Frenchdiscoveries Nathalie

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Hello, I'm Nathalie the most curious girl in the world ;) I like to explore, discover and write about many different topics and share my discoveries in French with you. I hope I'll find new things on this website :)
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Si vous aimez le mystère, si vous croyez en la seconde chance, et surtout, si vous aimez vibrer au théâtre, venez donc découvrir cette pièce, au Théâtre Première Loge, à Lyon, tous les samedis à 20 heures 30 jusqu’au 10 février 2024.

https://frenchdiscoveries.fr/2023/11/24/une-nuit-a-goree-un-voyage-exotique-et-initiatique-sur-les-pentes-de-la-croix-rousse/

UNE NUIT A GOREE : UN VOYAGE EXOTIQUE ET INITIATIQUE SUR LES PENTES DE LA CROIX ROUSSE

Les lieux ont-ils une âme ? Sont-ils porteurs de mémoires anciennes, traumatiques mais aussi curatrices ? Le passé peut-il guérir le présent ? Les rencontres de toutes sortes agissen…

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Tous à la SEE GALERIE ! La SEE GALERIE propose un festival intitulé ON BRAQUE LE CANON.L' occasion de découvrir au travers de rencontres, discussions et performances le travail d'artistes d'art contemporain et d'échanger ave des intervenants de qualité.

https://frenchdiscoveries.fr/2023/11/04/festival-on-braque-le-canon-a-la-see-galerie/

FESTIVAL “ON BRAQUE LE CANON” A LA SEE GALERIE

La SEE GALERIE propose un festival depuis mi-octobre 2023 intitulé ON BRAQUE LE CANON. En synergie avec les expositions présentées à la galerie, ce festival est l’occasion de découvrir au travers d…

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Le festival PEINTURE FRAICHE est de retour depuis le 11 octobre 2023 et continue jusqu’au 5 novembre. Il vous reste donc quelques jours pour en prendre plein les yeux !

https://frenchdiscoveries.fr/2023/11/03/peinture-fraiche-festival-derniers-jours/

PEINTURE FRAICHE FESTIVAL, DERNIERS JOURS !

Le festival PEINTURE FRAICHE est de retour depuis le 11 octobre 2023 et continue jusqu’au 5 novembre. Il vous reste donc quelques jours pour en prendre plein les yeux dans les magnifiques usines Fa…

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Venez participer au concours de court-métrages lors de ce marathon vidéo. Dans le cadre des 35e rencontres du cinéma de Beaurepaire en Isère. 48 heures pour réaliser votre court-métrage, aidé par un professionnel si besoin !

https://frenchdiscoveries.fr/2023/11/02/bientot-les-35e-rencontres-du-cinema-de-beaurepaire/

BIENTOT LES 35E RENCONTRES DU CINEMA DE BEAUREPAIRE

 4 jours pour célébrer le 7e Art et découvrir des films en avant-première et un marathon vidéo ! C’est ce que propose les 35e rencontres du cinéma de Beaurepaire ! Un événement …

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SUCCES DU FILM LE CONSENTEMENT : TIK TOK ALTERE-T-IL LE DISCERNEMENT ?

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SUCCES DU FILM LE CONSENTEMENT : TIK TOK ALTERE-T-IL LE DISCERNEMENT ?

ATTENTION SPOILERS Vanessa Filho est une grande réalisatrice et son précédent film Gueule d’ange, avec Marion Cotillard, nous avait profondément ému. Elle s’est désormais attelée à l’adaptation cin…

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Wim Wenders à l'honneur à Lyon avant et après Le Festival Lumière ! Idées sorties, expositions, films : cet automne on sera sur les ailes du désir ;) #lyon #cinema #photographie

https://frenchdiscoveries.fr/2023/10/30/un-automne-sur-les-ailes-du-desir-wim-wenders-a-lhonneur-a-lyon/

UN AUTOMNE SUR LES AILES DU DESIR : WIM WENDERS A L’HONNEUR A LYON

Un cinéaste à l’honneur dans notre ville Prix Lumière 2023, le réalisateur allemand Wim Wenders est à l’honneur dans notre ville jusqu’à la fin de l’année. Wim Wenders Prix Lumière 2023, copyright …

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Venez découvrir notre compte-rendu sur l'excellent documentaire de Lubna Playoust, Chambre 999, qui reprend les interrogations de i Wenders dans Chambre 666. Un film a conseiller aux professionnels, étudiants en cinéma et aux cinéphiles !

https://frenchdiscoveries.fr/2023/10/28/chambre-999-une-reflexion-sur-le-cinema-et-son-avenir-a-voir-absolument/

CHAMBRE 999, UNE REFLEXION SUR LE CINEMA ET SON AVENIR, A VOIR ABSOLUMENT

Lors du dernier Festival de Cannes, avec le soutien de Chanel, la réalisatrice Lubna Playoust a offert un « remake » du film de Wim Wenders, Chambre 999. Nous mettons le terme remake entre parenthèses car il s’agit plutôt d’une suite, adaptée à notre époque bouleversée à la fois par des innovations technologiques et sociétales, sans compter une profonde transformation de l’industrie du cinéma : après le COVID, MeToo et l’avènement des plateformes, le cinéma en 2023 n’évolue plus tout à fait dans le même paysage que celui de 1982, date où le film de Wim Wenders fut réalisé. Et d’ailleurs, en terme de paysage, le magnifique cèdre du Liban qu’il admirait sur la route de l’aéroport a été coupé, son tronc gisant aux abords de l’autoroute dans l’indifférence générale. Faut-il y voir une métaphore du cinéma actuel? Visuel provisoire du coffret reprenant les films Chambre 666 et Chambre 999, en vente sur le site de Carlotta Films. UN DOCUMENTAIRE QUI REINTERROGE A NOUVEAU L’AVENIR DU CINEMA Lubna Playoust reprend le dispositif du cinéaste : convier un cinéaste seul, face à une caméra pour répondre à la question : « Le cinéma est-il un langage en train de se perdre, un art qui va mourir ? ». Comme dans le projet original, le cinéaste dispose de 12 minutes maximum pour répondre à cette question. Comme dans le film de Wim Wenders, tout se passe dans une chambre de l’hôtel Martinez, sur la Croisette, pendant le Festival de Cannes. Wim Wenders et Lubna Playoust - Chambre 999 (2022) © MK Productions A l’époque, Wim Wenders avait donné la parole à 16 collègues. En 2022, Lubna Playoust pose la même question à 30 réalisateurs. L’augmentation des cinéastes interviewés est très pertinente car elle traduit aussi la multiplication des productions cinématographiques, il est normal de poser la question à davantage de professionnels car cela va de pair avec la croissance de l’industrie du cinéma. En 2022, date de tournage du documentaire, le cinéma, comme toute industrie, est désormais mondialisé et dans le film de Lubna Playoust il est intéressant de voir une grande représentation de cinéastes du monde entier, dans le film de Wim Wenders la représentation était plus européenne. Il nous a semblé que s’il y avait plus de diversité dans le documentaire Loubna Playoust que dans la version de 1982, cela reflétait bien une évolution du cinéma et une preuve supplémentaire qu’il fallait réactualiser les interrogations soulevées par Chambre 666. Parce qu’elle réalise son film en 2022, Lubna Playoust modernise l’interrogation, 40 ans après, en s’interrogeant également sur le langage cinématographique à l’ère des réseaux sociaux et surtout des plateformes qui changent la donne des contenus, des façons de visionner, de produire, de créer. Comme dans le film de 1982, elle reprend le dispositif d’un écran allumé tandis que le cinéaste répond à la question. Ce qui est intéressant, c’est que beaucoup de cinéastes ignorent l’écran de télévision accroché au mur et que seuls quelque uns l’incluent dans leur réponse. On se souvient que dans Chambre 666, Werner Herzog avait éteint le poste de télévision, ici personne ne va jusque-là. Cela donne une image de coexistence alors que dans le geste de Werner Herzog il y avait davantage de radicalité, de parti pris et sa position nous semblait plus assumée. Rainer Werner Fassbinder, Werner Herzog & Wim Wenders - Chambre 666 (1982) © 1982 Wim Wenders Produktion, Chris Sievernich Filmproduktion Courtesy of Wim WendersStiftung Dans le film de 2022, certains réalisateurs ont évacué rapidement la réponse à la question (comme Fassbinder a l’époque dont la réponse lapidaire nous avait laissé sur notre faim) et il nous a semblé qu’il y avait un grand travail de montage, sans doute pour garder ce qui était intéressant à partager. Certains réalisateurs avaient préparé des réponses très argumentées tandis que d’autres ne se sentaient pas légitimes et bottaient en touche, tandis que certains faisaient carrément un hors sujet : ainsi l’un des réalisateurs enfile une combinaison de cycliste et se met à danser pour toute réponse. Cette « réponse » est bien sûr sujette à plusieurs interprétations et, à l’ère des réseaux sociaux, et du succès de plateformes comme Tik Tok il est intelligent d’avoir gardé cette séquence qui quelque part traduit bien l’ambiguïté d’une réponse formelle à la question de l’avenir du cinéma. S’il y avait une critique à faire au film de Lubna Playoust c’est qu’il pourrait s’adresser davantage aux spectateurs ayant connaissance de Chambre 666 ou s’intéressant à un questionnement sur l’avenir du cinéma, donc davantage aux professionnels et étudiants qu’au grand public. Mais nous pensons que ce film peut être vu par tout spectateur qui désireraient connaitre le point de vue des réalisateurs. Surtout, il était important de moderniser cette interrogation, ce que fait avec brio la réalisatrice. UN FILM A ETUDIER EGALEMENT EN COURS DE CINEMA L’excellent film de Lubna Playoust est donc une véritable mise à jour des propos de Wim Wenders, incluant les enjeux actuels. Il est à conseiller également aux étudiants en cinéma qu’ils soient de futurs réalisateurs ou producteurs. La réflexion des cinéastes éclairera avec bonheur les futurs professionnels de l’audiovisuel. Présenté lors du Festival Lumière 2023 à Lyon, tourné lors du dernier Festival de Cannes, ce documentaire est à la fois pessimiste et optimiste, à l’image de Wim Wenders qui tout en craignant pour l’avenir du cinéma, encourage à continuer d’être créatif et qui l’illustre fort à propos dans son dernier film, consacré à l’artiste d’art contemporain Anselme Kieffer. Lubna Playoust, de son côté ne s’exprime pas dans le documentaire. Elle respecte totalement le dispositif initial qui est de laisser le réalisateur seul face à la caméra, tout en le modernisant : c’est un bel écran plat accroché au mur qui remplace la télévision de 1982. Marine Atlan, Lubna Playoust, Nicolàs Longinotti et Elise Poulain -Chambre 999 (2022) © MK Productions Elle respecte le dispositif jusqu’à mal placer l’écran : si le cinéaste veut interagir avec l’écran il devra se déplacer. Elle reprend ici la mise en place du décor de Wim Wenders. Ce qui est intéressant, c’est que Jean-Luc Godard dans son intervention dans le film de Wim Wenders, au sujet de l’écran, volontairement mal placé, se plaignait que cela l’empêchait de suivre le match de tennis tandis qu’il s’exprimait. Les réalisateurs actuels semblent s’accommoder de la contrainte (symbolique ?) de l’écran de télévision, qui n’est même plus branché sur une chaine de télévision mais qui présente le contenu d’une plateforme en ligne. Faut-il y voir une acceptation inévitable de la coexistence cinéma et plateforme ? Nous laissons les spectateurs se faire leur propre avis. PERTINENCE DES PROPOS Chambre 999 recense les perspectives actuelles et futures de ceux qui font le cinéma en 2023 et c’est pourquoi les filmer pendant le Festival de Cannes est pertinent, comme l’avait d’ailleurs fait Wim Wenders en 1982. Lubna Playoust réactualise le questionnement de la vivacité du cinéma tout en rendant hommage au réalisateur. La présentation des deux œuvres au Festival Lumière, où Wim Wenders a reçu le Prix Lumière, était vraiment une programmation intelligente, permettant de confronter passé et présent, pour penser l’avenir. Voici la liste des cinéaste interviewés, composant un générique d’exception : Wim Wenders, Audrey Diwan, David Cronenberg, Joachim Trier, Shannon Murphy, James Gray, Arnaud Desplechin, Lynne Ramsay, Asghar Farhadi, Nadav Lapid, Claire Denis, Davy Chou, Baz Luhrmann, Alice Winocour, Ayo Akingbade, Olivier Assayas, Paolo Sorrentino, Agnès Jaoui, Kirill Serebrennikov, Cristian Mungiu, Kleber Mendonça Filho, Albert Serra, Monia Chokri, Ninja Thyberg ,Pietro Marcello, Rebecca Zlotowski, Ali Cherri, Ruben Östlund, Clément Cogitore ,Alice Rohrwacher. Certains s’expriment en français, en anglais ou dans leur langue maternelle, comme dans le film de Wim Wenders. Wim Wenders Prix Lumière 2023- Lyon- France © Festival Lumière En conclusion, s’interroger sur le cinéma est une démarche intellectuelle intéressante qui avait été conduite avec brio par Wi Wenders mais qui avait besoin d’une actualisation, d’un complément pour coller au enjeux actuels. Lubna Playoust nous offre une réflexion intelligente et sereine. Loin du bruit de l’information et des débats enflammés où on ne comprend rien car chacun essaie d’imposer son point de vue, elle permet à chacun de s’exprimer librement et sans interruption, de manière égalitaire, la neutralité du dispositif et le temps imparti étant le même pour tous. Cela fait un peu figure d’ovni dans notre époque de bruit et de fureur mais ne dit-on pas que pour se faire entendre il faut baisser le volume sonore ? En reprenant et en complétant l’interrogation de Chambre 666, le film de Lubna Playoust, Chambre 999, nous offre une réflexion intelligente, pertinente, agréable et qui nous fait réfléchir, que nous soyons professionnels du cinéma ou simple spectateur. A noter que le film est accessible à la vente sur le site de CARLOTTA FILMS Chambre 999 de Lubna Playoust, avec le soutien de la fondation Wim Wenders et de Chanel, 1H25.

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Une soirée avec Wes Anderson au Festival Lumière à Lyon :)

https://frenchdiscoveries.fr/2023/10/17/une-soiree-avec-wes-anderson-au-festival-lumiere/

UNE SOIREE AVEC WES ANDERSON AU FESTIVAL LUMIERE

Le réalisateur américain, et francophile, Wes Anderson, assiste au 15e Festival Lumière à Lyon. Réaisateur de talent et cinéphile, il présente non seulement ses films mais aussi des classiques, notamment la Complainte du sentier de Satyajit Ray, merveilleux film dont nous reparlerons. Mardi 16 octobre 2023, Wes Anderson était donc présent à l’Auditorium de Lyon, en compagnie de Thierry Frémaux et d’un traducteur pour rencontrer les festivaliers et présenter deux de ses films : un de quarante minutes environ, La merveilleuse vie d’Henry Sugar d’après une histoire de l’écrivain pour la jeunesse Roald Dahl, disponible sur Netflix, et Grand Budapest Hotel, son plus grand succès à ce jour. UN COURT METRAGE BAVARD ET UN PEU ENNUYEUX Il nous est impossible de juger les autres courts-métrages que Wes Anderson a réalisé pour Netflix car nous ne les avons pas vu, mais nous nous permettrons de donner notre avis sur La merveilleuse vie d’Henry Sugar qui nous a déçu. Il n’y a rien à dire sur l’univers visuel propre à Wes Anderson, univers reconnaissable entre tous et récemment copié pour ne pas dire piraté, sur TikTok, nous en reparlerons dans la suite de cet article. Le film nous plonge dans un monde onirique, qui rappelle à la fois l’enfance et les beaux livres animés. Mais trop de paroles, un texte lu à une vitesse supersonique, cela en devient épuisant. L’histoire nous est littéralement contée, le scénario est trop explicatif. Il manque les respirations qu’on retrouve dans The Grand Budapest Hotel qui a été projeté en deuxième partie de soirée. Certes The Grand Budapest Hotel est bavard mais toujours à propos. Ici, les longs discours, les périodes de narrations très longues nous laissent sur les rotules à la fin du court métrage. Comme on dit en communication : trop de bruit de l’information tue l’information. Nous savons que notre critique va à l’encontre des louanges autour de ce film, qui bénéficie d’un capital sympathie parce que Wes Anderson- parce que Roald Dahl- parce qu’acteurs britanniques supers et connus. De plus, nous affirmons ne pas aimer un court métrage empreint de merveilleux et de bon sentiments : un magicien qui peut voir sans ses yeux inspire un joueur invétéré qui fait le bien autour de lui en trichant pour la bonne cause dans les Casinos. L’histoire est loufoque, l’univers visuel et la mise en scène de Wes Anderson riches mais ça parle trop, on se surprend à réclamer juste des images et du silence. L'amour ne fait pas tout, comme l'exprime si bien la chanson Aline que le réalisateur apprécie. EFFET PERVERS DES RESEAUX SOCIAUX ? Qu’on nous pardonne donc ce contre-pied critique, puisque tout le monde crie au chef-d’œuvre. Nous avons lu beaucoup d'articles élogieux mais nous ne pouvons pas trahir notre sentiment. Respecter un artiste passe par l’expression sincère de son ressenti, et cela nous amène à partager quelques réflexions et anecdotes. Wes Anderson au Festival Lumière, photo NM Questions : Est-ce qu’au bout d’un certain temps, quand un réalisateur est reconnu, comme peut l’être Wes Anderson, n’émerge pas une dangereuse complaisance du public ? Et dans quel but ? Et qui est en en danger ? Explications : dans la salle, juste devant moi, beaucoup surfaient sur leur téléphone et soufflaient d’ennui pendant la projection puis au générique se sont levés pour applaudir le réalisateur en reconnaissant en off ne pas voir aimé ou trouvé ça long !!! Mais alors, demandais-je, pourquoi avoir applaudi avec tant d’enthousiasme? Mais, parce que, me répondirent-ils, parce que c’est Wes Anderson. Et par rapport au film ? insistais-je, abasourdie devant ce que je qualifie de malhonnêteté intellectuelle, car applaudir quelqu’un pour la seule raison qu’il est célèbre me semble vain et bête. Le film…mouais… concéda un spectateur devant moi, après un haussement d’épaules, un soufflement d’agacement comme si ma question était puérile, c’est un grand réalisateur alors c’est normal qu’on applaudit…(sic, je n’ai pas corrigé la faute de subjonctif originale) Cet échange m’a fait mal. Je suis sûre que Wes Anderson sait déjà qu’il y a beaucoup de gens, à l’ère des réseaux sociaux, qui préfèrent l’ombre projetée sur la Caverne et qui se contrefichent du reste. Thierry Frémaux disait d’ailleurs que Wes Anderson était nerveux à l’idée que les spectateurs n’aiment pas son film (et je suis désolée de ne pas avoir aimé, car j’aurais aimé aimer). Cette inquiétude de l’artiste est normale, c’est celle d’un créateur impliquée, qui doute toujours de son travail, de quelqu’un de sain. Mais là où nous sommes expérimentons quelque chose de dégueulasse, c’est cette partie du public qui applaudit uniquement une renommée. Je trouve que c’est un manque de respect vis-à-vis de l’artiste en particulier et de l’art en général. Autre moment délicat : quand, après la session de questions-réponses (dommage qu’il n’y avait pas de micros pour les spectateurs) la salle s’est vidée car beaucoup avait déjà vu The Grand Budapest Hotel et jamais Wes Anderson. Ils semblaient être venus juste pour voir et écouter le réalisateur mais quid de l’appréciation de son travail ? Lors de la soirée d’ouverture du festival déjà, beaucoup de personnes affirmaient sans complexe : ce soir, je viens voir les stars, pas le film…C'était Sunset Boulevard, seraient-ils restés pour Batman ou un Marvel? On ne saura jamais. QUI AIME BIEN, CHATIE BIEN Nous vivons dans le monde des réseaux où les gens se font photographier avec des gens juste parce qu’ils sont connus, des gens font des photos à des tables de grands restaurants où ils n’ont pas les moyens de déjeuner, des jeunes filles se photographient dans des boutiques où elles ne peuvent même pas acheter un pin’s, un monde où les fans sont des papillons autant attirés par la lumière de l’ampoule que par la toile d’araignée …sans réfléchir au danger, ni au fait qu’ils sont un maillon dans la chaine alimentaire de l’araignée. L’ère du fake, de l’attraction égocentrique, de la fame, tout le monde envie tout le monde, veut être reconnu, égal à, prétendre…On ne va pas ressasser les dégâts causés par les réseaux sociaux. C’est juste toujours triste, quand on est cinéphile, de voir l’intérêt porté plus sur l’affiche que sur le film. Personne n’est à l’abri. Et pourtant Wes Anderson semble l’un des réalisateurs les plus lucides, un de ceux qui veut garder le contact avec le public : il a demandé à ce que l’audience pose les questions plutôt que le journaliste initialement désigné (ce qui explique l'absence de micros car l’organisation fut prise au dépourvu). Il a pris en photo, en souriant, tous les gens qui lui témoignait leur admiration. Mais cette ovation, était-ce uniquement pour lui en tant que personne ou pour son travail, ou pour les deux ? Dur à dire. Et après tout c’est surtout son problème, pas celui du critique. Mais parce que je le trouve créatif et que je ne veux pas lui manquer de respect, j‘aimerai dire à Wes Anderson que je trouve que son travail sur La vie Mystérieuse d’Henry Sugar, manque de renouvellement, de prise de risques, que, pour moi, c’est du déjà vu et que ce film est épuisant. Cela ne veut pas dire que je rabaisse son travail, ni que je critique son talent mais sur ce coup, pour moi, c’est raté. Je conçois qu’à mon humble niveau je ne manque pas de toupet, n’ayant qu’à m’assoir dans un fauteuil et à me comporter en véritable inspecteur des travaux finis. Une bonne critique doit dire quand on aime, quand on n’aime pas et pourquoi. Les artistes ont droit à l’honnêteté intellectuelle. LA WES ANDERSON TREND Il y a quelques mois, sur le réseau social Tik Tok, beaucoup d’internautes produisaient des images reprenant, selon eux, l’univers de Wes Anderson. Ce phénomène, qui a eu une certaine ampleur, a été nommée la Trend Wes Anderson. Il a répondu qu’il considérait comme un cadeau cet enthousiasme pour un univers, qui soit-disant, le définirait mais il n’a pas été très enthousiaste. Cette mise au conditionnel montre bien que non seulement il prend ses distances avec ce genre de phénomène, mais qu’il a compris le danger. En raison de la singularité et de son potentiel créatif original et identifiable, peut-être aussi est-il plus exposé et menacé qu’un autre à cause de son univers qui constitue une proie de choix pour les réseaux sociaux. Sans compter que des marques qui s’y sont mises, comment ne pas finir cannibalisé? Pour ceux qui n’ont pas suivi l’histoire de cette trend qui donnerait des sueurs froides à n’importe quel artiste voici un article récapitulatif. Je n’aurai pas aimé être à sa place en tant qu’artiste. En tout cas, le réalisateur ne cède pas à la poudre aux yeux, et ne cache pas qu’il n’est pas vraiment flatté de cette reprise sur les réseaux sociaux. ON NE PEUT PAS VOLER L’IMAGE D’UN HOMME D’IMAGES… Je pense que Wes Anderson est sincère dans sa démarche artistique et que sa réserve témoigne de son honnêteté intellectuelle. Il n’est pas leurré par son propre reflet, il a les pieds sur terre et que comme tout artiste, il cultive un mystère nécessaire, que nous ne devrions pas chercher à percer. Arrêtons de singer pour des miettes de reconnaissance privé, un univers intime qui nous est généreusement partagé, même si parfois on n’est pas réceptifs. Lors de la rencontre , un moment m’a marqué. Il s’agit de sa réponse à un spectateur qui lui demandait un conseil en tant que jeune réalisateur de 19 ans. Il a évoqué sa jeunesse et son amitié avec Oen Wilson, les défis qu'ils se lançaient, et répondu qu’il fallait garder la férocité. Il a parlé de ténacité. Il a parlé d’envie impérieuse. Et il a corrigé le traducteur qui aseptisait ses propos en répétant ce mot de férocité. Wes Anderson, AP de The Grand Budapest Hotel de Wes ANDERSON, inauguration de la plaque en présence de Wes ANDERSON, Thierry FREMAUX Crédit image : © Institut Lumière / J.L Mège Je crois que Wes Anderson sous ses airs aériens est le feu sous la glace, un terrien têtu et pragmatique qui va nous proposer au fil de sa carrière des œuvres nouvelles et inédites, et que ces dernières productions bavardes sont, en quelque sorte, la queue de la comète avant d’atteindre une autre galaxie (en même temps, je n’en sais rien, et tant mieux, les bons artistes sont ceux qui gardent leurs mystères et il ne faut pas chercher à les percer, car ils finissent par ne plus venir à notre rencontre). Après tout l'univers est toujours en évolution ;) En deuxième partie de soirée, nous avons eu la projection de The Grand Budapest Hotel, un chef-d’œuvre dont je parlerai dans un autre article afin de lui accorder toute la lumière et les louanges qu’il mérite.

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OZU EN 6 FILMS RARES ET INEDITS AU FESTIVAL LUMIERE 2023

Le Festival Lumière 2023 célèbre les 120 ans de la naissance du réalisateur japonais Yasujiro Ozu ainsi que le soixantième anniversaire de sa disparition, à travers une rétrospective de 6 films rares ou inédits : Femmes et voyous, Il était un père, Récit d’un propriétaire, Une femme dans le vent, Les sœurs Munakata et Dernier caprice (son dernier film). Dans cet article, nous parlerons…

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OZU EN 6 FILMS RARES ET INEDITS AU FESTIVAL LUMIERE 2023

Le Festival Lumière 2023 célèbre les 120 ans de la naissance du réalisateur japonais Yasujiro Ozu ainsi que le soixantième anniversaire de sa disparition, à travers une rétrospective de 6 films rares ou inédits : Femmes et voyous, Il était un père, Récit d’un propriétaire, Une femme dans le vent, Les sœurs Munakata et Dernier caprice (son dernier film). Dans cet article, nous parlerons Des sœurs Munakata car c‘est celui que nous avons vu dans la grande salle du Hangar du Premier Film. La salle était comble et nombreux étaient ceux qui découvraient pour la première fois l‘univers d’Ozu, notamment un public de scolaire très attentif. Qui était Yasujiro Ozu ? Il serait facile de paraphraser Wikipédia mais sachez que ce réalisateur et scénariste japonais, disparu à l’âge de 60 ans, est la référence de nombreux réalisateurs, dont Wim Wenders, prix Lumière 2023. Le festival se déroulant au moment des 120 ans de la naissance d’Ozu et des 60 ans de sa disparition, quelle meilleure synchronicité qu’un hommage en forme de rétrospective ! Affiche du film d'Ozu restauré, Les soeurs Munakata. Copyright Carlotta Films et © 1950 TOHO CO., LTD. TOUS DROITS RÉSERVÉS. Toutes les œuvres présentées ont d’ailleurs été restaurées en 4K et la beauté originale de ces films s’offre à nous pour notre plus grand plaisir. Une femme dans le vent sera même projeté pour la première fois en France ! Ozu était très attaché à la ville de Tokyo, cette ville constitue l’arène majeure où se déroule ses films, même si pour Les sœurs Munakata, il fait des infidélités à la ville en allant tourner à Kyoto, Nara ou Kobe. Il adorait tourner en noir et blanc et a débuté à l’époque du cinéma muet. Comme le souligne Pascal-Alex Vincent dans son excellent ouvrage (voir en fin d’article) il a connu toutes les innovations technologiques possibles: le parlant, la couleur, le Cinémascope ou encore la stéréo. Son premier film en couleur ne fut tourné qu’en 1958, il s’agissait de Fleurs d’Equinoxe. Ozu était un travailleur acharné : il a même tourné jusqu’à 8 films en un an ! Ses thèmes de prédilection : le temps qui passe et la fin de toute chose, la famille et son érosion, la tradition versus la modernité. Il est donc dans son élément quand il tourne Les sœurs Munakata : l’une des sœurs symbolise en effet le Japon ancien, tandis que l’autre incarne la modernité, le Japon du futur. Ozu aimait travailler avec les mêmes acteurs, créant ainsi une sorte de famille. Les collaborations se répètent, parfois espacées dans le temps. Ainsi Hideko Takamine, qui interprète Mariko, la sœur cadette, avait tourné sous sa direction 20 ans plus tôt. L’art de la mise en scène d’Ozu est reconnaissable entre tous : ses films sont tournés majoritairement en intérieurs, avec des décors très graphiques et un cadre toujours en légère contre-plongée, même si des plans en extérieur ponctuent l’action quand cela est nécessaire. Pour Les sœurs Munakata, il s’est intéressé à la nouvelle signalétique des villes japonaises après la défaite et la tutelle des Etats-Unis : désormais l’anglais s’impose dans le quotidien des japonais et Ozu filme ce changement aussi bien via les façades que les habits et expressions de Mariko. Un monde va finir, un autre commence, le déchirement entre tradition et modernité se répercute forcément sur les êtres. Ozu a également l’art de nous plonger dans un univers, les situations, les jeux des acteurs nous captivent, sans avoir besoin de créer des dramas toutes les cinq minutes. Les sentiments présents dans ses films sont intemporels et continuent de résonner en nous, comme dans Les sœurs Munakata où les relations entre les deux sœurs sont d’une grande intensité et beauté. Les sœurs Munakata : des sœurs amies Dans de nombreux films on voit trop souvent des sœurs se déchirer, être rivales ou indifférentes l’une envers l’autre. De nos jours, le thème de la fratrie est rarement montré sous l’angle paisible et solidaire adopté par Ozu. Pourtant, les deux sœurs, Setsuko et Mariko, sont vraiment différentes et il aurait été facile de construire une intrigue où elles pourrait s’affronter. Chez Ozu les deux sœurs sont finalement complémentaires. Mariko la cadette moderne et Setsuko, l'ainée respetueuse des traditions © 1950 TOHO CO., LTD. TOUS DROITS RÉSERVÉS. Elles incarnent chacune à leur façon une facette du Japon L’ainée, Setsuko, interprétée par Kinuyo Tanaka, grande star du cinéma muet nippon, s’habille en kimono, est réservée, soumise au rôle traditionnel d’épouse, patiente malgré un mari alcoolique et fainéant. Elle n’élève jamais la voix, reste stoïque, travailleuse et bienveillante. Elle accepte son sort sans se plaindre. Pourtant, par le passé , elle a connu un flirt sans lendemain avec Hiroshi, avant que celui-ci ne parte voyager en France. Setsuko et Hiroshi s’aimaient mais Setsuko a choisi d’épouser Mimura, un homme égoïste et violent, qui n’a de tendresse que pour les chats, car il « admire leur égoïsme ». Lui et Setsuko forment un couple très mal assorti, il ne fait aucun effort pour la comprendre et rabaisse fréquemment la sœur de Setsuko, Mariko. Mariko est une jeune fille qui incarne la modernité, le Japon de l’après-guerre, qui parle en anglais et boit du soda. Elle s’habille à l’Occidentale, n’a pas peur d’exprimer ses sentiments et n’est pas prête à laisser Mimura malmener sa sœur. Alors qu’elle est en âge de se marier et complice avec Hiroshi, au lieu de se poser en rivale de sa sœur ou de vouloir le séduire par esprit de compétition, elle va s’employer à rallumer la flamme de l’amour entre Hiroshi et Setsuko. Hiroshi et Setsuko, amoureux tout en retenue © 1950 TOHO CO., LTD. TOUS DROITS RÉSERVÉS. Les deux sœurs, malgré leurs différences sont des alliées. Leur solidarité, leur sororité font chaud au cœur. Toutes deux savent leur père condamné par un cancer, n’ont pas le choix que de suivre la marche du monde, et alors que la mort et le désespoir pourraient les envahir, les dresser l’une contre l’autre, elles font front commun, chacune à leur manière. Dans un monde incertain, elles peuvent compter l’une sur l’autre. On sort de la séance le cœur joyeux de cette magnifique relation. Nous n’en dirons pas plus pour ne pas spoiler, mais c’est un film à voir idéalement avec une sœur ou avec une amie proche. Pour aller plus loin Les sœurs Munakata : encore une belle découverte cinématographique au sein du Festival Lumière ! Si vous participez à celui-ci, n’hésitez pas à voir également les cinq autres films rares ou inédits d’Ozu! Si vous ne pouvez pas assister à la projection, voici où se procurer le DVD de ce très beau film : https://carlottafilms.com/films/les-soeurs-munakata/ Par ailleurs, les autres films d’Ozu sont également disponibles en DVD sur le site de Carlotta Films. A noter aussi la sortie, de l’excellent livre de Pascal-Alex Vincent Ozu, une affaire de famille avec une préface de Wim Wenders.

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15E FESTIVAL LUMIERE A LYON : C’EST OFFICIELLEMENT OUVERT

Logo du festival Lumière 2023 Du samedi 14 au dimanche 22 octobre 2023 180 films / 448 séances à Lyon et dans sa Métropole, l’occasion de revoir des chefs d’œuvres du cinéma et de découvrir des avant-premières, d’assister à des master classes, de rencontrer des acteurs, des réalisateurs et tous ceux qui font vivre la magie du cinéma. Une grande communion pour les cinéphiles, venus de la région mais aussi du…

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15E FESTIVAL LUMIERE A LYON : C’EST OFFICIELLEMENT OUVERT -

Du samedi 14 au dimanche 22 octobre 2023 180 films / 448 séances à Lyon et dans sa Métropole, l’occasion de revoir des chefs d’œuvres du cinéma et de découvrir des avant-premières, d’assister à des master classes, de rencontrer des acteurs, des réalisateurs et tous ceux qui font vivre la magie du cinéma. Une grande

- Fenêtre ouverte sur la France à destination des personnes apprenant le français et de tous les curieux ! Discover / Learn/ Share /Language / Art /News/ Movies / Learning French / Spirituality / France