Hésitez comme un vrai breton !

Adoucir la consonne finale lorsqu'on hésite.

Vous cherchez vos mots ? Pas de problème, c'est normal !
Une astuce pour passez pour un vrai bretonnant même si vous débutez : pensez à bien adoucir (ici t->d) la consonne du dernier mot prononcé avant de lâcher un "euuuuh" !

Gant eeee.... ar vugale
se prononcera
Gand...eeeuh... ar vugale
(avec ... euuu ... les enfants)

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/36_hesitation_en_breton.html




12/14
Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Ruz pa guzh, melen/gwenn pa sav
Sur amzer vrav.

[fr] (littéralement) Rouge quand il se cache, jaune/blanc quand il se lève, sûrement temps beau !

- ruz (rouge), melen (jaune), gwenn (blanc), du (noir)
gwenn-ha-du : le drapeau "blanc et noir"
- pa (quand) : provoque une mutation adoucissante (ici "k->g")
- kuzhat ((se) cacher) , gerkuzh (mot de passe)
- sevel (se lever, construire), de base verbale "sav". chom a-sav (arrêtes-toi, littéralement "reste debout")
- brav, braw (beau, belle)
- amzer (temps) : ancien neutre, maintenant parfois féminin, d'où la mutation "braw->vraw" dans "amzer vraw", parfois masculin dans "ar pevar amzer" : les quatre saisons. (si considéré féminin, aurait été "peder").
Il existe d'autres mots qui étaient neutre à la base : tra (chose), avel (vent), .... pour les repérer, cf juste avant, il faut repérer s'ils ont des expressions qui sont parfois au masculin ou au féminin.

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/30_ruz_pa_guzh_melen_pa_sav.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html


11/14
Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Pep tra a dremen gant an amzer.

[fr] littéralement : chaque chose (qui) passe avec le temps.

- a (qui, que) : particule verbale qui relie le verbe au sujet/COD
provoque une mutation adoucissante, ici "t->d"
- tremen (passer)
- pep/bep (chaque) qui permet de former des expressions et mots comme
. Da bep lec'h (les panneaux routiers "Toutes directions", littéralement "à/vers chaque lieu")
. Bepred (toujours) : bep (chaque) + pred (moment)
Son pendant opposé est nep (aucun, nul) :
. Nep lec'h (nul part)
. Nepred (jamais)

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/24_pep_tra_a_dremen_gant_an_amzer.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html


Kehel an deiz

Beilhadeg e Ti-Gar Gwiskri d'an 11 a viz Even 2026 adalek 8 eur noz. Digor ha digoust (Titouroù 06 76 80 22 64)

#brezhoneg  #bzhg #breton

Un tamm yezhadur (un peu de grammaire) : le verbe kaout / em bout (avoir) partie 1

(attention, ici, on donne l'idée générale, logique, en prenant quelques libertés mais qui permet de retrouver facilement toutes les formes) kaout vient de kavout (trouver) mais sa forme est construite à partir du verbe bout/bezañ (être) en associant un pronom suivant la personne qui a. Pour avoir le temps, on prend alors le verbe BOUT (être) à la 3ème personne du singulier suivant le temps qu'on veut et on l'accole en faisant attention à quelques mutations phonétiques (pour fluidifier la parole)

pronoms :
1ere personne : am, em (me, à moi) - hon/hor ((à) nous)
2eme personne : az, ez (te, à toi) - ho/hoc'h ((à) vous)
3eme personne : en ((à) lui masculin), he (lui féminin, à elle) - o ((à) eux)

quelques formes du verbe être à la 3ème personne
présent : BEUS (est) , imparfait : BOA (était), futur : B(ez)O (sera), conditionnel réel : BEFE (serait)…
présent : D(ev)EUS (a) , imparfait : D(ev)OA (avait), futur : D(ev)O (aura), conditionnel réel : DEFE (aurait), …

Construction pour le présent avec "(b)eus" (est)

. am (b)eus > am eus : 'meus (m'est : j'ai) [meusse] ("b>m")
ur c'hi am eus (j'ai un chien),
littéralement : "un chien m'est / à moi est" [eur ri meusse]

. az (b)eus > az peus : 'peus (t'es : tu as) [peusse, teusse] ("b>p")
ur c'hazh az peus (tu as un chat),
littéralement : "un chat t'est / à toi est" [eur raz/rar peusse]

. en deus / en deveus : 'neus (lui est : il a) [neusse] ("b > d/n")

. he deus / he deveus : 'deus (lui est : elle a) [deusse] ("b > d")

. hor (b)eus / hon (d)eus > hon eus [hon neuss], hor beus [beusse, meump, hon eusse ...]

. ho(z) (b)eus > ho peus (vous est : vous avez) [peusse] ("b>p")

. o deus / o deveus (leur est : ils,elles ont) [o deusse] ("b > d")

KAOUT = EM BOUT / EN DOUT / EN DEVOUT (parfois simplement BOUT)
Attention: les formes en b- viennent de EM BOUT (les formes longues font apparaitre le -ez- de bEZañ)
et les formes en d- viennent de EN DOUT / EN DevOUT
DEVOUT / DOUT viennent sans doute du préfixe de direction/rapprochement de- + BOUT

Le tableau général (excepté variantes locales) pour savoir facilement sa conjugaison (à quelques formes près, non littéraires) et pour 3 temps ici (en remplaçant OUT par EUS/présent, OA/imparfait, O/futur, ....)

expression générale / présent / futur / imparfait
je : AM BOUT / am (b)eus / am bo / am boa / [meusse, mo, moa]
tu : AZ POUT / az peus / az po / az poa / [peusse, po, poa]
il : EN DOUT / en deus / en do / en doa / [neusse, no, noa]
elle : HE DOUT / he deus / he do / he doa [deusse, do , doa]
nous : HOR BOUT / hor beus / hor bo / hor boa / [beusse, bo, boa]
vous : HO POUT / ho peus / ho po / ho poa / [peusse, po, poa]
ils/elles : O DOUT / o deus / o do / o doa / [o deusse, o do, o doa]

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/23_un_peu_de_grammaire_sur_EM_BOUT.html




Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Meur a amzer en devez an den
Ne vezont ket heñvel an eil ouzh eben.

[fr] Une personne a plusieurs moments dans sa vie, aucun n'est identique à l'autre

littéralement : plein de temps/saisons (a) la personne, ne seront pas similaire l'une à l'autre

- meur a (grand/plein/plus de)
- amzer (temps, saison), ancien neutre, ici pris en tant que féminin
- an den (la personne). Le pluriel est tud (gens), an dud (les gens)
- en devez (il a , généralement) : forme d'habitude du verbe kaout/em bout/en d(ev)out (avoir) à la 3eme personne du singulier

on pourrait, sans perdre le sens, penser aussi à "en devezh" (dans la journée : en (dans) deiz (jour) + -vezh(nom abstrait de durée)) et dire que les moments dans une journée ne sont pas similaires.

- ne ... ket (negation) : "ne" provoque une mutation adoucissante
- bezont (sont) : forme d'habitude du verbe bout/bezañ (être) avec "b->v" à cause de "ne"
ici à la 3ème personne du pluriel avec la marque "-ont"

- heñvel ouzh (similaire, semblable à ) : heñvel est le correspond celte du mot latin "similis" ayant donné similaire. Quand on voit "ñv" dans un mot (pluñv par exemple), on peut penser à la correspondance avec un mot latin en "m" (dans l'exemple "plum" qui permet de retrouver que pluñv (plume)), ainsi que "h" est lié à "s" (heol/sol : le soleil ; holen, halen / salum : le sel), et des mots comme hañv (été) utilisent les deux (hañv : sam, été, que l'on retrouve en gaelic dans samhain, samhuuin : samh + uuin : été + fin), ou bien ici
SiMilis <=> Hiñvilis <=> HeÑVel (similaire)

- an eil (le second, la seconde), utilisé en duo soit avec an egile (l'autre, masculin) ou an eben (l'autre, féminin)
. an eil hag egile : l'un et l'autre
. an eil pe eben : l'une ou l'autre
egile : e kile (son compagnon)
eben : he ben (sa femme / compagne)

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/22_meur_a_amzer_en_devez_an_den.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html


Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Gant hir amzer
A-benn eus pep tra e teuer

[fr] Avec le temps, on finit toujours par y arriver

littéralement : avec (du) long temps, au bout de chaque chose (que) on vient

. a-benn : adverbe, à la fin, au bout (de façon finale)
. eus (de) : marque l'origine, se prononce [deusse]
. e teuer (que on vient) : e / teu + -er
. e (que) : particule verbale, provoque mutation mixte, ici "d->t"
. deuer (on vient) : du verbe dont (venir) de base verbale "deu" en KLT, avec la terminaison "-er" du neutre
. dont (venir) : en KLT (Cornouaille-Leon-Tregor), de base verbale "deu"; donet en Gw (Vannetais) de base verbale "da". Serait issu de monet/mont (aller) avec le préfixe de sens contraire/rapprochement "de-" :
monet > demonet > demont > dont, mais ce n'est a priori pas avéré. Cependant, mont a comme base verbale "a", rajouter "de-" redonne relativement facilement "da" la base verbale de dont en Vannetais. Le lien entre "deu" et "da" est le même que "femme" qui s'écrit avec un "e" mais qui se prononce [fame] ou Vannes qui s'est écrit Vennes (des Vénètes, peuple gaulois d'alors).
. dont a-benn eus/da un dra bennak (vaincre / réussir à finir) quelque chose

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/15_a_benn_pep_tra_e_teuer.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html


Kehel an deiz

Une semaine, un week-end


. sizhun (semaine) : seizh (sept) hun (sommeil) [sizune] (étymologie populaire selon [1])
wythnos en Kembraeg (gallois) : wyth (huit) + noz (nuit)

. dibenn-sizhun (weekend) : dibenn (extrếmité) + sizhun (semaine) [dibèn'zune]
dibenn-sizhun mat ! (bon weekend !)
"dibenn" est l'élément sujet, masculin, on devrait a priori ne pas muter "mat" en "vat" mais il s'entend aussi "dibenn-sizhun vat" soit par confort phonétique, soit en mutant à cause de sizhun (féminin)

Quels sont jes jours de la semaine ?
Lun (Lundi), Meurzh (Mardi), Merc'her (Mercredi),
Yaou (Jeudi), Gwener (Vendredi),
Sadorn (Samedi), Sul (Dimanche)

On rajoute "di-" (deiz, jour) pour indiquer le jour d'avant ou d'après : dilun / lundi dernier, lundi prochain.
Ces jours reprennent les noms comme en français (Lune, Mars, Mercure, ...)

On termine par la chanson [2] des korriganed (korrigans) (voir la version non traduite du conte des deux bossus [3] de Luzel), très utile pour apprendre les jours en breton.

Paozioù e brezhoneg
Dilun, dimeurzh, dimerc’her
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Dilun, dimeurzh, dimerc’her
Ha diriaou, ha digwener
Ha disadorn, ha disul
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Ha yaou ’ta ! Ha yaou ’ta !
Ha disadorn, ha disul
Setu echu ar sizhun

Paroles en français
Lundi, mardi, mercredi
Allons y, allons y !
Allons y, allons y !
Lundi, mardi, mercredi
Et jeudi et vendredi
Et samedi et dimanche
Allons y, allons y !
Allons y, allons y !
Et samedi et dimanche
[Voici terminée la semaine]

Dibenn-sizhun mat !

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/44_dibenn_sizhun_mat.html

1 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
2 : https://www.brezhoweb.bzh/Yaou-ta-dilun-dimeurzh-elsa-corre-toutouig_fiche_3225.html
3 : https://fr.wikisource.org/wiki/Contes_populaires_de_Basse-Bretagne/Les_Deux_Bossus_et_les_Nains
Kehel an deiz

Tro-lavar an deiz (expression du jour)

Tremen/dont a ra an amzer
Hag ar vuhez a ziverr.

[fr] Le temps passe et la vie s'abrège

(littéralement) passer/venir (que) fait le temps, et la vie (qui) s'abrège / raccourcit

- vuhez (vie), mot féminin, mute (adoucissante) devant l'article, ici "b>v"

- diverrañ (abréger) : di- (... ) + berraat (raccourcir : rendre plus court)

. berr (court), l'inverse de hir (long). On pourrait aussi se demander si ce ne serait pas berañ (couler)

. di- (préfixe privatif [2]) ou di- (préfixe de rapprochement [3] ) ?

Tous deux apportent une mutation adoucissante sur la racine (ici "b>v").

Dans le cas privatif, on peut citer hun (sommeil), dihun (éveil = sans sommeil)
Dans le cas de rapprochement, kas (envoyer), digas (apporter), ou bien dont a (venir de) et mont da (aller vers)
Ici, ne pas raccourcir est rallonger, on se situe donc avec le préfixe de rapprochement (on coupe, donc les extrêmités se rapprochent)

Pourtant, les deux ne fonctionnent-ils pas puisque tout dépend du point de vue (si on considère que la vie est le temps depuis la naissance, alors elle s'allonge avec le temp; si on considère que c'est le temps jusqu'à la mort, alors elle raccourcit) ? Vous avez sept sommeils (seizh hun > sizhun (une semaine) ) pour y répondre !

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/25_tremen_a_ra_an_amzer_hag_ar_buhez_ziverr.html

1 : http://www.kervarker.org/fr/proverbs_02_a.html
2 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=Di-,_dis-
3 : https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=De-,_di-,_dis-
Kehel an deiz

HIRIE DIME, VARCHOAS DIDE

hiriv din-me, warc'hoazh dit-te (aujourdui à moi, demain à toi ... de mourir).

c'est un memento mori en breton pour se rappeler que la vie n'est pas éternelle et que l'Ankoù passera bien assez tôt. De même, une inscription [1] à l'extérieur de l'église Saint-Salomon à La Martyre, qui est un poème extrait de le Mirouer de la Mort de Jehan an archer coz

Ar marv, ar barn, an ifern yen
pan o soñj den e tle krenañ
foll eo na breder e spered
gwelet ez eo ret desedañ

La mort, le jugement, l'enfer froid
quand (à eux) pense la personne (qu') elle doit trembler
folle elle est (si) n'y pense son esprit
vu qu'il est nécessaire de décéder.

On remarque que l'enfer est froid pour les bretons.

On peut alors présenter ses

gourc'hemennoù a gengañv ("respects" de condoléances - attention, gourc'hemmennoù écrit seul a pris le sens moderne de "félicitations". )

. kañv (deuil, affliction, funèbre, mortuaire). La correspondance ñv/m se voit avec l'irlandais cumha et tous deux seraient tirés du celtique *kama-wo [2]
. kengañv (con-doléance) : ken (co-) + kañv (affliction, doléance)
. gourc'hemennoù (commandements, respects, compliments) : gour- (préfixe amplificateur) + kemenn (annoncer ici, ordonner, commander) + -où (une forme du pluriel)

et dire aux personnes endeuillées (remplacer Breizh par le lieu de la sépulture)

ra vo skañv douar Breizh evitañ/eviti (que soit légère (la) terre (de) Bretagne pour lui / pour elle)

où on utilise le futur : le breton est pragmatique et précis, c'est dans le futur, on utilise le futur.

Lors de l' interamant/beziad(ur) (enterrement, mise en tombe), on ira sur la bez (tombe) au bered/gwered (cimetière, bezret), beddrod en kembraeg (gallois) qui serait a priori [3]
bezret : bez (tombe) + ret/rhawd (foule, groupement de personne) : ensemble de tombes.

Goût a rit gerioù all ? (Connaissez-vous d'autres expressions, mots ?)

(si erreurs, n'hésitez pas à le faire savoir)
pour mieux lire : https://apbot.pregomp-molan.bzh/mess/26_Hiriw_dime_warchoazh_dite.html

1 : https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html
2 : https://www.librairiepointvirgule.fr/livre/18823546-dictionnaire-etymologique-du-breton-albert-deshayes-label-ln
3 : https://welsh-dictionary.ac.uk/gpc/gpc.html?beddrod
Kehel an deiz