Je suis dans "Seconde main, une nouvelle économie des objets" de Maurane Nait Mazi et c'est vraiment riche. Ça explore les visages *des* secondes mains (au pluriel), de Vinted à Emmaüs en passant par les vide-grenier ou la spéculation sur les produits de luxe.

Ça montre la complexité du champ, et montre comme les secondes mains ne sont pas en marge du capitalisme, mais en épousent les dynamiques actuelles. https://editionslesperegrines.fr/products/seconde-main-une-nouvelle-economie-des-objets

#zéroDéchet #secondeMain #VendrediLecture

Seconde main

On y apprend notamment que "seconde main" est un terme moins encadré légalement que "occasion", ce qui explique que tout et n'importe quoi soit dit "seconde main".
Y'a quasiment plusieurs livres dans le livre, avec un paysage des promoteurs de la seconde main, un tableau des lieux physiques où elle se déploie, un chapitre sur les émotions liées au neuf et à l'occasion, et des sections sur le greenwashing.

Y'a aussi des réflexions en passant sur le lien avec la pub. La seconde main, c'est de l'objet unique, donc pas adapté à la pub, qui doit vendre le même objet, disponible en quantité suffisante pour toutes les personnes qui voient la pub.

#pub #publicité

Là où j'en suis, elle aborde un paradoxe : les objets de seconde main font parfois peur à cause de leur supposée saleté, de la "contagion" liée au fait d'avoir appartenu à quelqu'un d'autre...

En miroir, les objets neufs semblent propres, hygiéniques... alors qu'ils diffusent des colles, peintures, plastiques et substances toxiques. Le neuf est dangereux sans que ça se voit, mais c'est l'occasion qui dégoûte.

@burgervege je vais l'ajouter à ma liste, tu le vends bien... j'ai envie de le lire maintenant ! ☺️
@atelierjocha En vrai je l'ai découvert méga par hasard, je suis pas sûr qu'il ait eu toute l'attention qu'il mérite.
@burgervege ça me parle le côté "seconde main qui dégoûte". Je suis fière de faire mes créations avec du rembourrage recyclé à partir de vieux oreillers. Mais quand j'en ai parlé je n'ai pas eu que des retours positifs malheureusement, même en expliquant mes étapes de nettoyage et de cardage. C'est pourtant plus propre et moins polluant que d'acheter du neuf.
@atelierjocha Ouais, y'a toute une section sur la dimension symbolique du sale, de l'usagé, et comment ça freine les secondes mains... Mais aussi sur comment le discours sur l'occasion se réécrit pour y faire face, et créer des narrations positives.
@burgervege ces perceptions négatives des objets d'occasion devaient être bien plus rares il y a 40 ou 50 ans. Ou même 30. Le fait de tout pouvoir se payer neuf à bas coût est quand même très récent et on récupérait beaucoup de trucs de son entourage avant, gratuitement ou en rachetant. @atelierjocha
@switch @burgervege bien sûr ! J'en discute parfois avec mes parents et eux non plus ne supportent pas d'acheter du neuf si tu peux trouver d'occasion. Ils ont aussi connu petits les restrictions/ tickets d'après-guerre et s'en rappellent, ça joue.
@switch Oui, c'est aussi abordé. Pendant l'essentiel de l'histoire de l'humanité, le neuf était trop complexe et cher à produire pour être un phénomène de masse. @atelierjocha