À mes yeux, les deux disciplines scientifiques qui ont le plus révolutionné notre pensée ce dernier quart de siècle - je mets de côté les sciences dures, non par mépris évidemment, mais parce que je n'y connais pas grand-chose, du moins pour leurs évolutions récentes - sont l'éthologie et l'archéologie. Elles ont en commun d'être relativement récentes, d'avoir été longtemps regardées de haut et de n'avoir pas immédiatement osé nous amener vers cette révolution du regard qu'elles proposent aujourd'hui. Concernant la seconde, ce que dit Dominique Garcia, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, sur la Gaule et les Gaulois, est infiniment précieux. Le livre date de 2021, mais j'ai profité du café virtuel de l' #APHG pour en reparler sur #RFI Connaissances

Les Gaulois au-delà du "roman national": le regard de l'archéologie
Dominique Garcia, président de l’Inrap, Institut national de recherches archéologiques préventives, aime à rappeler que seuls les végétaux ont des racines, non les êtres humains. Mais ces derniers ont besoin de repères. Si l’archéologie montre que populations et cultures sont en échange constant et que les migrations font partie de leur histoire, les territoires qu’elles occupent s’inscrivent sur le long terme. L’exemple des Gaulois est sur ce point particulièrement éclairant.