⭕Un rapport #d’Urgence-Palestine et de #Palestinian-Youth-Movement, dont #Le_Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements #Français à usage militaire ont été expédiées vers #Israël entre octobre 2023 et mars 2026.
Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté. Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des exportations militaires #Françaises vers #Israël », se veut aussi complet et précis que possible.
Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense #Israélienne en composants parfois essentiels.
Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de matériel militaire ont été expédiées par des fabricants #Français vers les industries #Israéliennes de défense et aérospatiales ».
Du côté #Israélien, #Elbit-Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.
Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de #France, ont été acheminées par la compagnie aérienne #Israélienne #El-Al.
L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de #Roissy-Charles de #Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de fret militaire #Américain entre #l’Amérique du Nord et #Israël » :
« Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed-Martin [entreprise #Américaine et mondiale de défense et de sécurité]
et des bases aériennes aux #États-Unis à destination #d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub #Parisien de la société #Américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des #Etats-Unis.
Parmi les industriels contactés par #Le_Monde, #Thales, dont le rapport #d’Urgence-Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, drones, systèmes #C4I
(les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et radars au sol #d’Elbit-Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois :
« Depuis le 7 octobre 2023, #Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées #Israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers. »
#Aubert&Duval vend des tubes en acier équipant des obusiers ou des tanks à #Elbit-Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de matériel de guerre accordée par l’État #Français prévoit explicitement que le produit final (…)
soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles #d’Israël ».
Le ministère des Armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société #Sermat vers #Israël, avait révélé le média en ligne #Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation.
Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’alternateurs et de moteurs électriques pour des drones #d’Elbit-Systems. Le cas #d’Eurolinks, qui fabrique des maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de #Dispose et de #Marsactu
Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers #CGT de #Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport #d’Urgence-Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».
De fait, l’État #Français n’a pas annulé la licence #d’Eurolinks.
Celle-ci « ne donne pas droit à l’armée #Israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 #Sébastien_Lecornu, alors ministre des Armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par #Israël. (…)
« Le décalage entre la politique officielle de la #France et la réalité de sa chaîne d’approvisionnement, où des composants ont permis l’armement de drones au-dessus de #Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité »,
estiment #Urgence-Palestine et #Palestinian-Youth-Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la #France en 2013, selon lequel « un État partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…)
s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. » #CAPJPO - #EuroPalestine