Revue narrative, qui permet de continuer sur le #COVIDlong comme #VasteEtUnique, hétérogène mais particulier.
Le but des auteurs est de dépasser la simple description symptomatique, avec une lecture unifiée par des mécanismes physiopathologiques.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1521661626000392?via%3Dihub

Les auteurs précisent que le COVID long n’est pas seulement un ensemble de symptômes, mais un trouble systémique sous-jacent identifiable, et ce malgré une hétérogénéité majeure et des symptômes très diversifiés, des atteintes multi-organes, et une évolution variable.

Ici les auteurs proposent que le COVID long serait un trouble de la récupération et de la régulation physiologique, et que les symptômes variés seraient des manifestations différentes d’un même processus pathologique.

En effet, malgré la diversité des symptômes, on retrouve :

une implication fréquente du système immunitaire, une inflammation persistante ou mal résolue avec inflammation persistante de bas grade, un maintien anormal de signaux immunitaires (en mode “alerte” chronique), et une atteinte systémique (et non locale) avec perturbation

de l’endothélium (microcirculation), dysfonction du système nerveux autonome, problèmes métaboliques.

👉 un même mécanisme peut produire
fatigue (énergie)
brouillard cognitif (neuro)
dyspnée (vasculaire / pulmonaire)

L’hétérogénéité vient de terrains individuels,

de la diversité de vulnérabilité des organes chez chaque personne, ainsi que l'intensité et localisation de la dysrégulation

👉 Cependant le process de base reste le même.

Les patients suivent des trajectoires différentes, mais liées à des mécanismes communs.

Ce n’est pas un “fourre-tout” mais une maladie avec expressions multiples, ici comprise comme reposant sur une récupération altérée.
[Les auteurs ne discutent pas de persistance virale, autoimmunité microcaillots,... sans que ces mécnaismes soient incompatibles avec leur modèle]

Les auteurs concluent à la nécessité de biomarqueurs communs, et d'une approche mécanistique.

Selon eux le COVID long n'est hétérogène qu'en surface (#NotABasket); c'est une pathologie systémique à phénotypes multiples.