@jenesuispersonne C'est pas une agitation électronique mais plutôt atomique ou moléculaire.
Pour les gaz parfaits (i.e. des gaz composés de molécules qui n'interagissent pas les unes avec les autres) oui, c'est exactement lié par la formule PV = nRT. P est la pression, V le volume, n le nombre de molécules de gaz, R une constante et T la température. Donc à pression et quantité de gaz constantes tu as par exemple V = (nR/P) * T, donc un volume directement proportionnel à la température (pour faire le lien avec la vitesse moyenne des particules, celle-ci est proportionnelle à la racine carrée de la température dans les gaz parfaits, donc on pourrait aussi dire que le volume est proportionnel au carré de la vitesse moyenne des particules).
Ça se comprend assez intuitivement : plus les molécules de gaz bougent vite, plus elles tapent fort sur les parois du récipient, plus ces parois vont s'écarter (comme un ballon de baudruche par exemple), et plus les molécules sont loin les unes des autres.
Mais cette proportionnalité n'est pas le cas pour toutes les matières, par exemple prends un cristal (un arrangement de molécules (atomes métalliques, ou autres) dans une structure cristalline) : là les atomes ont une certaine agitation mais ils sont contraints de rester dans une configuration cristalline particulière avec des distances bien définies par rapport à leurs voisins. Donc à 0 K, c'est un beau cristal bien immobile (mais pas de dimensions nulles), et quand on chauffe ça se dilate juste un peu avec l'agitation (jusqu'à ce que le cristal fonde si on chauffe trop).
En fait quand on sort des gaz parfaits ça devient beaucoup plus compliqué, par exemple avec l'eau c'est un peu le contraire : la glace prend plus de place que l'eau liquide.
À des températures très basses c'est aussi un peu compliqué, il y a des effets quantiques qui arrivent et qui dépendent des propriétés quantiques des particules pour savoir si "elles ont le droit" de se mettre dans le même état ou non, mais je ne vais pas rentrer dans ces détails 😅