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@anfnl
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Peter Pomeranzev just says it all: the most dangerous and pervasive part of Kremlin's propaganda is not content (ideology or fake news). It is the very idea that infowar is everywhere and that no media or authority can ever be trusted.
La haine et les disputes entre les russes qui sont partis et les autres, qui s'accusent mutuellement de traîtrise, est extrêmement violente sur les réseaux sociaux. Il me semble que ça ne s'explique que par une sorte de jalousie mutuelle du choix de l'autre. Ceux qui sont restés voudraient souvent avoir le choix de partir, et ceux sont partis regrettent la vie moscovite et envient ceux qui sont restés. Et chacun s'insulte d'autant plus qu'ils doit justifier son choix à ses propres yeux.
Comment assumer cette réalité de la guerre d'agression et la nécessité d'y faire face avec tous les moyens nécessaires pour que la Russie soit défaite, sans nous perdre nous aussi dans la spirale de la violence, et en continuant de croire à un avenir de paix?
Un an déjà que par la volonté de quelques-uns, "Le meurtre et le pillage, comme aussi la perfidie, la fraude et le mensonge ne deviennent pas seulement licites; ils sont méritoires. [...] Fair is foul, and foul is fair" (Bergson). Rien de plus facile que de faire sauter le vernis de civilisation qui entoure nos sociétés, et pour cela la responsabilité criminelle du gouvernement russe est abyssale. Maintenant que ces forces sont lâchées, Dieu sait où l'on sera conduit.
"If a government has no moral scruples it often seems to gain great advantages and liberties of action, but ‘all comes out even at the end of the day, and all will come out yet more even when all the days are ended.'"
Toute la partie sur les années 30 est fascinante notamment sur l'aveuglement de Chamberlain, à qui Churchill reconnaît une vision et de la droiture, semblant contester l'explication par la lâcheté qui lui est communément attribuée. Tous ces gens semblent sincèrement n'avoir pas pu croire que Hitler voulait la guerre et qu'aucun compromis ne l'apaiserait.
"If you will not fight for right when you can easily win without blood shed;
if you will not fight when your victory is sure and not too costly; you may
come to the moment when you will have to fight with all the odds against you and only a precarious chance of survival. There may even be a worse case. You may have to fight when there is no hope of victory, because it is better to perish than to live as slaves" (Churchill)
#mood avant d'écouter justement William Wood en direct de Helsinki parler du péché originel dans sa version anselmienne.
A-t-il réussi à faire passer la tempête à l'Église romaine et éviter l'effondrement ?
On raconte qu'à partir d'un moment il ne voyait plus l'Église que comme un bateau dans une tempête menacé de naufrage, dont la coque vieillissait et dont il fallait surtout colmater les brèches en attendant des temps meilleur. Une autre anecdote est qu'il aurait dit que l'Église était un énorme système symbolique, dont on ne peut modifier aucune pièce sans risquer que toutes les autres changent et que tout s'effondre.