« Send them back ! » Loi anti-...


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Pas d' #anticapitalisme sans #luttedesclasses ni #anticlassisme
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Personne peut se dire de gauche s'il discrimine qui que ce soit
✨️ Rdv jeudi 18 juin 19h à la Ruche #Orléans pour une rencontre avec @ruff_45000 pour présenter le livre "Lutter en Rupture, Lutter en Solidarité" aux éditions Premiers Matins de novembre.
Événement organisé par [email protected] et #Tsedek!
Prix libre au chapeau et invitation à consommer au bar de la Ruche en scène.
Soyez là pour faire progresser nos luttes en échangeant avec notre invité et notre média !
Au mois de juin 1944, alors que s’achève l’occupation allemande du territoire de la République française que le gouvernement antisémite et raciste collaborateur des nazis de Vichy du Maréchal Philippe Pétain avait abolie pour lui substituer « l’État français », la division SS Das Reich commet à Tulle, le 9 juin 1944, un des crimes représentatifs de la terreur nazie en Europe de l'Ouest. Environ 3 000 hommes sont rassemblés ; des otages sont sélectionnés ; 99 d’entre eux sont pendus dans les rues, 149 sont déportés, dont 101 ne survivront pas. Le lendemain, le 10 juin 1944, à Oradour-sur-Glane, la commune est cernée, les hommes sont séparés des femmes et des enfants, 643 habitants sont massacrés, le village est incendié. Ces événements ne relèvent pas d’une violence accidentelle, ils prolongent à l’Ouest des méthodes de représailles, de terreur de masse et de destruction d’ores et déjà utilisées à très grande échelle sur le front de l'Est.
À partir de l’invasion de l’Union soviétique, le 22 juin 1941, l’Allemagne nazie déclenche une guerre d’anéantissement. Elle s’avère être d’abord un projet d’occupation territoriale, d’exploitation économique et de transformation raciale de l’Europe orientale. Le projet nazi se fonde sur un antisémitisme éliminatoire et exterminateur prioritaire pour les nazis et qui caractérise le nazisme. Cet antisémitisme éliminatoire et exterminateur qui caractérise le nazisme désigne les Juifs comme l’ennemi absolu, et dont l’élimination physique est devenue une préoccupation idéologiques et politique majeure pour les nazis. Au cours de la Shoah, cette politique antisémite d'élimination et d'extermination se réalise par le biais des ghettos, déportations, camps de concentration, camps d’extermination et chambres à gaz, comme à Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibór, Bełżec, Chełmno ou Majdanek. Environ six millions de Juifs furent exterminés durant la Shoah, des victimes originaires d’Europe de l'Est, d’Europe de l'Ouest ou encore de diverses autres zones sous domination ou sous influence nazie. Parmi ceux-ci, environ trois millions furent assassinés dans les camps d'extermination nazis en Europe de l'Est comme à Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibór, Bełżec, Chełmno ou Majdanek, où furent déportés des Juifs de nombreux pays européens ; 2 millions de Juifs furent assassinés lors de la Shoah par balles dans les territoires soviétiques et est-européens contrôlés par l’armée nazie-allemande. Au total, pendant la Shoah, près des deux tiers des Juifs d’Europe furent exterminés et environ un tiers des Juifs du monde de la population juive d'avant-guerre.
La Shoah par balles constitue chronologiquement l’une des premières formes massives de la mise en œuvre du génocide. Les Einsatzgruppen, aidés par la SS, des agents de police, certaines unités militaires et des supplétifs locaux assassinent des Juifs au bord des fossés, dans les forêts, dans les champs et dans les fosses communes. Entre 1,5 et 2 millions de Juifs sont ainsi abattus au bord des fossés dans les territoires de l’Union soviétique et d'Europe de l'Est occupés par les nazis. Babi Yar près de Kiev où 33 771 Juifs sont tués en les 29 et 30 septembre 1941, est l’un des symboles les plus connus de cette politique d’extermination.
La terreur nazie à l’Est s’inscrit aussi dans un projet impérial, re-colonial et raciste contre les populations slaves, considérées comme inférieures par les nazis, vouées à l’esclavage, la déportation, l’exploitation ou à la destruction, dans un premier temps partielle, au profit d’une colonisation allemande. Les Roms et les Sintis, désignés comme « Tziganes », sont pris pour cible du génocide. Les prisonniers de guerre soviétiques meurent par millions, souvent de faim, de maladie, d’abandon, de maltraitance ou sont déportés dans les camps de concentration et d'extermination. Les Résistants, partisans, communistes, opposants politiques, intellectuels, élus locaux et civils soupçonnés d’aider la Résistance sont arrêtés, torturés, déportés ou exécutés.
Dans les territoires soviétiques, l’hécatombe de la terreur nazie atteint environ 27 millions de morts, dont 15 à 19 millions de civils. Plus de 70 000 villages et plus de 1 700 villes furent détruits ou gravement endommagés dans les territoires soviétiques occupés, tandis que d’innombrables familles furent décimées ou dispersées par les massacres, les déportations et la guerre. Les mémoriaux, les musées, les bases de données et archives dédiés aux victimes, aux déportés, aux Résistants, aux combattants rappellent que chaque chiffre renferme des noms, des visages et des vies. Relier Tulle, Oradour-sur-Glane et l’Est européen rend discernable la continuité de cette violence nazie qui est conçue pour terroriser, dominer, exterminer, effacer.
Sources :
https://www.memorialdelashoah.org/
United States Holocaust Memorial Museum, Documenting Numbers of Victims of the Holocaust and Nazi Persecution https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/documenting-numbers-of-victims-of-the-holocaust-and-nazi-persecution
United States Holocaust Memorial Museum, Nazi Killing Centers: An Overview https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/killing-centers-an-overview
Yad Vashem, Extermination Camps https://wwv.yadvashem.org/odot_pdf/Microsoft%20Word%20-%206308.pdf
https://arolsen-archives.org/fr/
https://collections.yadvashem.org/en/names
https://www.memoiredeshommes.defense.gouv.fr/
Français
Comité des Martyrs de Tulle, Les événements du 9 juin 1944
https://www.comite-des-martyrs-de-tulle.com/en/june-9-1944-the-events/
Chemins de Mémoire (Ministère des Armées), Le massacre du village d'Oradour-sur-Glane
https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/le-massacre-du-village-doradour-sur-glane
Destination Limoges, Village martyr et Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane
Le Monde, Oradour et les villages martyrs de 1944 : une radicalisation de la violence nazie qui cible les civils
Anglais
United States Holocaust Memorial Museum, Einsatzgruppen: An Overview
https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/einsatzgruppen
United States Holocaust Memorial Museum, Documenting Numbers of Victims of the Holocaust and Nazi Persecution
Yad Vashem, The Invasion of the Soviet Union and the Beginning of the Mass Murder
https://www.yadvashem.org/holocaust/about/final-solution-beginning/mass-murder-in-ussr.html
Yad Vashem, Babi Yar and the Jews of Kiev – Primary Sources
https://www.yadvashem.org/education/educational-materials/lesson-plans/babi-yar/primary-sources.html
Holocaust Memorial Day Trust, The Einsatzgruppen
https://hmd.org.uk/learn-about-the-holocaust-and-genocides/the-holocaust/genocide-outside-the-camps/
Allemand
Gedenkorte Europa, Tulle
https://www.gedenkorte-europa.eu/content/list/220/
Die Welt, In der Kirche von Oradour starben 461 Frauen und Kinder
https://www.welt.de/251950002Bundeszentrale für politische Bildung, Der Vernichtungskrieg gegen die Sowjetunion
Espagnol
Centro Sefarad-Israel, Babi Yar: la matanza olvidada
Museo del Holocausto de Buenos Aires, Einsatzgruppen y fusilamientos masivos
https://museodelholocausto.org.ar
Italien
ANPI, Le stragi naziste in Europa
Fondazione Museo della Shoah, Le Einsatzgruppen e la Shoah nell'Est europeo
https://www.museodellashoah.it
Polonais
Muzeum II Wojny Światowej, Zbrodnie niemieckie na ludności cywilnej Europy Wschodniej
Muzeum Powstania Warszawskiego, Terror niemiecki podczas okupacji
Russe
Государственный музей истории Великой Отечественной войны, Нацистский оккупационный террор
Президентская библиотека России, Преступления нацистов на оккупированных территориях СССР
Biélorusse
Беларускі дзяржаўны музей гісторыі Вялікай Айчыннай вайны, Трагедыя спаленых вёсак Беларусі
Hébreu
יד ושם (Yad Vashem), מבצע ברברוסה והרצח ההמוני בברית המועצות
Néerlandais
Nationaal Comité 4 en 5 mei, De Holocaust door kogels in Oost-Europa
Portugais
Museu do Holocausto de Curitiba, Einsatzgruppen e o Holocausto por balas
https://museudoholocausto.org.br
Catalan
Memorial Democràtic, La repressió nazi i els crims de guerra a Europa
Basque
Gogora, Memoria histórica y víctimas del nazismo
https://www.gogora.euskadi.eus
Occitan
Mémorial de la Résistance en Limousin, Tula e Orador de Glana (ressources régionales occitanes)
https://www.resistance-en-limousin.fr
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Qui a le droit de représenter La Réunion ? Derrière le "privilège zorèy", un débat sur le pouvoir

En quelques semaines, La Réunion est passée d'une polémique autour d'une chanteuse de maloya à un débat de société sur les rapports de domination hérités de l'histoire coloniale. Derrière l'expression "privilège zorèy", qui s'est imposée dans le débat public, se joue peut-être bien davantage qu'une simple querelle de mots. L'émergence d'un nouveau récit politique, où les concepts des sciences sociales rencontrent enfin les réalités réunionnaises.
Via @vvnbda : Aujourd’hui, nous rendons hommage à Théodoros Boulgaridès, qui a été assassiné à Munich le 15 juin 2005 par le groupe terroriste d’extrême droite NSU [Nationalsozialistischer Untergrund, en français : « Clandestinité national-socialiste », groupe terroriste néonazi allemand actif entre 1998 et 2011, responsable de dix assassinats à caractère raciste commis entre 2000 et 2007, ainsi que de plusieurs attentats à la bombe et braquages]. Il était époux, père, ami et faisait partie intégrante de cette ville. Des décennies après le crime, des questions demeurent quant à l’établissement de la vérité, aux responsabilités et aux conséquences du racisme.
Se souvenir signifie prononcer son nom, rendre visibles les perspectives des personnes concernées et s’opposer à l’oubli.
Personne ne sera oublié.
Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda https://vvn-bda.de https://antifa.vvn-bda.de/
Le canular de l’Antifa
Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite
« Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.
Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa
En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.
La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.
Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.
Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.
Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.
Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.
Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.
L’AfD participe activement à cette campagne
Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :
« La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »
Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.
Friedrich Burschel
Historien et publiciste.
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