Facturation électronique obligatoire, c'est non !

▶️ https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5174 nº5174

Publication : 18/02/2026
Admissibilité : 10k en 6 mois

Score : 1.2k – au 20/02

#initiatives_citoyennes #FacturationElectronique

Facturation électronique obligatoire, c'est non ! - Facturation électronique obligatoire, c'est non ! - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire." Albert Einstein Le 25 mars 2024, Gabriel Attal, 1er ministre, et Bruno Lemaire, ministre des finances, ont publié avec le Conseil d'Etat le décret n° 2024-266, "relatif à la généralisation de la facturation électronique dans les transactions entre assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée et à la transmission des données de transaction". Nous entrepreneurs, et nous clients, n'avons pas été consultés sur ce sujet majeur, dont les conséquences éthiques et concrètes sont pourtant de la plus haute importance. Nous demandons que l'obligation de la facturation électronique et de l'adhésion à une plateforme agrée par l'Etat ainsi que leurs conséquences soient : 1. portée à la connaissance du grand public et fasse l'objet d'un débat donnant un temps de parole égal aux défenseurs et aux détracteurs de la facturation électronique 2. soumise au vote des parlementaires Voici notre point de vue d'entrepreneur et quelques arguments en défaveur de la facturation électronique : - l'Etat assume d'utiliser cet outil pour renforcer le contrôle et dissuader la fraude, notamment la fraude à la TVA. Or, plus on ajoute de procédures aux entreprises, plus le travail au noir délesté d'administratif devient tentant. Par ailleurs, les grosses entreprises avec des moyens de conseils et d'optimisation fiscale auront toujours les moyens de contourner cette loi. Cette mesure est contre-productive et inefficace pour lutter contre la fraude. - E-invoicing: la collecte de données via le format FacturX est un entrisme de plus dans la vie privée des entreprises. L'identité de nos clients pros (via le siret), et le détail de nos échanges, n'a pas à être porté à la connaissance du FISC. Seul le montant global des transactions pour prélever l'impôt lui revient. Nous refusons de devenir les agents de renseignements du FISC pour nos fournisseurs et nos clients. - E-reporting : le report sur les plateformes des ventes aux particuliers est exactement identique à la déclaration URSSAF : ce décret ne simplifie rien : il crée un doublon. L'argument de simplification est nul et non-avenu. - A l'heure où les affaires de piratages de données française défrayent hebdomadairement la chronique, ce nouveau pas dans la numérisation entraines des risques réels et est contraire à la prudence la plus élémentaire. - L'importante consommation d'eau engendrée par le tout numérique est difficilement compatible avec la défense d'un projet écologique. - Nos impôts payent le salaire des contrôleurs fiscaux. Or, avec ce décret, l'Etat délègue une partie de ce contrôle via l'outil de ce contrôle à des plateformes privées, sans pour autant baisser l'impôt. - Certaines de ces plateformes engendrent un coût supplémentaire pour les entreprises, que les petites structures ne peuvent plus absorber. Nous ne sommes pas les vaches à lait d'un Etat qui dilapide notre argent chèrement gagné. - Certaines plateformes nécessitent une formation payante, parfois financée d'office par le CPF. C'est un détournement du CPF. Le CPF a pour but " de contribuer, à l’initiative de la personne elle-même, au maintien de l’employabilité et à la sécurisation du parcours professionnel." (source travail-emploi.gouv). Où est dans ce cas "l'initiative de la personne elle même"? Le CPF n'a pas à payer notre mise en conformité à des normes que nous n'avons pas voulue. - Enfin, les discussions entre professionnels révèlent de nombreux impensés dans ce système qui rendent manifeste la déconnexion complète de cette mesure avec le quotidien des entrepreneurs (fournisseurs non professionnels, achats d'occasion, vente en ligne avec des versements des plateformes de e-shop non corrélés avec les factures émises par lesdites plateformes du fait des frais, complication pour toutes les petites ventes de marché, sans compter les erreurs de paiement des clients, les remises post-facture pour compenser ces étourderies etc...) Pour finir, cette mesure imposée sans notre consentement et sans débat présente plus d'inconvénients que d'avantages et nous emmène dans un système de surveillance que nous ne cautionnons pas. Si l'Etat veut lutter contre la fraude, qu'il le fasse avec ses effectifs payés par nous, pas avec des plateformes privées ni en collectant au passage des données qui ne le concerne pas. Nous demandons simplement de pouvoir travailler au lieu de passer 25% de notre semaine à faire de l'administratif. Une simple vendeuse de cartes postales

Abrogation de la réforme de la facturation électronique (France et Europe) — Aidons la production de facture à demeurer un droit et non un privilège


Non au sentiment d’ #insécurité_technologique et à la banalisation de la #digitalocratie.

▶️ https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5251 nº5251

Publication : 18/02/2026
Admissibilité : 10k en 6 mois
Score : 17 voix – au 20/02

#initiatives_citoyennes #FacturationElectronique

Abrogation de la réforme de la facturation électronique (France et Europe) || Aidons la production de facture à demeurer un droit et non un privilège - Abrogation de la réforme de la facturation électronique (France et Europe) || Aidons la production de facture à demeurer un droit et non un privilège - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale

Rappel: cette réforme oblige toute entreprise à adhérer à des entreprises tierces pour déposer, recevoir et émettre par le biais de leur site internet payant, toute facture dès lors qu’elle contient de la TVA. Il devient ainsi obligatoire de payer pour entreprendre. Cela engage d’importantes atteintes à l’entreprise. - Un entrepreneur de taille modeste ne peut plus réaliser lui même ses factures sans passer par une entreprise tierce ou acheter et entretenir de couteux logiciels standardisés, complexes à installer et mal adaptés à la réalité de son terrain professionnel. - Cela introduit une rupture du flux de travail informatique conséquente pour l’entrepreneur: sans ces couteux investissements, le petit entrepreneur ne peut plus faire communiquer simplement et automatiser ses factures à partir de ses données telles que fournisseurs, clients, matériaux, agenda de rendez-vous, devis, projets. Il voit son autonomie de méthode reléguée entre les mains d’une entreprise tierce. Il s’agit d’un asservissement technico-économique portant un coup en plein coeur de la libre gestion de l’entreprise et de son besoin à disposer de ses propres outils de gestion. - Cela porte atteinte à l’indépendance des petites et moyens entreprises, générant une appropriation tierce de leurs méthodes par des entreprises privées de facturation ou de logiciels. - Un assujettissement inacceptable lorsque qu’il dépasse le périmètre juste et légitime des efforts fiscaux et sociaux déjà difficiles, dévolus au citoyen d’un État de droit. L’ingérence d’État ciblant ici l’autonomie d’entreprendre, selon un intérêt unilatéral dominant et injuste démocratiquement. - Cette réforme augmente injustement le prix du ticket d’entrée de l’entreprenariat et du travail portant atteinte au principe d’égalité devant la Loi, entre d’une part, grandes entreprises en capacité de modifier leur architecture de travail et d’autre part, entrepreneurs de tailles modestes dont l’agilité de l’organisation est entravée par cette réforme. Le travail de réorganisation coute cher et les indépendants (par exemples petits garagistes indépendants, artisans du bâtiment, restaurateurs, petits commerces ou petits entrepreneurs) subissent un nouvel étranglement technologique inattentif à la réalité déjà complexe et menacée de nos économies de territoire, de l’entreprise et du travail en général. - Cette réforme est éminemment injuste, atteignant également, sans égard pour les particularités professionnelles, des aspects éthiques, relatifs par exemple, au secret professionnel des informations facturéees (avocats, médecins, psychologues par exemple). Le contrôle devient une dérive lorsqu’il suppose l’abandon des particularités au profit d’un format dominant qui l’arrange : il n’est alors plus au service d’un démos souverain mais d’intérêts tierces qui devraient lui être subordonnés. Cette inversion d’intérêt a bas bruit, banalisée, et minorée par l’orgueil technologique, constitue chaque pas quotidien vers un nouvel ordre insensible à la dimension humaine présidant aux intérêts des nations. La réforme de la facture électronique doit être abrogée pour garantir la durable autonomie, liberté et indépendance d’entreprendre, pour le principe d’égalité, enfin pour le bien de la réalité quotidienne de la vie d’entreprise et des logiques de compétitivité. Il est de notre devoir de refuser qu’il devienne obligatoire de payer pour entreprendre. Non au sentiment d’insécurité technologique et à la banalisation de la digitalocratie.