Légal : identifier les réactions à des éléments marketing, « magnets », « taux de conversion », etc. sans le consentement des visiteur·euses.
Illégal : tout ça, sans notre consentement, mais en utilisant ces données pour construire des profils psychologiques et démographiques (« jeune homme blanc croyant en des théories du complot », je crois que selon le compte Twitter de The Intercept c’était une catégorie d’« utilisateur·ices » à laquelle on pouvait afficher des publicités avant l’élection de 2016 ?)
Autant vous dire que quand le captcha de Cloudflare patine car j’isole les cookies tiers, je trempe mes cookies dans ses larmes.
(Non j’ai l’impression de faire du bon boulot)
Je rappelle que ces données sont utilisées à des fins racistes par Geocell, pour tuer des terroristes présumé·es sans autre forme de procès.
« [La fusion de la NSA et de la NGA] tenait presque du miracle. [Elle permettait] de faire passer la kill chain de 30 personnes par mois à 300 personnes par mois, dont certaines qu’on ne connaissait pas au début de la nuit » : donc protéger ses données personnelles équivaut à directement porter atteinte à la domination militaire et terroriste de l’Organisation des États-Unis.
C’est un peu le but. Firefox, uBlock Origin, Tor, Signal… Depuis 2013.
Si vous aussi, vous voulez tellement bien protéger vos données personnelles que le gouvernement autoproclamé de l’Organisation des États-Unis vous détestera et que Google filtrera ou retardera – pour des raisons économiques – une partie de vos SMS sur les téléphones de vos proches*, vous pouvez :
* Je brode, ça dépend éventuellement de la capacité de Google à corréler votre numéro de téléphone à vos données de navigation sur le web, typiquement si vous êtes authentifié·e.
Vous risquez de goûter à la puissance militaire, économique, et diplomatique de la première puissance économique mondiale, mais ça peut aussi vous rendre très heureux·se (Emacs c’est cool) à condition de partir d’un environnement 100 % libre, comme Trisquel, et de rétropédaler au cas-par-cas (donc d’utiliser Google Docs s’il le faut*, tout en cherchant des solutions alternatives).
* Vous pouvez utiliser Beeper ou Mautrix (expert) comme bridge WhatApp, mais dans le second cas il vous faudra toujours une application WhatsApp branchée sur un vieux téléphone.
Tout ça fait partie des enjeux culturels, organisationnels, techniques du développement local des logiciels, c’est-à -dire de notre capacité ordinaire de collaborer sur des programmes en tant que documents texte. (Le sujet est étudié par des universitaires, mais je ne sais pas qui et je ne les ai pas encore lu·es.)
#Antiracisme #LogicielsLibres #Cypherpunk #Cypherpunks #PRISM #NSA #AntiImpérialisme