Pour Quitterie Chadefaux, consultante égalité hommes femmes et prévention des violences, et auteure du podcast «La Chose étrange» sur l’éducation à la vie affective et sexuelle des ados, une bonne partie du travail s’effectue - dans l’idéal - avant même l’exposition de l’adolescent à ces contenus. «Les masculinistes proposent des codes de genre traditionnels, poursuit-elle, il est donc essentiel que l’enfant ait été exposé dès le début de sa vie à des modèles alternatifs de masculinité. Le père a alors un rôle à jouer, en montrant sa vulnérabilité, par exemple, en favorisant l’empathie.» De même, la communication autour de la vie affective et sexuelle pour que l’enfant soit informé et éclairé au mieux doit être instaurée bien avant l’adolescence, période plus complexe en matière de discussion parents-enfant. Enfin, Quitterie Chadefaux insiste : une éducation au numérique est indispensable : « Sans elle, leur donner un téléphone portable revient à leur offrir une grenade dégoupillée ».
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(Après c'est du bon travail, honnêtement, ce n'est pas une raison pour financer Le Figaro mais c'en serait une pour financer une blogueuse/journaliste indépendante.)
Bref : ce ne sont pas en premier lieu les adolescent·es mais les parents et les libristes qu'il faut éduquer au numérique (et aux logiciels libres).
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«Le père a un rôle à jouer» : les conseils de pro aux parents qui s’inquiètent du discours masculiniste de leur adolescent
CONSEILS - La propagation de l’idéologie masculiniste chez les jeunes inquiète depuis plusieurs années. En tant que parents, comment réagir face à son ado qui prononce un discours extrême ?
