L'école inclusive.

La promesse : accueillir tous les enfants, quel(s) que soi(en)t leur(s) handicap(s).
Qu'elle est belle, la promesse.

La réalité : accueillir tous les enfants, y compris ceux dont le(s) handicap(s) les empêchent de bénéficier des enseignements, faute de moyens, faute de professionnels formés, faute d'effectifs suffisants.

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Résultat : des AESH (accompagnantes d'élèves en situation de handicap), à la base (très) mal payées, au SMIC horaire maxi 26H/semaine, pas assez nombreuses, "saupoudrées" par leur structure gestionnaire - le PIAL (pôle inclusif d'accompagnement localisé) - entre plusieurs enfants notifiés par la MDPH (ou pas, d'ailleurs, mais alors ils viennent en surnombre de ceux qui le sont), confrontées à des handicaps parfois très, TRÈS lourds.

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Exemple : une petite fille polyhandicapée, alimentée par une stomie (poche), également autiste, non verbale, qui vient à l'école en revêtant un... casque de boxe, pour éviter qu'elle s'arrache les cheveux.
Son AESH s'en occupe seule, dans une salle à part, hors de la classe. Sans aucun matériel approprié, sans jouets même. L'institutrice ne s'en occupe pas, ne lui donne rien. C'est l'AESH qui travaille chez elle pour réaliser des supports, sur ses propres deniers.

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