Ce #vendredilecture je termine le dernier des trois romans de #MartinMongin, « Le Livre des Comptes ». L’œuvre intégrale du Breton était ma découverte de l’année : petit texte inédit « Le Georgi » en ligne et son premier roman « Francis Rissin » en avril, « Le Chomor » en août, et celui-ci, le plus récent, sorti en janvier 2025, depuis fin septembre. Des gros pavés tous les trois, on touche à 2000 pages en tout, aux écritures si variées qu’on côtoie aisément tous genres littéraires, journal intime, faits divers, essai philosophique, grotesque, picaresque, horreur, fantaisie, anticipation, il y a de tout, en cohabitation harmonieuse chapitre par chapitre. 1/2
#Mongin s’amuse à emprunter généreusement des éléments de style caractéristiques à des dizaines d’écrivain·e·s, passant de #LuciendeSamosate et #CyranodeBergérac jusqu’à #VictorHugo et #JulesVerne (qu’il n’aime pas trop, les autres auraient ouvert les portes de l’imagination plus large…), il invente des philosophes imaginaires et des livres à renverser le pouvoir, et « roman piège » de science-fiction en prime, inséré sur papier bleu entre les chapitres IX et X du livre des comptes (ou contes), aux passages « caviardés », une version complète étant disponible sur demande auprès de l’auteur (requête à l’écrit, lettre de motivation et CV obligatoire). 2/2