La lumière arrose
un vieux pot de fleurs.
Patiemment,
l’encercle de son halo.
Autour, la grisaille
barbouille le ciel.
Au centre le pot,
mon élu du jour.
La lumière arrose
un vieux pot de fleurs.
Patiemment,
l’encercle de son halo.
Autour, la grisaille
barbouille le ciel.
Au centre le pot,
mon élu du jour.
Comment imaginer la paix dans un monde où la moitié de la population est placée par défaut sous la tutelle de l'autre moitié ? Critique fulgurante de la société patriarcale, prolongement de toutes les réflexions entamées dans Une chambre à soi, Trois guinées est un texte fondamental de Virginia Wolf, aux pages d'une modernité absolue.
Traduit de l'anglais et préfacé par Viviane Forrester
📖 VIRGINIA WOOLF
Trois guinées
Éditions 10|18
« Elles luttaient contre la tyrannie du patriarcat, comme vous luttez contre la tyrannie fasciste. »
Répondant à la lettre d'un homme qui lui demande comment empêcher la guerre, Virginia Woolf démontre dans Trois guinées, écrit en 1938, que cette dernière est inévitable lorsque le patriarcat régit le moindre aspect de la société.
À l'instar du fascisme, c'est une entrave à l'égalité, à la justice et à la liberté.
Le sourire descend
pour se coller à la table.
On range vite les jouets
dans la caisse en bois.
On cherche dans l’air
quelques fils à dénouer,
des mots d’apaisement,
des formes pour continuer.
Les regards n’osent plus
passer les paupières ;
on aimerait lui pardonner
ses hérédités mal soignées,
quand papa gronde.
📖 COLETTE
Le Pur et l’impur
le Livre de Poche
Colette a cinquante-neuf ans quand elle publie, en 1932, ces pages où elle s'interroge sur l'opium, l'alcool et les autres plaisirs qu'on dit charnels, à travers le souvenir de quarante années de vie parisienne. « On s'apercevra peut-être un jour que c'est là mon meilleur livre », disait-elle.
La lumière est juste
à la bonne température.
Les visages sont clairs,
le contraste est bon.
Les voix sont basses,
les humeurs contenues
Il ne manquait que
le sifflotement du facteur.
Le voilà.
L’ombre tient dans son châle
l’ignorance des lendemains.
Un doigt se lève pour solliciter
une lumière – mais à qui ?
Seul maître le temps dépense,
le doigt retombe, l’ombre se retire.
Il n’y a de réponses qu’à l’aune
des rendez-vous manqués.
L'histoire d'Emma Bovary, qui valut un procès à son auteur en 1857, s'inscrit dans un univers ordinaire, minutieusement dépeint par l'écriture très maîtrisée de Flaubert. Tout son art se déploie dans ce drame psychologique aux couleurs réalistes.
Préface, notes et dossier de Jacques Neefs.