Si vous croyez que vous maitrisez l'accord du participe passé, c'est faux! Déroulez ⬇️⬇️
@laelia_ve
Cullioli a pourtant démontré il y a 30 ans que c'était sans problème.
Le COD n'est pas exprimé et le pronom-adverbial "en" pronominalise un complément du nom du COD.
Et donc un GNPrép. Et "en" pronominalise un GNP.
• J'ai en ai mangé, "de quoi ?"
• J'ai mangé "Qt Ø des pommes" est un complément indéfini en quantité
• J'ai mangé une certaine qt de + "les" pommes.
Mais défini en qualité.
Comparativement nous avons bien :
Je l'ai mangée en entier, la tarte.
L' => GN COD (déf en qualité, indéf en quantité sf not° de totalité et pas de CdN).
Il n'y a aucune irrégularité : pas d’accord hors du COD, pas d’accord sans quantité exprimée.
@furansowa @laelia_ve oui, certes. Mais quel bénéfice toute cette cathédrale abstraite si on renonce à cette règle tordue?
Culioli est super abstrait à enseigner, et il a surtout raisonné sur son intuition. J'ai sous le coude un entretien où il affirme ingénument qu'on ne peut pas dire quelqu'une en français et il explique pourquoi. Or, ben on trouve 'quelqu'une' en français souvent et depuis longtemps...
Moi, les endives, j'en ai surtout mangé rôties au four.
Moi, les endives, je les ai surtout mangé rôties au four.
Comme à l'oral. Et puis c'est tout. Non?
Je ne comprends pas cet argument d'un excès d'abstraction.
Sa théorie repose sur la théorie des ensembles. Certes, ce n'est pas le chapitre des maths sur lequel on passe le plus de temps.
Il n'y a pas un niveau de difficulté élevé pourtant.
Entre cela et des notions de latin, et il ne reste pas grandes difficultés.
@furansowa @laelia_ve
Là on parle d'un petit cas de figure, modéliser le non accord du participe après "en". Parmi plein d'autres cas de figure, les mesures, etc.
Alors que: "le participe passé conjugué avec avoir est invariable, parce qu'il fonctionne comme un verbe et non comme un adjectif", ça règle TOUT.
Et sérieusement, je maintiens que Culioli est très abstrait et ses modèles n'ont pas été conçus sur corpus, donc il faut les interpréter à chaque nouveau cas.
Ici, avec mes endives, dans les deux cas ça réfère à la majorité de l'ensemble des endives mangées dans ma vie. Dans l'absolu, ou par rapport à l'ensemble des endives du monde. Mouais...
La théorie des ensembles en tête, l'accord des endives est clair.
Quand c'est la totalité des endives, "les", l'accord se fait fait car la quantité et la qualité sont exprimées. En multiple on ne sait pas mais en pluriel on sait = tout.
Quand la quantité des endives est un sous-ensemble inderminé, "en", l'accord se fait avec la qualité mais pas en quantité. Et la syntaxe suit la logique : accord avec COD mais pas d'accord avec le CDN du COD.
C'est simplissime*.
* Le générativisme chomskien est autrement plus imbitable que l'énonciativisme culliolien. Et Paris VII avait avec Nicole RIVIÈRE un excellent pôle de formation.
@furansowa @laelia_ve l'exemple c'est "Moi, les endives, je les ai surtout mangé rôties au four". Et compte tenu de la présence de "surtout" qui modalise, on ne peut pas interpréter "les" comme référant à tout l'ensemble. Il réfère à la majorité. Sans l'adverbe "surtout", on aurait en effet pris tout l'ensemble.
Si on suit la théorie des ensembles donnée plus haut, l'adverbe "surtout" devrait empêcher l'accord parce qu'il fait au fond la même opération que "en", il pose le domaine des endives, et il prélève en masse la majorité.
Ma vraie question: qu'est-ce qu'on perd dans l'interprétation par l'absence de l'accord, (par ailleurs inaudible à l'oral)?
Je me rends compte que l'emploi du PC vient mettre le bazar.
La phrase je l'ai comprise comme durant le séjour (vacances/camping) ou durant la saison des endives, je les ai surtout préparées au four.
Pas durant un unique repas, j'ai mangé surtout les endives rôties et j'ai majoritairement délaissé les endives crues.
Bref.
Je les ai *mangé rôties... me semble maintenant totalement erroné.