Les dégradations attribués aux espèces "nuisibles" coûtent entre 8 et 23 millions d'euros par an.
Le coût des munitions et des armes utilisées par les chasseurs pour éliminer ces "Espèces Susceptibles d'Occasionner des Dégâts" est de 100 à 120 millions d'euros. (Et ça ne prend pas en compte tout le "travail" de régulation naturelle que font ces espèces en faisant vivre les milieux dans lesquelles elles sont)
La destruction des "nuisibles" n'est pas que barbare et anti écologique, elle est aussi extrêmement coûteuse
https://www.liberation.fr/environnement/animaux/renards-corneilles-geais-des-chenes-tuer-les-nuisibles-est-inefficace-demontre-pour-la-premiere-fois-une-etude-20260309_FWQRW7JVQZBRFLGFNQNEDXIKHQ/#Ecologie #Animaux #ChasseHistoire de bien être clair : la chasse a toujours coûté cher à la collectivité parce que les chasseurs ne font pas qu'occasionner des dégâts (destructions de clôtures, impacts de balles), se tuer entre eux ou tuer des innocent'es, leur pratique est coûteuse.
Elle est coûteuse parce que la chasse en France est un sport qui n'a rien à voir avec une pratique alimentaire et nécessaire : on prépare les terrains, on appate et on nourrit les bêtes, bref on fait du semi élevage de gibiers voire de l'élevage complet.
Ce sont les chasseurs qui créent les surpopulations d'animaux qui vont ensuite brouter les cultures, retourner les bas côtés des routes, etc.
Le sanglier est un cas exemplaire : il était relativement peu commun et très peu chassé jusque dans les années 1950-60. Dans ces années on a commencé à développer en masse le modèle des chasses commerciales, les chasseurs ont donc favorisé la reproduction de l'animal en modelant les paysages, en le nourrissant mais aussi en le croisant avec des cochons domestiques. Il est également prouvé que le stress engendré par la chasse augmente la fertilité des laies.
Ce sont littéralement les chasseurs qui sont responsables des dégâts dûs aux sangliers.
@lokigwyn + jusqu'en 1968, les agris avaient le droit d'affût sur leurs terres, c'est-à-dire qu'ils chassaient eux-mêmes le grand gibier qui se trouvait sur leurs parcelles. Les chasseurs ont obtenu le monopole en contrepartie de l'indemnisation des dégâts. Comme par hasard, c'est aussi l'époque à partir de laquelle le sanglier est devenu super abondant…
@jastrow @lokigwyn Ce n’est pas aussi (si ce n’est surtout) lié aux politiques de remembrement et aux transformations des espaces ruraux dans la seconde partie du XXe siècle ?
@Firesledge @lokigwyn C'est multifactoriel ! Un bon bouquin sur la question : https://actes-sud.fr/catalogue/sangliers-018558
Il a été adapté en docu pour Arte, mais ils n'est plus dispo en ligne malheureusement
@jastrow @lokigwyn Cela dit, je n’ai pas accès à l’article entier de Libé, mais l’étude dont il est question au début ne s’intéresse pas du tout aux sangliers et cervidés.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320726000273 @Firesledge @jastrow Oui, j'imagine que c'est pour des raisons spécifiques et légitimes mais ce sera reproché comme un biais ou un angle mort.
(Même s'il existe déjà une documentation scientifique sur le lien entre population de sangliers et chasseurs. Et probablement la même chose pour le cerf élaphe)
@lokigwyn @Firesledge Donc réponse : le sanglier fait partie des ESOD du groupe 3, qui font l'objet d'arrêtés préfectoraux non centralisés, donc difficiles d'accès. Le cerf n'est carrément pas un ESOD, il est "juste" espèce gibier