Ce matin, deux posts à propos du décès de #Loana (qui était bisexuelle et dont l'orientation est invisibilisée par les médias, y compris les médias queers) :
Imaginez que la lesbienne la plus célèbre de France meure. Et qu'aucun média ne mentionne qu'elle était lesbienne. Imaginez.
Imaginez que tout le monde parle de son alcoolisme, de sa santé mentale, des viols qu'elle a subi. Mais qu'aucun média , pas même queer, ne mentionne les statistiques d'addiction, de maladie mentale et de violence sexuelle que sa minorité subi. Imaginez.
Imaginez que la lesbienne la plus connue de France soit découverte seule et morte dans son appartement à cause de l'odeur.
Je comprends que le lien entre bisexualité et mort prématurée soit incompréhensible pour beaucoup. Qu'on ne comprenne même pas comment des femmes qui ne sont même pas out, et majoritairement en couple avec des hommes puissent mourir d'une orientation sexuelle qui n'est même pas visible.
Mais il y a une différence entre ne pas comprendre la raison et nier qu'il se passe quelque chose. Et le premier élément de réponse vient précisément dans ce dont vous êtes témoins : La bisexuelle la plus célèbre de France est morte seule et n'a jamais été protégée par une quelconque communauté. Et tout le monde oubliera même qu'elle était une femme queer.
— Floralie Résa, sur Insta
Lou Lüeder