Bulletin de veille scientifique sur le Covid, le Covid Long et l’EM/SFC

Une initiative de vulgarisation de Winslow Santé Publique

Bravo à @WinslowSP pour ce travail !

« Sélection d’articles Covid et Covid long » par Winslow, avec points clés des résultats et idées reçues auxquelles ça répond :
https://winslow.fr/selection-darticles-de-recherche/

#ARRAVeille

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Sélection d'articles de recherche

Sélection d'articles en réponse à quelques questions et idées reçues sur le COVID.

Winslow Santé Publique

Covid, infection et prévention

Qualité de l'air et masques dans les hôpitaux X santé des travailleur'euses de la santé :

Étude sur la distanciation entre patients et personnel de l'hôpital (HCW) à Hong Kong :
La distance moyenne entre les HCW et leur patients varie de 0,5m à 1m en fonction des traitements/état du patient.

Le risque d'infection pour les HCW est autour de 10% lorsqu'iels traitent un patient, mais augmente de ×3 à ×5 en cas d'intubation si iels ne portent pas de masque. Le risque d'infection est 1,8 fois plus important pour les infirmièr'es que pour les docteurs. Si le personnel médical porte un masque N95/FFP2, le risque d'infection est réduit de 95% (réduit de 54% pour le port de masques chir "bleus").

Autre levier d'action pour les infections longue distance : augmenter la ventilation des pièces de 1ACH (taux de renouvellement horaire de l'air) à 6 ACH réduit le risque d'infection longue distance de 31 à 44% (en fonction du type de malade).

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2468042725000636

(graphismes d'explication faits à la main, et pour ça, des points bonus)

Dans la série « le masque permet de maintenir les liens sociaux tout en préservant la santé des ‘vulnérables’ comme des ‘invulnérables’ » : « Consignes aux visiteureuses en maisons de retraite et taux d’infection au Covid-19 » / « Nursing Home Visitor Policy and COVID-19 Infection Rates »
Étude : https://www.ajicjournal.org/article/S0196-6553(25)00463-8/abstract
Vulgarisation anglophone : https://www.cidrap.umn.edu/covid-19/common-sense-covid-nursing-home-visitor-policies-not-tied-higher-risk-resident-cases

Cette étude a analysé les données de 677 maisons de retraites en Ohio (États-Unis) de novembre 2020 à janvier 2021. A cette époque il n’y avait pas encore de vaccins Covid.
Certains établissements ont interdit les visites, d’autres les ont autorisées avec le port de masque et la distanciation sociale, d’autres encore ont eu des consignes changeantes.
Les scientifiques ont déterminé que le fait d’autoriser les visites avec le port de masques et la distanciation n’avait pas eu de conséquences sur le nombre d’infections chez les résident’es des maisons de retraite, même lors des pics de Covid.

Article scientifique sur une personne porteuse du VIH (immunocompromise) qui a une infection au #SRAS-CoV2 pendant plus de 750 jours.
Les scientifiques étudient l'évolution du virus du #COVID chez cette personne.
https://www.thelancet.com/journals/lanmic/article/PIIS2666-5247(25)00050-3/fulltext

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Covid et hospitalisation
« Tendances des hospitalisations pédiatriques pour Covid-19 en fonction de l’origine raciale [?] et ethnique » / « Pediatric COVID-19 Hospitalization Trends by Race and Ethnicity »
Étude : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2836413
Vulgarisation anglophone : https://www.cidrap.umn.edu/covid-19/analysis-shows-higher-covid-hospitalization-rates-black-hispanic-kids

Cette étude a été menée aux États-Unis. Elle a identifié 13.555 hospitalisations d’enfants ou ados (moins de 17 ans) pour cause de Covid entre mars 2020 et septembre 2023 dans 12 états. Ces états regroupent environ 10% de la population étatsunienne.

L’âge moyen des enfants hospitalisé’es était de 3,3 ans. Un peu plus de la moitié était des garçons.

Les taux d’hospitalisation étaient + de 2 fois + élevés pour les enfants noir’es et hispaniques que pour les enfants d’origine asiatique ou des îles du Pacifique. Leur taux d’admission en soins intensifs étaient également près de 2 fois + importante pour les enfants hispaniques et noir’es. Les enfants blanc’hes présentaient un risque d’hospitalisation légèrement supérieur à celui des enfants d’origine asiatique ou des îles du Pacifique.

En 2022 et 2023, les hospitalisations ont baissé pour tous les groupes, mais sont restées significativement plus hautes pour les enfants hispaniques et noir’es.

Plus de 95% des enfants éligibles à la vaccination ne l’avaient pas reçue.
Les scientifiques indiquent que les taux plus élevés d’asthme et de maladies chroniques chez les enfants noir’es ont peut-être joué un rôle.
Iels préconisent d’augmenter le taux de vaccination et l’accès précoce à des traitements anti-Covid.

« Évaluation économique d’un traitement oral de nirmatrelvir/ritonavir par rapport aux meilleurs soins de soutien disponibles pour les malades à haut risque d’évolution vers une forme sévère de Covid-19 en Allemagne : analyse comparée des coûts » / « Economic evaluation of oral nirmatrelvir/ritonavir versus best supportive care in patients at high risk for progression to severe COVID-19 in Germany: a cost-effectiveness analysis »
https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13696998.2025.2536974
Cette étude a été menée en Allemagne sur les données de 1000 malades du Covid.

Le traitement par nirmatrelvir/ritonavir pour éviter l’évolution vers une forme grave de la maladie chez des malades à haut risque a réduit les hospitalisations, les admissions en soins intensifs et les décès. Il a permis d’économiser près de 11.000€ par malade en frais d’hospitalisation.

« Facteurs de risque d’hospitalisation et de décès pour cause de Covid-19 chez les malades de cancers » / « Risk Factors for COVID-19–Related Hospitalization and Death in Patients With Cancer »
https://jamanetwork.com/journals/jamaoncology/fullarticle/2836492

Cette étude a été menée sur un groupe de 1572 adultes malades de cancer et présentant un test positif au Covid-19.
Les malades les + à risque de décéder dans les 90 jours suivant leur infection au Covid étaient les personnes atteintes de lymphomes. Venaient ensuite, par ordre de risque décroissant, les malades présentant une leucémie aiguë ou un cancer du poumon. Les malades les moins à risque étaient les malades ayant des tumeurs solides et d’autres cancers hématologiques.

Lorsque d’autres facteurs étaient inclus dans l’analyse, les malades ayant reçu une chimiothérapie, ainsi que celleux ayant eu un AVC, une fibrillation auriculaire ou une embolie pulmonaire présentaient davantage de risques d’hospitalisation.
Le fait d’avoir reçu un vaccin avant l’infection réduisait le risque d’hospitalisation.

« Le rebond de SARS-CoV-2 et ses liens avec la mortalité suivant la phase aiguë et l’hospitalisation chez les malades hospitalisé’es pour Covid-19 : étude de cohorte » / « SARS-CoV-2 rebound and post-acute mortality and hospitalization among patients admitted with COVID-19: cohort study »
https://www.nature.com/articles/s41467-025-61737-7

Cette étude a été menée à Hong Kong sur les données de 15.000 personnes hospitalisées pour Covid. Parmi elles, 4000 avaient reçu un traitement au nirmatrelvir/ritonavir, et 4500 au molnupiravir. L’étude s’est intéressée à l’effet rebond de l’infection au Covid-19 (c’est-à-dire à une remontée des symptômes après une phase d’apaisement) et à ses conséquences en termes de mortalité après la phase aiguë de l’infection et de Covid long.
Les malades ayant subi un rebond viral présentaient un risque beaucoup + fort de mortalité (+ 52%). Cela représentait 7% de + que les malades sans rebond.

Cette augmentation était également vraie pour les malades traité’es par nirmatrelvir/ritonavir (+ 78% de risque et 12,5 % de risque en + par rapport aux malades sans rebond) ou par molnupiravir (+47% et +5% respectivement).

Le rebond viral est donc considéré par les scientifiques comme un marqueur précoce de Covid long.

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Vaccination Covid

« Estimation mondiale du nombre de vies et d’années de vie sauvées par la vaccination Covid entre 2020 et 2024 » / « Global Estimates of Lives and Life-Years Saved by COVID-19 Vaccination During 2020-2024 »
Étude : https://jamanetwork.com/journals/jama-health-forum/fullarticle/2836434
Vulgarisation anglophone : https://www.sciencedaily.com/releases/2025/07/250726234429.htm
Cette étude estime que les vaccins Covid ont évité 2,5 millions de morts entre 2020 et 2024, et sauvé 15 millions d’années de vie.

1 mort a été évitée toutes les 5400 doses de vaccin et 1 année de vie toutes les 900 doses selon les scientifiques.

Iels précisent que la majorité de ces vies et années de vie ont été sauvées au sein d’une part minoritaire de la population, les personnes âgées.

C’est à partir d’Omicron que le + de vies ont été sauvées par la vaccination.

« Sûreté des vaccins Covid-19 à ARNm mis à jour pour JN.1 » / « Safety of JN.1-Updated mRNA COVID-19 Vaccines »
https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2836889
Cette étude a été menée en 2024-2025 sur les données de près d’1,6 millions de personnes au Danemark, d’âge moyen 66,8 ans, et pour 54% des femmes. Parmi ces personnes, un peu + d’1 million de personnes, d’âge moyen 73,5 ans, ont reçu un rappel de vaccin adapté au variant JN.1.
L’étude ne s’est pas concentrée sur l’efficacité du vaccin mais sur sa sûreté. Elle a surveillé 29 effets indésirables résultant potentiellement de la vaccination pendant 28 jours suivant l’injection.

Les scientifiques ont établi que la vaccination n’a entraîné aucune augmentation des consultations à l’hôpital.

L’étude semble y compris avoir relevé un effet protecteur de la vaccination (même si ce n’était pas l’objet de la recherche), puisque le taux de consultations pour accident ischémique a baissé de 16% pour les personnes vaccinées pendant cette période et le taux de consultations pour hémorragie intracrânienne a baissé de 8%.

En revanche, le taux de consultations pour myocardite a augmenté de 12% sur cette période. C’est un effet indésirable connu des vaccins Covid, qui est facilement soigné. Le taux de myocardites entrainé par une infection au Covid est très largement supérieur à celui entraîné par une vaccination Covid.

Le vaccin Covid est par conséquent considéré par les scientifiques comme très sécurisé.

« Rappels de vaccin Covid-19 et efficacité chez des adultes malades du cancer aux États-Unis » / « COVID-19 Vaccine Booster Uptake and Effectiveness Among US Adults With Cancer »
https://jamanetwork.com/journals/jamaoncology/fullarticle/2836491

Cette étude a été faite sur les données de santé de près de 73.000 malades du cancer recevant une chimiothérapie ou une immunothérapie dans quatre centres de santé aux États-Unis.
Les vaccins Covid avec rappel réduisaient le risque d’hospitalisation pour Covid d’environ 30% chez ces malades.

Vulgarisation anglophone pour les deux études ci-dessus, sur le Covid chez les malades de cancers :
https://www.cidrap.umn.edu/covid-19/covid-19-vaccines-offer-strong-protection-cancer-patients-uptake-remains-low

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Mortalité du Covid et facteurs socio-économiques : le cas des personnes migrantes et sans papiers

« Inégalités dans la surmortalité pandémique chez les migrant’es avec et sans papiers en Californie, 2020-2023 » / « Inequities in Excess Pandemic Mortality Among Documented and Undocumented Immigrants in California, 2020–2023 »
Étude : https://ajph.aphapublications.org/doi/abs/10.2105/AJPH.2025.308150
Communiqué de presse : https://www.eurekalert.org/news-releases/1092586
Vulgarisation anglophone : https://www.cidrap.umn.edu/covid-19/study-details-higher-covid-death-risks-undocumented-people

Cette étude a analysé la surmortalité en Californie en 2020-2023 en fonction du statut migratoire : personne non migrante, personne migrante avec papiers, personne migrante sans papiers.

L’étude a relevé un risque de mortalité du Covid fortement supérieur pour les migrant’es sans papier.
Le taux de mortalité des migrant’es sans papiers pendant la pandémie a augmenté de 55% par rapport à la période d’avant la pandémie de Covid. Cette augmentation a été de 22% pour des migrant’es ayant obtenu des papiers et de 12% pour des personnes nées aux États-Unis.

Dans les sous-groupes, ces disparités étaient encore + fortes : les travailleureuses essentiel’les sans papiers d’origine latina ont vu leur taux de mortalité augmenter de 91%. Celui des Blanc’hes né’es aux États-Unis était de 8%.

Les scientifiques ont émis des hypothèses sur la cause de ces inégalités, notamment : le fait de travailler dans des métiers exposés aux contaminations, le fait de ne pas avoir accès aux congés maladie, à une assurance santé ou à une assurance chômage, le fait de ne pas recourir aux soins par crainte d’une arrestation.

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Covid Long
Risques et prévalence du Covid long

[Pré-publication] « Prévalence du syndrome du Covid long en 2025 dans un consortium de soins de santé : symptômes persistants et transitoires » / « Long COVID Syndrome Prevalence in 2025 in an Integral Healthcare Consortium: Persistent and Transient Symptoms »
https://www.preprints.org/manuscript/202507.0420/v1

Cette étude, pas encore validée par la communauté scientifique, a été menée à la fois sur les données de santé de près de 200.000 personnes et à partir de questionnaires auprès d’un peu moins de 2000 personnes.

Les scientifiques ont trouvé que les personnes ayant été infectées 3 fois ou + par le Covid présentaient de 3 à 10 fois + de risque de Covid long.
Iels ont également établi que les accidents thrombotiques (c’est-à-dire liés à la présence de caillots dans des vaisseaux sanguins ou des artères) ont doublé entre 2020 et 2024.
Étonnamment cependant, les scientifiques ont établi la prévalence du Covid long à 0,24%, ce qui est très largement inférieur à la plupart des autres estimations. Ces dernières tournent souvent autour de 10%, mais sont parfois bien + élevées (jusqu’à 40%).

« Risque accru de séquelles post-infection au Covid chez des malades présentant des pathologies inflammatoires à médiation immunitaire » / « Increased Risk of Post-Acute Sequalae of COVID-19 in Patients With Immune-Mediated Inflammatory Diseases »
https://www.ghadvances.org/article/S2772-5723(25)00086-X/fulltext

Cette étude a été menée au Danemark, sur près de 26.000 personnes présentant une maladie inflammatoire à médiation immunitaire (IMID) et près de 52.000 personnes sans problèmes de santé.

Les scientifiques ont trouvé que les personnes présentant une maladie inflammatoire à médiation immunitaire avaient 64% de risque en + de développer un Covid long que celles sans pathologie inflammatoire.
Le risque le + fort était pour les personnes ayant une spondylarthrite (+ 105%), une arthrite rhumatoïde (+ 90%) et un psoriasis (+ 62%).

« Impact de maladies rares pré-existantes sur la sévérité du Covid-19, les réinfections et le Covid long, et modifications apportées par la vaccination et la thérapie antivirale » / « Impact of Preexisting Rare Diseases on COVID-19 Severity, Reinfection, and Long COVID, and the Modifying Effects of Vaccination and Antiviral Therapy: A Retrospective Study from the N3C Data Enclave »
https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2025.07.09.25331138v1

Cette étude rétrospective a été menée aux États-Unis sur les données numériques de 21,7 millions de personnes, dont 4,8 millions avec une infection Covid attestée entre 2020 et 2024. 6,36% du total de ces personnes avaient une maladie rare.

Les maladies rares sont celles qui touchent 0,05% ou moins de la population. Entre 5000 et 8000 ont été identifiées.

Les scientifiques indiquent que les personnes ayant des maladies rares présentaient un risque beaucoup plus élevé de conséquences graves d’une infection au Covid (2,6 fois + de risque de Covid très grave, 2,1 fois + de risque d’hospitalisation), par rapport aux personnes sans maladies rares.
Les personnes ayant des maladies ORL rares (nez-gorge-oreilles) présentaient le risque le + élevé, suivi des personnes ayant une anomalie congénitale rare, de celles ayant des pathologies cardiaques rares et de celles ayant des maladies hématologiques et endocriniennes rares.

Chez toutes ces personnes, la vaccination ou la thérapie antivirale réduisaient le risque de forme grave de Covid indépendamment l’une de l’autre. Quand elles étaient associées, la réduction du risque était encore plus forte. Des résultats similaires étaient trouvés chez les personnes sans maladie rare.

En revanche, la vaccination seule ou la thérapie antivirale seule ne réduisaient pas le risque de Covid long. Elles le réduisaient si elles étaient menées conjointement.

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Covid long : modèle animal (macaques) et obésité, prévalence du covid long

« Effets de l’obésité sur la réponse aiguë à l’infection au SARS-CoV-2 et au développement de séquelles » / « Effect of obesity on the acute response to SARS-CoV-2 infection and development of post-acute sequelae of COVID-19 (PASC) in nonhuman primates »
Étude : https://journals.plos.org/plospathogens/article?id=10.1371/journal.ppat.1012988
Communiqué de presse : https://news.ohsu.edu/2025/07/24/study-suggests-long-covid-is-more-prevalent-than-previously-thought
Vulgarisation anglophone : https://www.oregonlive.com/health/2025/07/ohsu-study-suggests-long-covid-may-be-more-common-than-previously-thought.html

Cette étude a été menée au sein d’un centre de recherche sur les primates dans l’Oregon. Des macaques rhésus ont été volontairement contaminé’es au SARS-CoV-2 par les scientifiques. Les macaques n’étaient pas vacciné’es et ont été infecté’es au variant Delta. Les scientifiques visaient à étudier de quelle façon l’obésité modifiait ou pas la réaction de l’organisme au Covid.
Deux groupes de macaques ont été sélectionnés : un groupe obèse et un groupe mince. Les macaques ont été observés pendant 6 mois après l’infection aiguë.

Une partie de la réaction de l’organisme à l’infection a été similaire entre les deux groupes, par exemple la dynamique virale générale (l’évolution de la charge virale dans le temps, le niveau de virus dans l’appareil respiratoire) ou les profils de cytokines (cellules qui coordonnent la réponse immunitaire).

D’autres réactions étaient très différentes entre les deux groupes, par exemple : les symptômes pulmonaires, la sensibilité à l’insuline, la température corporelle ou l’activité nocturne.

Par ailleurs, sous l’effet de l’infection, plusieurs paramètres chez les animaux minces ont évolué pour ressembler à ceux des animaux obèses.

Enfin, le résultat de l’étude qui a été le plus marquant était que le Covid long était beaucoup plus répandu qu’attendu. De 60 à 90% des macaques, obèses ou minces, ont déclenché des problèmes de santé chroniques constatés plusieurs mois après l’infection aiguë, alors même que les symptômes de celles-ci étaient restés modérés chez les macaques. Parmi ces symptômes chroniques figuraient : une inflammation, des troubles du sommeil ou des changements dans les taux d’hormones métaboliques liés à des maladies cardiaques ou au diabète.

Les scientifiques concluent que cela suggère que le Covid long est beaucoup plus répandu qu’estimé chez les humain’es. Iels conseillent à toute personne, même après une infection supposément bénigne, de surveiller des symptômes chroniques se déclenchant des mois après.

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Effect of obesity on the acute response to SARS-CoV-2 infection and development of post-acute sequelae of COVID-19 (PASC) in nonhuman primates

Author summary The COVID-19 pandemic resulted in significant illness and death due to complications of acute infection but has also resulted in a chronic condition called long COVID. Individuals who are obese or who have other aspects of metabolic disease such as hypertension or diabetes are susceptible to more severe acute COVID-19, while the risk for developing new metabolic disease is increased after apparent recovery. Since the COVID-19 pandemic coincided with the ongoing global epidemic of obesity, an important question is how pre-existing obesity affects the long-term responses to SARS-CoV-2 infection. We compared the short and long-term effects of SARS-CoV-2 infection in lean and obese rhesus macaques over the 6 months following initial infection. While the levels of virus in the respiratory system, SARS-CoV-2-specific antibodies, and inflammatory factors in the blood were not different between lean and obese animals, other responses such as lung damage, body weight, body temperature, and nighttime activity levels were different in lean versus obese animals. Furthermore, some characteristics of lean animals were altered following SARS-CoV-2 infection to resemble those in obese animals. Since many of these changes were present in most animals, long COVID may be more prevalent than estimated from self-reported symptoms in human studies.

Covid long : atteintes des organes

[Pré-publication] « L’invasion silencieuse : les atteintes cachées du Covid-19 aux organes humains » / « Silent Invasion: COVID-19’s Hidden Damage to Human Organs »
https://www.preprints.org/manuscript/202507.0013/v1

Cette étude, pas encore validée par la communauté scientifique, fait le point sur les multiples dommages causés par une infection, même bénigne, au Covid. Elle s’est appuyée sur l’analyse de la littérature scientifique.

Les auteurices insistent sur le fait que le Covid ne doit pas être défini comme une pathologie respiratoire, mais systémique. Iels disent que cela exige une approche pluridisciplinaire, c’est-à-dire que des médecins de différentes spécialités doivent s’associer pour prendre en charge les malades.
Les scientifiques définissent le Covid comme « une maladie de 10 systèmes d’organes fondamentaux, sans spécificité d’un seul organe ». Ces 10 systèmes d’organes, c’est-à-dire des regroupements d’organes travaillant ensemble, sont selon elleux : les systèmes cardio-vasculaire, neurologique, rénal, hépatique, endocrinien, hématologique, gastro-intestinal, immunitaire et de santé mentale.

Les scientifiques indiquent que les dommages aux organes sont courants et peuvent se maintenir même après la résolution des symptômes.
Iels affirment que les dénominateurs communs à ces différentes séquelles ou effets différés du Covid sont la dysfonction endothéliale (maladie de la couche interne des vaisseaux sanguins), la tempête de cytokines (une réaction inflammatoire disproportionnée) et le stress oxydatif (un phénomène chimique dans notre corps qui peut endommager nos cellules et causer diverses maladies).
Iels explorent les traitements potentiels, parmi lesquels les médicaments antifibrotiques, les immunomodulateurs et les traitements vasculaires

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Covid Long et économie

« Le fardeau actuel et à venir du Covid long aux États-Unis » / « The Current and Future Burden of Long COVID in the United States »
https://academic.oup.com/jid/article-abstract/231/6/1581/7972782
Cette étude a été faite à partir d’une simulation par ordinateur et se fonde sur une analyse exclusivement économique et quantitative du Covid long. Elle part de l’estimation qu’il y a actuellement aux États-Unis 44 à 48 millions de malades du Covid long.
Les scientifiques indiquent que selon leurs simulations, le coût moyen d’un seul cas de Covid long durant une seule année va de 5000 à 11.600 $. Ce coût est très majoritairement occasionné (à + de 92%) par la perte en productivité de la personne malade.
Les scientifiques en concluent que le nombre actuel de malades du Covid long pourrait coûter chaque année à la société entre 2 et 6,5 milliards de $, aux employeureuses entre 2 et 6,5 milliards de $ en pertes de productivité, aux tiers-payants entre 21 et 68,5 millions de $.

Les scientifiques affirment que le fardeau économique du Covid long pourrait déjà dépasser celui de nombreuses autres maladies chroniques et qu’il va continuer à augmenter chaque année vu que les cas de Covid continuent de s’accumuler.

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Covid long : atteintes neurologiques

« Profils d’individus ayant un Covid long et se plaignant de troubles cognitifs persistants » / « Profiles of Individuals With Long COVID Reporting Persistent Cognitive Complaints »
https://academic.oup.com/acn/advance-article/doi/10.1093/arclin/acaf064/8196889

Cette étude a été faite avec 123 malades de Covid long qui éprouvaient toujours des troubles cognitifs 2 ans après l’infection. L’étude s’est appuyée à la fois sur des autodéclarations de symptômes (« plaintes ») et sur des examens médicaux.

Ces malades ont majoritairement eu des infections bénignes à modérées (88%). Iels ont eu en moyenne 1,7 infections connues, dont au moins 1 médicalement attestée, entre 2020 et 2023. 70% étaient des femmes.
Un examen neuropsychologique a montré que 72% des personnes avaient au moins un trouble cognitif, essentiellement concernant l’attention et les fonctions exécutives (inhibition, flexibilité, mémoire de travail).
Plus de 80% des malades souffraient de troubles du sommeil et d’épuisement, 97% de troubles de la concentration, 80% de troubles de la mémoire et de difficultés à trouver leurs mots.

20% des malades n’avaient pas conscience de leurs troubles cognitifs, en particulier de la mémoire (anosognosie).

Les scientifiques ont estimé que les malades se regroupaient dans 3 catégories :
groupe 1 (28%) : personnes présentant des performances basses dans tous les domaines, sauf la mémoire verbale de long terme.,
groupe 2 (52%) : personnes présentant des troubles variés mais moins prononcés que dans le groupe 1.,
groupe 3 (20%) : personnes essentiellement affectées par un trouble de la mémoire verbale de long terme, mais sans problème au niveau des fonctions exécutives. Ce groupe comprenait davantage d’hommes.,
Moins de 1% des malades étaient en congé maladie avant leur Covid, 34% l’étaient au démarrage de l’étude, et 54% des personnes toujours en poste estimaient que leurs troubles cognitifs affectaient leurs activités professionnelles.

TW expérimentation animale

« Les hamsters développant un Covid long présentent des profils transcriptomiques differents, en lien avec des processus neurodégénératifs dans le tronc cérébral » / « Hamsters with long COVID present distinct transcriptomic profiles associated with neurodegenerative processes in brainstem »
Étude : https://www.nature.com/articles/s41467-025-62048-7
Vulgarisation francophone : https://bsky.app/profile/winslowsp.bsky.social/post/3lukqo7vt7s2j

« Le SARS-CoV-2 persiste dans le tronc cérébral de hamsters jusqu’à 80 j (durée de l’étude) après infection, bien au-delà de la phase aiguë.
Cette persistance s’accompagne d’une reprogrammation durable de 100aines de gènes liés à l’immunité, au métabolisme énergétique et aux voies neurodégénératives.
(…) Des signatures de maladies neurodégénératives sont repérées dans le tronc cérébral post Covid. La maladie pourrait accélérer des processus similaires.

Les signatures transcriptomiques diffèrent nettement entre phase aiguë (1-6 j) et phase chronique (>28 j), ce qui signifie que les suivis à long terme (+ de 30 jours) sont essentiels dans les modèles animaux : les séquelles durables passent inaperçues dans les études courtes. »

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Covid Long : atteintes cardiovasculaires et pulmonaires

« Prévalence d’anomalies cardiovasculaires et pulmonaires sur l’imagerie TEP-IRM et CT scan chez les malades du Covid long » / « Prevalence of Persistent Cardiovascular and Pulmonary Abnormalities on PET/MRI and DECT Imaging in Long COVID Patients »
Étude : https://jnm.snmjournals.org/content/66/7/1126
Vulgarisation anglophone : https://snmmi.org/Web/News/Articles/Abnormal-Long-COVID-PET-MR-Findings-Linked-to-Future-Cardiac-and-Pulmonary-Diseases

Cette étude a été faite avec 98 malades de Covid long, d’âge moyen 48,5 ans, un peu plus de la moitié étant des femmes. Le Covid long était défini comme la persistance de symptômes cardio-pulmonaires 9 à 12 mois après l’infection aiguë. Le symptôme le plus courant de leur Covid long était l’essoufflement (80%) et 27% avaient dû être hospitalisé’es.

Le CT scan présentait des anomalies chez 90% des malades (notamment infiltrats pulmonaires et perfusion anormale).

Le PET/IRM était anormal chez 57% des malades (notamment évocateur de myocardite, péricardite ou de troubles vasculaires). Le profil de protéines dans le plasma était significativement distinct chez les malades Covid long, que leur PET/IRM soit normal ou anormal.
Les scientifiques considèrent que ces résultats d’imagerie indiquent un risque plus fort de maladies cardiaques et pulmonaires dans le futur chez les malades du Covid long et recommandent un suivi médical en ce sens.

#ARRAVeille

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Prevalence of Persistent Cardiovascular and Pulmonary Abnormalities on PET/MRI and DECT Imaging in Long COVID Patients

The objective of this study is to describe the prevalence of inflammatory cardiopulmonary findings in a prospective cohort of long coronavirus disease (LC) patients. Methods: Subjects with a history of coronavirus disease 2019 infection, persistent cardiopulmonary symptoms 9–12 mo after initial infection, and a clinical assessment compatible with LC underwent cardiopulmonary 18F-FDG PET/MRI, dual-energy CT (DECT) of the lungs, and plasma protein analysis (subgroup). A control group that included subjects with a history of acute severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 infection but without cardiopulmonary symptoms at recruitment was also characterized. Results: Ninety-eight patients (median age, 48.5 y; 47% men) were enrolled. The most common LC symptom was shortness of breath (80%), and 27% of participants were hospitalized. Of the subjects, 90% presented abnormalities in DECT, with 67% and 59% of participants demonstrating pulmonary infiltrates and abnormal perfusion, respectively. PET/MRI was abnormal for 57% of subjects: 24% showed cardiac involvement suggestive of myocarditis, 22% presented uptake reminiscent of pericarditis, 11% showed periannular uptake, and 30% showed vascular uptake (aortic or pulmonary). There was no myocardial, pericardial, periannular, or pulmonary uptake on the PET/MRI scans of the control group ( n = 9). Analysis of plasma protein concentrations showed significant differences between the LC and the control groups. Lastly, the plasma protein profile was significantly different among LC patients with abnormal and normal PET/MRI. Conclusion: In LC subjects evaluated up to a year after coronavirus disease 2019 infection, our results indicate a high prevalence of abnormalities on PET/MRI and DECT, as well as significant differences in the peripheral biomarker profile, which might warrant further monitoring to exclude the development of complications such as pulmonary hypertension and valvular disease.

Journal of Nuclear Medicine

Covid Long et inflammation chronique : hypothèse sur les mécanismes du Covid Long

« Relations entre inflammation chronique et les maladies auto-immunes dans le cadre du COVID Long » / « Chronic inflammation in Long COVID relationship to autoimmune diseases »
Étude : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1568997225001429
Vulgarisation francophone : https://bsky.app/profile/winslowsp.bsky.social/post/3luzqbe6kcs2q

« Des études suggèrent que l'inflammation chronique systémique causée par des composants viraux résiduels pourrait être l'un des mécanismes physiopathologiques du COVID long (CL). Cet article passe en revue les pathologies auto-immunes causées par l'inflammation chronique.
La pathogénèse du COVID peut expliquer certaines des complications et symptômes CL : le virus pénètre et est exprimé sur plusieurs sites. La persistance de particules ou composants viraux peut provoquer une réponse inflammatoire chronique persistante, et le développement du CL. »

Autre vulgarisation francophone : https://bsky.app/profile/apresj20.bsky.social/post/3lv4euycdhk2p

#ARRAVeille

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EM/SFC

« Mitochondries et santé » / « Mitochondria and health »
Synthèse du NIH : https://www.nih.gov/news-events/nih-research-matters/mitochondria-health
Vulgarisation francophone : https://bsky.app/profile/apresj20.bsky.social/post/3lumi557pkk2m
« Souvent décrites comme les "centrales énergétiques" des cellules, les mitochondries jouent bien plus de rôles que la simple production d’énergie. Leur dysfonctionnement est désormais lié à de nombreuses maladies chroniques.
(…) Elles sont un pivot de la santé physique, mentale et cognitive.
Les chercheurs les placent désormais au cœur de la compréhension de l’#EMsfc et du #CovidLong. »

Sur l’étude déjà citée ici
« SMPDL3B, un nouveau biomarqueur et une cible thérapeutique dans l’EM/SFC » / « SMPDL3B a novel biomarker and therapeutic target in myalgic encephalomyelitis »
https://translational-medicine.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12967-025-06829-0
Un autre article de Vulgarisation anglophone : https://www.montrealgazette.com/news/health/article1054114.html

« Risque élevé de déclenchement d’une EM/SFC jusqu’à 4 ans après une infection au SARS-CoV-2 » / « Elevated risk of new-onset chronic fatigue syndrome/myalgic encephalomyelitis up to four years after SARS-CoV-2 infection »
https://translational-medicine.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12967-025-06625-w
Il s’agit d’une étude avec plusieurs résultats surprenants et contredits par d’autres études. À prendre avec des précautions.
Cette étude a été menée entre 2020 et 2024 à partir des données de 10.700 adultes hospitalisé’es pour Covid, 25.400 adultes avec Covid mais sans hospitalisation et 111.300 adultes sans infection au Covid.
Par rapport aux personnes n’ayant pas été contaminé’es au Covid, le risque de déclencher une EM/SFC était beaucoup + élevé chez toutes les personnes ayant eu un Covid. Les personnes hospitalisées présentaient 46% de risque en +. Les personnes non hospitalisées présentaient 56% de risque en +. Le fait qu’une forme + grave de Covid entraine moins de risque d’EM/SFC est surprenant et contredit par d’autres études.
Les personnes les + susceptibles de développer une EM/SFC était les femmes (+ 54%), les personnes ayant une maladie du foie (+ 61%), celles ayant des maladies autoimmunes (+ 57%) et celles ayant des troubles anxieux (+ 35%). Autre élément surprenant de cette étude et contredit par d’autres études : la vaccination aurait entraîné 24% de risque en +.

La réinfection au Covid n’était pas associée à un risque accru de développer une EM/SFC. Cet élément est également contredit par d’autres études.

#ARRAVeille

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Mitochondria and health

Your cells’ mitochondria produce almost all the energy your body needs to survive. They also play a role in many other vital cellular functions. This feature looks at how insights about these cellular powerhouses might lead to new ways to help prevent and treat diseases.

National Institutes of Health (NIH)

EM/SFC : hypothèse sur la cause et perspectives cliniques

[Pré-publication] « La sénescence endothéliale induite par des virus comme cause et facteur d’EM/SFC et de Covid long, entraînés par un système immunitaire dysfonctionnel » / « Virus-Induced Endothelial Senescence as a Cause and Driving Factor for ME/CFS and Long COVID: Mediated by a Dysfunctional Immune System »
Étude : https://www.preprints.org/manuscript/202505.1875/v1
Vulgarisation anglophone : https://www.independent.co.uk/news/health/long-covid-myalgic-encephalomyelitis-chronic-fatigue-syndrome-b2796886.html

Cette étude, non encore validée par la communauté scientifique, a été menée par un groupe de scientifiques travaillant sur le système cardio-vasculaire et le sang au cours des maladies infectieuses. Iels se sont focalisé’es ici sur ce qui déclenche puis entretient une EM/SFC ou un Covid long.

Leur hypothèse est que certains virus, comme celui du SARS-CoV-2, transforment les cellules endothéliales (formant la couche interne des vaisseaux sanguins) en « cellules zombies » ou « sénescentes ». Elles ne se divisent plus, mais elles facilitent l’entrée du virus. Elles continuent par ailleurs à relâcher dans le sang des molécules qui, d’une part, stimulent et embrouillent le système immunitaire, et d’autre part, épaississent le sang et créent des micro-caillots. Ces caillots ralentissent la circulation sanguine, donc le transport d’oxygène vers les muscles et les organes. Ce problème s’accentue lors d’un effort.

Les scientifiques indiquent qu’en se centrant sur ces « cellules zombies », iels permettent de construire un récit cohérent de l’EM/SFC et du Covid long. Ce récit fait le lien entre les micro-caillots, la dette d’oxygène (ce qui fait qu’on a besoin de reprendre son souffle après un effort), le brouillard mental, les étourdissements, la perméabilité intestinale (le fait que la paroi de l’intestin relâche des substances toxiques dans le sang au lieu de les évacuer) et les troubles immunitaires.

#ARRAVeille

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Covid et autres risques infectieux

« L’infection au Covid-19 et son lien avec des formes sévères de malaria et de dengue : étude épidémiologique en Inde du Sud » / « COVID-19 infection and its association with severe malaria & dengue: an epidemiological study from Southern India »
https://bmcinfectdis.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12879-025-11324-4

Cette étude a été menée avec un petit groupe de 293 personnes qui ont eu un test positif à la malaria ou à la dengue entre 2022 et 2024. L’âge moyen des participant’es était de 36,7 ans. Parmi ces personnes, 24% ont eu la malaria et 76% la dengue.

30% des malades de la malaria ont fait une forme sévère de la maladie. 36% des malades de la dengue ont fait une forme sévère de la maladie.
Parmi les malades sévères de la dengue, 98% avait eu une infection au Covid avant, soit un risque 56 fois + élevé de développer une dengue sévère que les personnes non contaminées au Covid.

86% des malades sévères de la malaria avaient également eu une infection au Covid avant, soit un risque 264 fois (oui oui vous avez bien lu il ne manque pas une virgule) + élevé de développer une malaria sévère que les personnes non contaminées au Covid

#ARRAVeille

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COVID-19 infection and its association with severe malaria & dengue: an epidemiological study from Southern India - BMC Infectious Diseases

Background Post-Coronavirus Disease-19 (COVID-19) sequelae involve complex biological processes that can alter the progression and clinical outcome of other infectious diseases. However, there is no documented information on the influence of COVID-19 on the development of severe malaria and dengue. Hence, this study was conducted to determine the association between malaria & dengue and previous COVID-19 infection among the adult population of Mangalore Taluk and to describe the socio-demographic and clinical correlates of malaria & dengue. Methods This case-control study was conducted among 293 participants who were positive for either malaria or dengue from November 2022 to August 2024. Data were collected using a proforma which contained sections on demographic details, clinical profile and comorbidities, history of COVID-19 infection and COVID-19 vaccination status. The participants were categorised into having severe disease and mild to moderate disease based on operational definitions. The data were analysed using the Statistical Package for Social Sciences (SPSS) version 29. Chi-square test was done, and a p-value less than 0.05 was considered statistically significant. Binary Logistic Regression analyses were used and odds ratios were estimated. Results A total of 293 participants were included in the study with a mean age of 36.7 (SD:14.8) years. Among them, 23.9% (n = 70) had malaria and 76.1% (n = 223) had dengue. Out of those who had malaria, 30% (n = 21) developed severe illness, whereas among those who had dengue 35.8% (n = 80) developed severe dengue. Overall, 58.4% (n = 171) were in the age group of > 30 years. In total, 98.1% (n = 52) of the participants with dengue fever with a history of COVID-19 infection developed severe dengue, (aOR:55.93 (95% CI:7.17–435.92) p < 0.001) compared to those without. Similarly, 85.7% (n = 12) of the participants with a history of COVID-19 infection developed severe malaria (aOR: 263.7 (95% CI: 34.9–1987.4) p < 0.001) compared to those and these differences were found to be statistically significant. In addition, those participants belonging to lower socio-economic classes had higher chances of developing severe dengue than those belonging to the upper socio-economic class (p < 0.001*). Conclusion Those with a prior history of COVID-19 infection had higher chances of developing severe malaria and dengue than those without a history of COVID-19 infection.

BioMed Central

Covid et vieillissement cérébral

« Accélération du vieillissement cérébral au cours de la pandémie de covid-19 » / « Accelerated brain ageing during the COVID-19 pandemic »
Étude : https://www.nature.com/articles/s41467-025-61033-4
Vulgarisation anglophone : https://www.nature.com/articles/d41586-025-02313-3
Diagrammes traduits en français : https://bsky.app/profile/associationarra.bsky.social/post/3lukuc4dums2s

Cette étude a été faite en Grande-Bretagne sur l’imagerie par IRM de près de 1000 personnes sans problèmes de santé.

Deux imageries par personne ont été collectées : les deux avant la pandémie de Covid pour le groupe contrôle, une avant et une après le début de la pandémie pour le groupe pandémique.

Sur la 2e imagerie, les personnes du groupe pandémique montraient un vieillissement cérébral de 5,5 mois supplémentaires par rapport au groupe contrôle.

Le vieillissement cérébral accéléré touchait davantage les hommes, les personnes pauvres et les personnes âgées.

Point de désaccord : les scientifiques indiquent que ce vieillissement affectait tout le monde « indépendamment d’une infection au Covid », mais que le déclin cognitif lié à ce vieillissement était en revanche attesté chez les personnes ayant eu un Covid. Cependant, en raison du nombre d’infections non testées et/ou asymptomatiques ainsi que de la circulation universelle du virus du Covid, il aurait été plus précis et plus prudent d’écrire que le vieillissement affectait tout le monde « indépendamment d’une infection documentée au Covid » et que le déclin cognitif était attesté chez les personnes ayant pris soin de tester leur Covid.

#ARRAVeille

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Accelerated brain ageing during the COVID-19 pandemic - Nature Communications

This study shows that the COVID-19 pandemic accelerated brain ageing in UK adults, even without infection. The effect was stronger in older individuals, in men, and those from deprived backgrounds. Cognitive decline was seen only in those infected.

Nature