I like how the 'mandatory back to office' mandates makes everyone poorer with gas at 2$/L. But at least it is good for the economy. I guess the ultimate dream is a strong economy full of poor people

@el_d33 Pas mal plus compliqué que ça comme calcul. Le télétravail exerce une pression vers l’étalement urbain, ce qui augmente la consommation d’essence des ménages en plus d’appauvrir l’état (basically tous les services coûtent plus cher pour servir les gens étalés).

Ça ralentit le développement du transport en commun et réduit la puissance de l’effet d’aglomération (qui est un très puissant créateur de richesse et d’innovation).

C’est pas pour rien que les gens en europe peuvent vivre avec un niveau de vie élevé malgré que sur papier quand on se compare avec eux ils paraissent beaucoup plus pauvres. L’europe est moins étalée et donc tout leur coûte vraiment moins cher et se déplacer est plus efficace.
Inversément, si on se compare aux USA (qui sont beaucoup plus étalés que nous), on parait beaucoup plus pauvres et pourtant notre niveau de vie n’est pas très loin derrière.

L’impact économique de la démocratisation du télétravail est très compliqué à calculer et doit considérer l’aménagement du territoire et ses externalités négatives en plus des externalités positives.

@el_d33 C’est également sans mentionner tous les services privés ou parapubliques qui coûtent plus chers étalés et qui sont généralement subventionnés par les habitants en ville. Il coûte plus cher à postes canada ou Amazon de livrer à St-Jérôme qu’à Montréal, même si le prix chargé aux consommateurs est généralement le même. Idem pour les services d’internet filaires ou la consommation d’électricité.

Si on réduit la proportion de gens qui habitent des endroits denses, les subventions actuelles aux gens étalés ne suffiront plus à offrir le même service et les prix devront augmenter.

@res260 il y a des pours et des contres. Par contre, le positionnement de la chambre de commerce de Montréal (et de la ville de Montréal) qui incite a au retour au bureau afin de pousser les gens à dépenser au centre ville, c'est effectivement déplacer une dépense locale vers le centre ville. Ça ne favorise pas les travailleurs et augmente la pression sur les travailleurs (diners, Transports, stationnement). Dans un contexte d'appauvrissement de la classe moyenne, je trouve que l'augmentation de l'essence ajoute un pression supplémentaire a des gens qui subissent les pressions économiques.
@el_d33 I guess que mon point c’est que presque personne ne considère les contre du télétravail, parce qu’ils sont abstraits, mais au final ils écrasent complètement les pours d’un côté financier.
Voir sa facture d’essence augmenter c’est direct et visible, acheter un deuxième VUS parce que t’as décidé de t’exiler loins de ta job ça l’est beaucoup moins. Les réactions les plus intenses quand je dis que je paie 1600$/mois pour vivre en face d’une entrée de métro (ce qui reste élevé) viennent généralement de ménages qui n’ont aucun problème avec payer 1000+$/mois pour les dépenses de leur(s) voiture(s)

@res260 tes points sont valides, l'étalement urbain est un problème. Et il y a des raisons économiques pourquoi l'étalement urbain existe (si c'était possible d'acheter a Montréal, pourquoi j'irais a st-jerome). Mon argument est simplement que, dans un contexte d'intersectionalité, ceux qui se retrouvent avec la facture d'essence, c'est ceux qui doivent aller au travail car le télétravail est de plus en plus retiré afin de favoriser la reprise économique du centre ville .

Et ces gens là, ces travailleurs la, ce sont encore eux qui font les frais.

@res260 bref, mon point est que les compagnies qui exigent le 'return to office' ne payent pas les externalités, ce sont les travailleurs.
@el_d33 C'est vrai. Ma réflexion était plus long terme, mais la raison qu'on a de l'étalement urbain est beaucoup plus culturelle qu'économique. Les gens ont voté pendant des décénnies pour l'étalement urbain et donc on a eu de l'étalement urbain. Aujourd'hui on paie de façon inégale les conséquence de ce choix culturel. C'est plus facile blâmer la chambre de commerce que nous-même, c'est ça que je critique surtout

@res260 je ne suis pas d'accord que l'étalement urbain est plus culturel que économique. L'accès a la propriété est le principal motivateur de l'étalement. Si c'était financièrement accessible plus proche, alors il y aurait moins d'étalement. Pendant la covid (et le teletravail), plusieurs personnes ont put acheter plus loins et encore pouvoir travailler. Mais cette solution la ne 'scale' pas à l'infini. La solution serait d'augmenter la densification et de rendre l'accès à la propriété plus facile sans avoir besoin de s'exiler en Mauricie.

(C'est sur que si je veux une McMansion, 2.5 enfants et un chien et tailler ma pelouse chaque samedi, cest un aspect culturel)

@el_d33 mais c'est ça que je dis! Mettons qu'on ignore que notre amour pour l'accès à la propriété est aussi culturel, on associe automatiquement l'accès à la propriété à la maison unifamiliale détachée. Y'a une raison culturelle pour ça qui n'est pas aussi présente en europe (ou pas mal tous les autres continents). C'est très nord-américain d'associer l'accès à la propriété à l'étalement urbain. C'est culturel