#lecture#mastolivre#histoire Un (très) bref article écrit au lendemain de la Première Guerre mondiale, et où Bloch s'intéresse à la psychologie du témoignage, dans le cadre de "l'immense expérience de psychologie sociale" qu'a été la guerre. 1/5
Plus précisément, il s'intéresse aux erreurs "spontanées", "sincères", par opposition aux mensonges, c'est-à-dire à ce qui est "fabriqué" (même s'il y a bien sûr un lien entre les deux : l'erreur spontanée devient mensonge quand elle est diffusée par des gens qui savent que c'est faux - mais c'est pourquoi Bloch s'intéresse plus aux témoignages directs qu'aux journaux, d'autant plus que la censure jouait son rôle). 2/5
En relevant que la littérature sur la question, à l'époque, est très limitée et trop superficielle. Quelques exemple sont néanmoins étudiés de plus près, dont un pour lequel Bloch lui-même pouvait témoigner (si j'ose dire). 3/5
Bon, ça reste très succinct et on ne peut pas en dériver des miracles d'analyse, ce n'est pas l'objet de cet article qui appelle à la constitution de monographies préalables à l'élaboration de synthèses, mais ces réflexions demeurent pertinentes, pour l'historien et au-delà, et peut-être plus que jamais en cette ère de "post-vérité" et d'anti-intellectualisme ; 4/5
cette citation m'y a ramené, dont on trouvera quantité d'exemples sur les réseaux sociaux : "au front, on voyait le même homme, alternativement, accepter bouche bée les récits les plus fantaisistes ou repousser avec mépris les vérités les plus solidement établies ; le scepticisme n'y était guère qu'une forme de la crédulité." 5/5