Qu’est-ce qui faut que je vive, que j’aille aller vivre, que je parte de vivre qu’est-ce que c’est, que c’est qui faut que j’aille et où, où ça que j’aille, où que j’aille je vis, que j’aille où jeter tout ce trop vivre, dis-moi, mettre à la jaille ? faut que je jette le tout dans la vive, mon eau vieille ? qu’est-ce qui faut bazarder de son vivant ? Que je jette de moi ma voix ? Que je me jette en voix, comme en quatre, pour me couper en tranche, que je me coupe de ce bruit qui t’envahit ? Que je jaille la bouche ? Que ma bouche ne soit plus écrite, qu’elle soit bouche bouchée, couturée ? Qu’est-ce qui faut que je jette de moi pour me garder, et te garder aussi toi, nous garder nous, sans trop de bruits de moi aux alentours de toi, de ce nous, le silence que tu appelles en toi, que je doive faire silence alors qu’il t’endormait le bruit de moi avant, qu’il te berçait. Je peux m’arracher de tout pour ça, même de moi, de ma voix, mes bruits. Je peux m’arracher vivant du langage.