#Histoire #France #DrôleDeGuerre
« Le jour viendra […] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés.
Les responsabilités des militaires français ne peuvent se séparer sur ce point de celles
- des politiciens comme [Pierre] #Laval [(digne héritier de #Millerand par la corruption et par l’objectif, « soulever en France un formidable mouvement de fascisme, qui balaierait toute la gauche »)],
- des journalistes comme [Fernand de] #Brinon [(« agent actif d’une politique de rapprochement avec l’Allemagne [nazie] »)],
- des hommes d’affaires comme ceux du Creusot [(ie. le #ComitéDesForges de France , dirigé par un des régents de la #BanqueDeFrance, #FrançoisDeWendel)],
- des hommes de main comme les agitateurs du 6 février [1934, début de la « seconde vague » du fascisme français, par une émeute contre le Parlement],
mais si elles ne sont pas les seules elles n’en apparaissent que comme plus dangereuses et plus coupables pour s’être laissé entraîner dans ce vaste ensemble. »
— #MarcBloch, avril 1944, Cahiers politiques n° 8, « À propos d’un livre trop peu connu », L’étrange défaite, p. 253, servant d’exergue au Choix de la défaite, d’ #AnnieLacroixRiz, dont le dépouillage extensif des archives intérieures et étrangères confirme les responsabilités de ceux cités, mais en change la hiérarchie :
Plus que les militaires pourtant, les hommes d’affaires de moins de « 200 familles », renouant avec #Thiers et #Bazaine, guidèrent la « haute trahison », « taxinomie » contemporaine selon le dictionnaire Robert de 2004 : « Intelligence avec une puissance étrangère ou ennemie, en vue ou en cours de #guerre. »