On a deux options :
– Soit on considère que Rima Hassan qui cite Kōzō Okamoto, c’est de l’apologie du terrorisme, et alors on doit faire pareil pour tout ceux qui citent du Nelson Mandela (Umkhonto we Sizwe a perpétré plusieurs attentats meurtiers).
– Soit on considère qu’on peut citer des gens sans forcément valider tout leur passif (Okamoto n’a pas plus perpétré d’attentat que Mandela après sa libération, qui dans son autobiographie assume la résistance armée), et alors on ne taxe pas Hassan d’apologie du terrorisme.

Ceux qui ont une moralité à géométrie variable selon la personne visée ne sont pas au clair sur les implications racistes (ici, islamophobes) de leurs cris d’orfraie.

#politique #politiqueFrançaise

@nojhan hum, je n'ai pas suivi tout le cirque autour de sa gav etc, mais aux dernières nouvelles ceux qui citent Mandela aujourd'hui choisissent rarement les passages appelant explicitement à la violence.
@DimitriFayolle @nojhan
Non mais surtout le débat n'est pas la non-violence vs. violence pour résister. C'est l'assassinat en masse de civils à des fins de propagande et de terreur comme forme de résistance violente.

@Anne__GE @DimitriFayolle Mandela est responsable de beaucoup plus de victimes civiles à des fins de propagande et de terreur qu’Okamoto. Tout deux revendiquaient¹ lutter contre un régime d’apartheid ultra-violent².

Du coup, si le problème c’est l’assassinat en masse de civils à des fins de propagande et de terreur, on est d’accord que la résistance contre le régime israélien actuel est une nécessité ?

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¹ Mandela l’a revendiqué jusqu’à sa mort, pas Okamoto.
² Mais notez qu’Israël est dans les faits bien pire que l’état Sud-Africain de l’époque.

@nojhan @DimitriFayolle

Si votre présupposé c'est qu'on prend la parole par aveuglement sur des crimes de guerre et crimes contre l'humanité ça va être compliqué de discuter.

@Anne__GE

@nojhan @DimitriFayolle

L'apparition de la technique de l'homme de paille marque le moment où la conversation n'est plus possible, car elle devient un simple prétexte pour placer des éléments de langage sans prêter la moindre attention aux propos réels de la personne en face.

Le régime israélien actuel est une saloperie dirigée par un criminel allié à l'extrême-droite la plus dégueulasse.
On peut le constater ET refuser de tuer ou d'avoir tué des civils israéliens. Merde.

@Anne__GE

@nojhan @DimitriFayolle

Invoquer la mémoire de Mandela est un procédé rhétorique grossier, profitant de la légitime aura du personnage pour couper court à toute critique. Ainsi, critiquer Okamoto devient critiquer Mandela, donc être du côté des Méchants™, plus besoin de réfléchir.
Désolé, on va quand même continuer à essayer de réfléchir.

@petitevieille @Anne__GE @DimitriFayolle

C'est dommage, parce que le double standard qu'on peut voir dans le traitement des deux cas est frappant.

On peut tout à fait refuser l'apologie du terrorisme. Mais on ne le fait que contre Hassan, ET en plus avec une exagération qui confine au ridicule. Pourquoi ?

Je ne présuppose pas l'aveuglement des crimes de guerre, je présuppose :
1) une naïveté confondante concernant l'impact sur la séquence politique,
2) une tendance à l'exagération comme procédé rhétorique, et parfois
3) une tendance à la signalisation de vertu.

Dans notre contexte de fascisation avancée des médias, l'indignation à géométrie variable n'est pas anodine.

@nojhan

Tu pars du principe qu'on ne s'indigne pas sur les autres sujets.
Cest ça l'homme de paille.
Ou tu nous confonds avec les médias dépendants, ce qui est proprement insultant.
Dans les deux cas le dialogue est stérile puisque inexistant.

@Anne__GE @DimitriFayolle

@petitevieille @Anne__GE @DimitriFayolle

Je comprends que ma formulation puisse prêter à cette interprétation. Je vais essayer me corriger :

Le propos original est de pointer du doigt un double standard de fait, au sein de la représentation médiatique. Est-ce qu'on peut s'accorder sur le fait que Hassan est globalement sous une pression politique totalement disproportionnée par rapport aux standards habituels de l'indignation ?

De ce fait, je cherche à pointer que faire de la surinterprétation en ce moment, ça n'est ni anodin, ni sans conséquence politiques (au sens large).

On vient me répondre qu'on doit pouvoir dénoncer des choses. Certes, je ne dis pas le contraire. Mon propos est de replacer ces dénonciations dans leur contexte politique, pas de critiquer le positionnement de tel ou tel compte Mastodon.

@nojhan

Oui, Hassan est globalement sous une pression disproportionnée, par pure malhonnêteté intellectuelle des soutiens de Nétanyahu. C'est incontestable.

On veut juste pouvoir dire quand elle fait ce qu'on estime être des erreurs/conneries/choix discutables (à définir) et que ce soit discuté, réellement, sincèrement, sans pour autant utiliser l'emporte-pièces de nos adversaires idéologiques ou être réduit à leurs postures de merde.

@Anne__GE @DimitriFayolle

@petitevieille @Anne__GE @DimitriFayolle Je comprends bien.

Et dans ce cas, il n'est pas acceptable de faire dire au toot de Hassan plus que ce qu'il dit. Ou de lui prêter des intentions au-delà.

Sinon, on utilise l'emporte-pièce de l'adversaire. Et on n'est plus dans la critique sincère.

C'est le sens de la comparaison avec Mandela. Pas de dire qu'une critique spécifique n'est pas légitime. Mais de pointer qu'il y a un contexte qui implique d'être prudent avec la surinterprétation.