Donc #Linkedin envoie à Microsoft la liste de toutes les extensions installées dans votre navigateur.

https://browsergate.eu/

LOL!

Je crois que je vais arrêter de cracher sur LinkedIn, ça devient trop facile et celleux qui sont encore dessus pour ne pas rater le dernier post généré par le ChatGPT du patron le font désormais en pleine conscience.

Et si votre boulot dépend de LinkedIn, il est temps de préparer votre sortie…

https://ploum.net/je-ne-suis-plus-a-vendre-sur-linkedin/index.html

LinkedIn Is Illegally Searching Your Computer

Microsoft is running one of the largest corporate espionage operations in modern history. Every time any of LinkedIn’s one billion users visits linkedin.com, hidden code searches their computer for installed software, collects the results, and transmits them to LinkedIn’s servers and to third-party companies including an American-Israeli cybersecurity firm. The user is never asked. Never told. LinkedIn’s privacy policy does not mention it. Because LinkedIn knows each user’s real name, employer, and job title, it is not searching anonymous visitors. It is searching identified people at identified companies. Millions of companies. Every day. All over the world.

BrowserGate

@ploum

Dans l'article "je ne suis plus à vendre sur Linkedin", j'ai réfléchi à la remarque comme quoi Linkedin est un "réseau de mendiants". En réalité, Linkedin (et je pense les autres réseaux sociaux) fonctionne sur le principe du clientélisme, au sens romain. L'article suivant donne des détails sur le système romain:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Client%C3%A9lisme_(Rome)

C'est un système ancien et très commun dans les groupes humains. C'est par exemple le système de la mafia. 1/4

Clientélisme (Rome) — Wikipédia

@ploum
Mais dans un système de clientélisme, le statut social est dépendant du nombre de "clients". On mendie des largesses auprès du niveau supérieur, on les redistribue vers les mendiants du niveau inférieur. Ainsi on acquiert plus de clients, utilisés comme monnaie d'échange vers le niveau supérieur.

Par conséquent, pour profiter de Linkedin (et des autres réseaux sociaux), il faut chercher à acquérir des clients. On dit aujourd'hui des "followers" et on parle "d'influenceur". 2/4

@ploum
Malheureusement, les personnes ayant fait des études, surtout des études techniques, sont mal adaptées à ce système parce que ces études apprennent exactement l'inverse de ce système: que la valeur est définie par des contrats, des diplômes et que la réalité prime sur l'opinion des puissants. En école d'ingénieur ou en études scientifiques, on n'apprend pas non plus à se chercher des "clients". Ce système quasi-mafieux y est d'ailleurs perçu comme à la limite répugnant. 3/4
@ploum
Une remarque de plus pour les formations scientifiques. La science présuppose une égalité devant les faits. L'idée fondamentale de la science c'est de faire une expérience, de remarquer une différence avec les théories établies et d'aller expliquer à un professeur bardé de diplômes que la théorie ne fonctionne pas. C'est l'idée, même si la pratique est souvent un peu (!) différente.

@ploum

C'est fondamentalement différent dans le clientélisme, puisqu'il y a une hiérarchie. On n'y va pas critiquer le professeur, on va l'assurer de notre loyauté puisque de son statut dépendent les largesses qu'il pourra nous fournir.
Ainsi par exemple dans les réseaux sociaux où l'on nous demande des commentaires. On ne nous demande pas notre avis, ce serait supposer qu'on peut le donner en égal. On nous demande de soutenir le post.

@ploum

Notons que l'influenceur ne nous ment pas consciemment en demandant un avis qu'il ne veut pas vraiment avoir. Il a simplement intériorisé la relation hiérarchique. Pour lui, elle est évidente: il crée le spectacle et vous êtes le public. Il vous demande simplement de l'applaudir.