Merci à @librairieautourdumonde d’avoir fait, #vendredilecture il y a deux semaines, la promotion du livre de #ShibusawaTatsuhiko #澁澤龍彦 traduit en français « Le voyage sur les mers du prince Takaoka », traduit aussi en anglais : « Takaoka’s travels », et en italien : « Le cronache marine del principe Takaoka » – curieux, n’est-ce pas, que parmi plus de cinquante livres de l’auteur, seul #高丘親王航海記 était digne de conversion en langues étrangères ? Les aventures fictives d’un vrai prince impérial japonais du 9e siècle, roman fantasy, le dernier livre avant la mort de #Shibusawa en 1987, c’est un peu décevant par rapport à une œuvre aussi vaste que bizarre. 1/3
Pendant ses études francophones vers 1950, #Shibusawa #澁澤 découvrit un peu tardif #AndréBreton et le surréalisme, puis commençait à traduire des livres de #JeanCocteau, #MarquisdeSade, #GeorgesBataille et autres. Interdit de carrière de prof à l’université par sa tuberculose, il devenait éditeur d’une revue littéraire et d’anthologies érotiques, et publiait des livres d’une diversité remarquable : essais sur démonologie médiévale, une biographie de #deSade largement plagiée sur celle de #GilbertLély (« Madame de Sade » #サド侯爵夫人de son ami #MishimaYukio #三島由紀夫 est basé dessus) – et une « introduction à la collection de jeunes filles » à conserver en boîtes. 2/3
Les auteurs de cette génération japonaise d’après-guerre (très peu de femmes écrivaines à l’époque) étaient sans doute particulièrement perturbés, à rappeler #NumaShōzō #沼正三 et ses bétails humains « Yapou » #家畜人ヤプー dont #Shibusawa #澁澤 et #Mishima #三島 indépendamment faisaient l’éloge. Ils partageaient aussi la fascination pour #Bataille et #deSade – drôle d’amitié quand-même, entre le nationaliste anti-gauche Mishima et le militant au parti communiste Shibusawa. De ce dernier, Mishima modela même plus tard un personnage dans son roman « Le temple de l’aube » #暁の寺 : Imanishi Yasushi 今西康, séduisant célibataire de 40 ans, expert en littérature allemande... 3/3