Des nouvelles de la #StartUpNation : le 996 :

"Sans mentionner explicitement le « 996 », ce rythme de travail consistant à travailler de 9 heures à 21 heures, six jours par semaine, certains dirigeants de start-up en France en adoptent déjà la philosophie et n’hésitent pas à s’en vanter sur les réseaux sociaux : travail le week-end, disponibilité étendue, mise à distance de toute vie extérieure à l’entreprise."

Et le droit du travail, on en parle ?

https://www.lemonde.fr/emploi/article/2026/03/09/de-9-heures-a-21-heures-six-jours-par-semaine-l-emergence-des-rythmes-de-travail-996-dans-les-start-up-francaises_6670038_1698637.html

De 9 heures à 21 heures, six jours par semaine : le rythme de travail « 996 » de plus en plus valorisé dans les start-up françaises

Portées par la course à l’IA, certaines entreprises valorisent l’engagement total de leurs salariés et la disponibilité permanente comme conditions de réussite, malgré la loi.

Le Monde
"Ce rythme extrême, aux allures de « dépassement de soi », porté par les success stories américaines de la Silicon Valley, s’est intensifié avec l’essor de l’intelligence artificielle (IA) outre-Atlantique. A titre d’exemple, Daksh Gupta, président de la start-up américaine Greptile, résumait récemment pour le San Francisco Standard la norme chez les jeunes entrepreneurs là-bas : « Pas d’alcool, pas de drogue, 996, gym, courir, se marier tôt, surveiller son sommeil, steaks et œufs. »"

"Jérémy Goillot*, aujourd’hui expatrié aux Etats-Unis pour développer sa start-up, revendique dans ses offres d’emploi l’organisation de « retreats », présentée comme une tradition interne. Concrètement, il s’agit de périodes de travail intensif durant lesquelles les équipes françaises, américaines et argentines s’isolent pendant quatorze jours dans une villa, « en mode 996 », avec pour objectif affiché d’« accomplir en deux semaines ce qui prendrait normalement un mois »."

*The Mobile-First Co

"Ces expériences illustrent un phénomène plus large dans la tech française, un « changement de paradigme depuis 2023 », observe Christophe Pasquier, fondateur et PDG de Slite, base de connaissances pour les entreprises, alimentée par l’IA, où les salariés travaillent à 100 % à distance. Selon lui, l’arrivée de l’IA, d’abord aux Etats-Unis puis en France, constitue un « moment charnière » et un « terreau parfait pour les entrepreneurs », mais entraîne aussi une « intensité de travail extrême »."
"Interrogé sur le modèle du « 996 », Christophe Pasquier nuance : « Le vrai enjeu, c’est de savoir à quel point tu le fais peser sur tes employés, et ça dépend de l’ambition de ta boîte », explique-t-il. « Ces horaires extrêmes ? C’est un passage obligé pour tous les fondateurs de start-up », affirme-t-il, balayant d’un revers de la main l’« hypocrisie » à ce sujet. « Tous les entrepreneurs que je connais sont passés par là, et beaucoup apprécient ça. »

"Pour autant, Christophe Pasquier trace une ligne claire : « Chez Slite, pas question d’imposer ces cadences aux salariés. » L’entreprise mise sur un management fondé sur l’autonomie : « S’il y a des gens qui veulent se donner à fond, tant mieux, on ne les y oblige pas », admet-il, tout en reconnaissant un recrutement exigeant, axé sur des profils « très engagés »."

Des "profils très engagés". Ben voyons...
Dans 25 ans, seuls leurs enfants (s'ils en auront) se souviendront de leur "engagement".

@Cinquante_et_1 que les fondateurs d’une boîte s’enferment 24/24 dans un endroit joli pendant 3 semaine pour finir leur version 0.9 et ensuite puissent aller pitcher et chercher le financement pour scaler, ça ne me choque pas.

Qu’à l’étape suivante on impose un truc similaire à des employés, même si on leur a augustement rebalancé 1% du capital à se partager en 20, alors que les 5 fondateurs se gardent 40% et le VC qui les finance prend les 59% restant, ça me choque un peu plus.