Covid Long
Risques et prévalence du Covid long
[Pré-publication] « Prévalence du syndrome du Covid long en 2025 dans un consortium de soins de santé : symptômes persistants et transitoires » / « Long COVID Syndrome Prevalence in 2025 in an Integral Healthcare Consortium: Persistent and Transient Symptoms »
https://www.preprints.org/manuscript/202507.0420/v1
Cette étude, pas encore validée par la communauté scientifique, a été menée à la fois sur les données de santé de près de 200.000 personnes et à partir de questionnaires auprès d’un peu moins de 2000 personnes.
Les scientifiques ont trouvé que les personnes ayant été infectées 3 fois ou + par le Covid présentaient de 3 à 10 fois + de risque de Covid long.
Iels ont également établi que les accidents thrombotiques (c’est-à-dire liés à la présence de caillots dans des vaisseaux sanguins ou des artères) ont doublé entre 2020 et 2024.
Étonnamment cependant, les scientifiques ont établi la prévalence du Covid long à 0,24%, ce qui est très largement inférieur à la plupart des autres estimations. Ces dernières tournent souvent autour de 10%, mais sont parfois bien + élevées (jusqu’à 40%).
« Risque accru de séquelles post-infection au Covid chez des malades présentant des pathologies inflammatoires à médiation immunitaire » / « Increased Risk of Post-Acute Sequalae of COVID-19 in Patients With Immune-Mediated Inflammatory Diseases »
https://www.ghadvances.org/article/S2772-5723(25)00086-X/fulltext
Cette étude a été menée au Danemark, sur près de 26.000 personnes présentant une maladie inflammatoire à médiation immunitaire (IMID) et près de 52.000 personnes sans problèmes de santé.
Les scientifiques ont trouvé que les personnes présentant une maladie inflammatoire à médiation immunitaire avaient 64% de risque en + de développer un Covid long que celles sans pathologie inflammatoire.
Le risque le + fort était pour les personnes ayant une spondylarthrite (+ 105%), une arthrite rhumatoïde (+ 90%) et un psoriasis (+ 62%).
« Impact de maladies rares pré-existantes sur la sévérité du Covid-19, les réinfections et le Covid long, et modifications apportées par la vaccination et la thérapie antivirale » / « Impact of Preexisting Rare Diseases on COVID-19 Severity, Reinfection, and Long COVID, and the Modifying Effects of Vaccination and Antiviral Therapy: A Retrospective Study from the N3C Data Enclave »
https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2025.07.09.25331138v1
Cette étude rétrospective a été menée aux États-Unis sur les données numériques de 21,7 millions de personnes, dont 4,8 millions avec une infection Covid attestée entre 2020 et 2024. 6,36% du total de ces personnes avaient une maladie rare.
Les maladies rares sont celles qui touchent 0,05% ou moins de la population. Entre 5000 et 8000 ont été identifiées.
Les scientifiques indiquent que les personnes ayant des maladies rares présentaient un risque beaucoup plus élevé de conséquences graves d’une infection au Covid (2,6 fois + de risque de Covid très grave, 2,1 fois + de risque d’hospitalisation), par rapport aux personnes sans maladies rares.
Les personnes ayant des maladies ORL rares (nez-gorge-oreilles) présentaient le risque le + élevé, suivi des personnes ayant une anomalie congénitale rare, de celles ayant des pathologies cardiaques rares et de celles ayant des maladies hématologiques et endocriniennes rares.
Chez toutes ces personnes, la vaccination ou la thérapie antivirale réduisaient le risque de forme grave de Covid indépendamment l’une de l’autre. Quand elles étaient associées, la réduction du risque était encore plus forte. Des résultats similaires étaient trouvés chez les personnes sans maladie rare.
En revanche, la vaccination seule ou la thérapie antivirale seule ne réduisaient pas le risque de Covid long. Elles le réduisaient si elles étaient menées conjointement.
#ARRAVeille
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