Vol des bijoux de la couronne. J'écoute je ne sais combien d'émissions qui parlent "d'émotion", on serait forcément "triste" "choqué" car les bijoux seraient "sacrés", le Louvre serait "sacré", ce serait un drame "national". Mouais.⬇️ https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/vols-des-bijoux-de-la-couronne-pourquoi-sommes-nous-vexes-2680436
Vol des bijoux de la couronne : pourquoi sommes-nous vexés ?

Le spectaculaire vol des bijoux de la Couronne au Louvre, dimanche 19 octobre 2025, a eu un écho mondial. Il rappelle combien le patrimoine français, au-delà de sa valeur historique, demeure une source d’attention et parfois d’émotion.

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Je me demande à quel point c'est une réalité ou un fantasme entretenu: on n'arrête pas de dire qu'il y a une émotion pour finalement la créer.
En réalité, peut-être qu'on s'en fiche. Peut-être même qu'il y a une admiration vis-à-vis de ce vol, dont le protocole correspond à pas mal de représentations romanesques/ cinématographiques.
Peut-être qu'on devrait davantage s'interroger sur ce qui fait vraiment de ces bijoux un objet historique, et de quelle histoire (au lieu juste de répéter sans cesse que "ça constitue notre histoire" sans dire pourquoi ni comment).
Dans cette émission, l'invitée est passionnée par son sujet. Mais je trouve ça ennuyeux, en tant que chercheuse, de répéter sans distance que ces bijoux sont "sacrés", que quand elle les voit elle a l'impression de voir "l'incarnation" des rois de France https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/joyaux-de-la-couronne-comment-la-republique-a-t-elle-solde-l-heritage-monarchique-5576890
Joyaux de la couronne : comment la République a-t-elle soldé l'héritage monarchique ?

Deux suspects, alors qu'ils s'apprêtaient à quitter la France ont été interpellés, le 26 octobre 2025 pour le casse au Louvre, intervenu une semaine plus tôt, mais les bijoux dérobés restent, eux, introuvables.

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C'est dommage le sujet de la thèse est très intéressant (comment la IIIe République a géré cet héritage monarchique) mais finalement peu abordé dans l'émission. Alors que c'est une question qu'on devrait continuer à se poser: comment on gère, nous, maintenant cet héritage ?
Il me semble qu'on devrait le faire autrement que par l'exaltation et la dramatisation d'une émotion pas mal créée de toutes pièces, en tout cas exagérée comme une émotion forcément "nationale" alors que bon, déjà, beaucoup de gens ne savaient pas qu'on possédait ces bijoux...
Dire sans cesse que les bijoux de la couronne seraient un "patrimoine" "sacré" qui constitue "notre histoire" sans dire pourquoi ni comment est au mieux paresseux au pire politiquement douteux.
(PS. ah et j'en ai marre des propos sur le Louvre comme "la maison de tous les Français" comme si tout le monde passait sa vie au Louvre, comme si c'était n'était pas aussi socialement et géographiquement discriminant comme endroit...)
J'ajoute que je trouve également à côté de la plaque de voir dans ce vol une quelconque revanche politique qu'elle soit sociale ou postcoloniale (si les bijoux ne sont pas retrouvés, ils seront revendus à des riches, pas redistribués à des pauvres ou rendus aux pays d'origine!)
Waow, je n'avais écouté que radio France, c'était soft quand on voit les exemples de la couverture médiatique dans cette vidéo de "Rhinocéros" @blast Lumi & Usul https://www.youtube.com/watch?v=_OkGQhxXtH0
🦏 LA "FRANCE ÉTERNELLE" : UNE FRANCE QUI SENT LE PÂTÉ

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@blast Et Rachel Khan qui compare le vol des bijoux aux assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard 😶😶 https://www.youtube.com/watch?v=7Xa3fs8PhTI
Pascal Praud, no border - La chronique de Guillaume Meurice

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Le vol des joyaux de la couronne au miroir du pillage colonial

Alors que le casse du Louvre suscite l’indignation, la chroniqueuse de Mediapart Rokhaya Diallo rappelle que la fortune accumulée sous le règne de Napoléon Bonaparte s’est construite dans la violence et la dépossession des territoires conquis. Les quelques restitutions récentes d’œuvres à leurs pays d’origine sont très loin du compte.

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