1/5

Deux pannes, deux réactions très différentes.

Outlook hors service à cause d'un bug Teams → frustration, mais l'outil n'est pas remis en cause.

Souci de config sur un logiciel libre → verdict immédiat : "on aurait dû rester sur Microsoft."

Ce n'est pas une question de qualité technique. C'est une question de biais cognitifs.

3/5

Deuxième biais : l'asymétrie de responsabilité.

Il existe une phrase non officielle mais très répandue dans le monde IT : "Personne n'a jamais été viré pour avoir choisi Microsoft."

Quand Microsoft plante, c'est la faute de Microsoft. Quand un outil libre plante, c'est le choix de cet outil qui est questionné et donc la personne qui l'a recommandé.

Choisir l'alternative, c'est prendre une responsabilité que l'outil dominant n'impose pas.

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Troisième biais : le biais du statu quo.

L'outil en place bénéficie d'une tolérance implicite que l'alternative n'a pas. On a appris à contourner la complexité des outils propriétaires sans même s'en rendre compte. Un accroc sur un outil alternatif, lui, devient immédiatement visible.

Le familier rassure, même quand il dysfonctionne.

5/5

Ces trois biais combinés ont un coût réel : ils faussent les décisions, pénalisent des solutions souvent robustes et indépendantes, et placent ceux qui les défendent dans une position d'asymétrie permanente.

Un bug reste un bug, quel que soit le logo dans le coin de l'écran.

#logiciellibre #opensource #souveraineténumérique #biaiscognitif

@ezeo 💯

@ezeo cas typique : la compatibilité du matériel.

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