Et si je faisais un thread de mes jeux finis en 2025 ?
Pour rappel, l'édition 2024 : https://mastodon.social/@CorentinLamy/111897951615732656
J'ai tenté beaucoup de trucs depuis janvier, mais je n'ai accroché à rien avant Rift of the Necrodancer. J'y suis pourtant allé à reculons, la faute à une DA que j'ai d'abord cru hideuse - alors qu'en fait elle était juste par pour moi. Le principe en tout cas est cool, jeu de rythme réjouissant dont les notes, en réalité des monstres, s'émancipent et jouent mille tours pendables. Je vais pas viser le high score sur chaque tableau mais j'ai bouclé le mode histoire en moyen et je suis content.
Je pense pouvoir dire que j'ai atteint la fin "de base" de Reventure (2019), même si je n'ai exploré pour l'instant que les trois quarts du jeu. Sorte de "Stanley Parable" du jeu d'action-aventure, il propose 100 aventures, ou plutôt 100 fins - en fait 100 façons d'échouer tragiquement, et de manière assez régulièrement hilarante. Forcément répétitif au bout d'un moment, ça reste une expérience hyper-maligne dont l'ingéniosité de la construction m'étonne encore après six heures de jeu.
A Game About Digging A Hole vous propose de creuser un trou à la recherche d'un trésor. C'est tout ? Oui. AGADAH semble être né d'une double-interrogation : peut-on améliorer les mécaniques d'excavation de Minecraft ? Et le principe des "metroidvania" de la pelleteuse, façon I Dig It ou Steamworld Dig, est-il déclinable en 3D ? Deux questions auxquelles AGADAH répond de manière convaincante : on attend maintenant que son concept soit décliné sur une proposition ludique de plus de 90 minutes.
Etrange jeu que Dread Delusion, presque inamical de prime abord (la DA zarbi, l'OST pas loin d'être désagréable). 20h plus tard, c'est pourtant à regret qu'on s'arrache à son monde crépusculaire, qu'on abandonne ses personnages mélancoliques. Il faut dire que l'écriture monte en puissance une fois passée la première zone du jeu, tandis que Dread Delusion cesse de n'être qu'un simple "demake" de Morrowind pour en devenir, allez, rajoutons-en un peu, un digne héritier.
Jeu qui pousse à la fois au speedrun (une cinquantaine de tableaux à finir ASAP) et à la collectivite (pour VRAIMENT les finir, il faut chemin faisant ramasser X boulons), à la fois très arcade et proposant tout de même une petite aventure, une progression, des pouvoirs à débloquer (autant de pretextes pour revenir visiter les premiers tableaux), BZZZT, sorti en 2023, aurait assez facilement pu se casser la gueule et pourtant il tient, et réjouit. Je suis loin du 100%, j'y retourne.
Comme tout le monde, j'ai passé mes vacances sur Blue Prince, mais contrairement à tout le monde j'ai péniblement mis 23h à le boucler. Curieuse impression globale, avec le sentiment d'avoir inutilement galéré à cause de la RNG, et en même temps, la certitude que le jeu n'aurait pas été aussi obsédant sans ça. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si j'y joue encore X heures après la fin, tentant de crafter un outil pour lequel j'ai toutes les pièces, toutes les salles, mais jamais en même temps.
Sur le papier c'est tout ce que je déteste (20h de cinématiques et pas grand-chose à faire), mais je suis resté sans me forcer jusqu'au bout d'Immortality. Principalement pour la troublante Marissa Marcel (Manon Gage), dont on ne sait rapidement plus si elle est comédienne ou personnage, double ou doublure, muse ou pygmalion, victime ou bourreau, simple actrice ou véhicule de forces supérieures (l'art ?).
Superbe reprise, sur la fin, d'une chanson du Velvet Underground qui me hante depuis.
J'ai lancé l'immersive sim Skin Deep sans trop m'emballer, associant Blendo Games à des jeux certes très drôles mais assez peu "jouants". En réalité, si les 20+ niveaux de Skin Deep sont assez compacts, assez peu variés sur le papier (des vaisseaux spatiaux capturés par des pirates, dont il faut libérer l'équipage félin), le gameplay est lui très solide, plein d'idées originales qui se télescopent et permettent d'improviser des stratégies tout à fait rigolotes. Malin, drôle et attachant.
J'aurai certainement oublié Shotgun Cop Man au moment de faire mon top 2025, mais ce n'est pas désagréable pour autant. Un jeu d'action/plateforme (on pense vite fait, dans les meilleures séquences, à un jeu d'adresse façon Meat Boy) dans lequel on ne simple/double/triple saute que grâce au recul de ses guns, un pompe dans la main gauche, un arsenal d'armes légères et cocasses dans la main droite. Pas bien long (150 tableaux, qui se bouclent en autant de minutes) ni très varié mais marrant.
Je rattrape un mois d'un coup : Wednesdays, par
@Pierrec, jeu narratif au sujet impossible (l'inceste) que j'ai appréhendé comme un champ de mine, craignant à chaque pas de tomber sur une scène intolérable. Au final assez loin de l'expérience difficile que j'anticipais, Wednesdays, récit sans fausse pudeur malgré de nombreux moments de légèreté, est davantage une histoire de guérison que d'épreuve.
Little Dig Game, idle game vite bouclé (on mine des planètes de plus en plus grosses avec des ouvriers de mieux en mieux équipés), mais doté d'une petite histoire marrante, dans lequel une fuite en avant productiviste aux accents techno-solutionniste se termine pas ouf.
https://little-dig-ga.me/What Lurks Below, autre idle game fabulesque à la morale sensiblement identique, à ceci près qu'il la colle sur un univers simili cthulhien intrigant. Dommage que ça se termine aussi vite que ça a commencé (on est sur du jeu de gamejam).
https://galaxy.click/play/538If it has a générique de fin, you can finish it : j'ai donc "fini" Mario Kart World. Assez désarçonné au départ par le fait qu'aux courses mono-thématiques Nintendo privilégie désormais des parcours au charme plus diffus, j'ai arrêté de bouder mon plaisir au bout de quelques heures, bien obligé de constater que c'était toujours autant l'éclate en multi.
Ok ok j'avais déjà terminé Super Mario Wonder d'une traite à l'époque, mais j'y suis revenu à la faveur de la sortie de la Switch 2 pour le finir à 100% — ou du moins, pour trouver toutes les graines là, les navets, les cucurbitacées, bref, les trucs qui déclenchent les séquences "Wonder". Toujours mon Super Mario préféré depuis le Bros 3.
J'avais jamais essayé Bowser's Fury, extension exclusive à la Switch de Super Mario 3D World... qui en fait n'a pas grand-chose à voir avec le jeu de base, et semble plutôt être le fruit de phases de prototypage d'un "Super Mario open world" pas tout à fait concluantes, que Nintendo aurait préféré sortir discrètement comme ça plutôt que d'en faire un vrai jeu à part entière. En attendant le prochain vrai Super Mario 3D ? Après tout, même Mario Kart est désormais en monde ouvert...
Donkey Kong Bananza, Nintendo curieux que j'ai fini sans trop comprendre à quoi j'avais joué. Exploration bac à sable au début, aventure plus linéaire plus tard, tout ça avec une grammaire de platformer façon Mario Odyssey ou Banjo-Kazooie mais sans jamais franchement mobiliser notre skill... Fascinant tout de même, en cela qu'il explore un de mes primo-fantasmes de joueur : et si je pouvais creuser partout, tout péter — y compris le jeu ?
* : c'est faux j'ai abandonné au boss de fin.
Des gens ont joué à Zelda II (je dirais même, à Faxanadu) ainsi qu'à Shovel Knight, et ont décidé de faire subir au premier le traitement du second. J'ai d'abord trouvé Infernax (2022) un peu trop dur, puis un peu trop facile une fois passé en mode "casu", faudra sans doute que je dose mieux si je refais une run. Ce qui risque d'arriver : Infernax m'a conquis, autant pour sa proposition rétro réussie, que pour la façon maligne dont il fait évoluer son héros et son univers au gré de nos actions.
Visiblement il y a un 3ème acte caché, mais vu que j'ai atteint le générique de fin de Hollow Knight Silksong, je considère qu'il peut d'ores et déjà intégrer ce thread. Que dire ? J'entends évidemment les critiques sur le manque d'options d'accessibilité, de modes de difficulté, etc. J'entends moins la hate qui abreuve (mais c'est peut-être un biais ?) ma TL et qui décrit un jeu mal foutu, mal fini, flemmard, répétitif, bref, raté. A les lire je m'attendais à une merde, j'ai trouvé ça brillant.