para el mantenimiento o posible toma de todo el sur del #Donetsk, por las comunicaciones y su orografía.
Je ne comprends pas pourquoi #Erofeev n’attire pas plus d’attention en France : pas d’article sur Wikipédia français, la plupart de ses livres épuisés depuis longtemps – comme « L’akimudi » dont j’ai pouetté un beau #vendredilecture en mars. Erofeev père était attaché culturel à l’ambassade soviétique à Paris et servait d’interprète pour Staline et Molotov, le fils parle donc français depuis son enfance, et sa thèse de doctorat est sur la réception de Dostoïevski en France. 3/4
C’est le plus furieux de ses livres, d’une haine vitriolique du régime des imbéciles de Moscou : que de colère, cynique, hilarant d’un sarcasme impitoyable. Sur 600+ pages #Erofeev (réfugié en Allemagne depuis 2022) suit l’ascension du Gopnik depuis ses débuts de voyou de Leningrad au souverain néo-baroque du Kremlin. En écrivant il se déplace dans le temps et l’espace, et il raconte son propre histoire et celle de ses parents, de sa sœur O. (inventé), d’épouses et anti-épouses. 2/4