Que signifie la fin du "fact-checking" ou politique de modération ?

Alors que Mark Zuckerberg a annoncé la fin de "fact-checking" pour le groupe Meta, propriétaire notamment de Facebook, qu'en est-il de la régulation des réseaux sociaux et de l'espace collectif numérique ?

France Culture
Premier reproche à #HelloQuitteX le manque de diversité politique de ce mouvement. Réponse de David Chavalarias : si je fais une issue de secours à une pièce, qu'il y a le feu et que les personnes qui sortent sont toutes de gauche, cela fait-il de l'issue de secours une issue partisane ?

Réponse des journalistes. IL n'y a pas le feu, vous manquez de rigueur dans vos études, à Princeton ils font mieux. Et puis c'est curieux vous ne parlez pas de Tik-Tok. Et vous ne défendriez pas un peu l'antisémitisme de gauche ?

Pas sûr que l'émission décole.
#HelloQuitteX

En tout cas ça démarre de façon très polarisée. Pour le moment @chavalarias laisse parler et attend son tour pour répondre. Il ne pourra sans doute pas répondre à tout, mais il va certainement parler science.

@chavalarias : « X est dans un programme de recherche de mon labo depuis 7 ans. Tik-tok viendra peut-être en son temps… »

Il est interrompu et rebondit en focalisant sur le fait que X ne respecte pas la loi européenne.

[Je continue sans mentionner, désolé pour le bruit.] David Chavalarias décrit son papier dans Nature sur le filtre tweeter/Xet le biais de toxicité. Un des journalistes invités, dit (en gros) que la revue des papiers par les pairs est une méthode scientifique douteuse et qu'il y a justement un article dans Nature là dessus.

Jean-Sébastien Ferjou (Atlantico), explique que Twitter est un outil formidable et qu'il suffit d'ignorer Musk. Tandis que que Tik-Tok c'est mal. Il parle de récupération de données pour la publicité, et il explique ainsi le filtrage. Pas sûr qu'il ait lu les papiers et le livre Toxic Data, il redit ce qu'écrit Chavalarias en moins bien.

C'est quoi le mot croisillon quand un journaliste explique à un scientifique son travail ?

Marc Weitzman, dit en gros que tout ça est un peu plus complexe et nuancé. Et passe la parole à Samuel Fitoussi. Ça parle fact-checking, qui peut taper à côté et se révéler être une censure (on est un peu hors sujet).

Fitoussi : les journalistes aussi ont des biais, mais vous n'en parlez pas David Chavalarias.

David Chavalarias tente de répondre à l'attaque Princeton c'est 10 k utilisateurs et votre papier c'est quelques centaines, en expliquant la notion d'intervalle de confiance.
Depuis le début de l'émission, les invités attaquent David Chavalarias en l'accusant d'être partisan et ne le laissent pas terminer son propos. Il essaie actuellement d'expliquer en quoi X a pu influencer l'élection de Trump, mais il est interrompu en permanence.

Impression globale. Les journalistes se meuvent dans un milieu ou le langage sert à exprimer des opinions, et où il faut se couper la parole pour s'exprimer. Les journalistes invités avaient l'intention de coller une étiquette partisane à @chavalarias qui n'a pas suivi et n'a fait que tenter de renvoyer au travail scientifique.

Je doute qu'un public non averti ait eu assez d'éléments sur l'enjeu démocratique du contrôle des filtres des réseaux sociaux pour 42 min d'émission.

@pierre
y'a des chances que ça n'ait pas été l'objectif...
j'ai écouté 3 minutes et j'ai fui, bravo pour ton courage et celui de @chavalarias de vous y être carrément confronté !
@couscous Du fond de chez moi avec ma tarte tatin au four je n'ai pas eu besoin de beaucoup de courage. Mais chapeau à @chavalarias !
@pierre
Je n'ai écouté que quelques minutes mais les interruptions qu'a subi @chavalarias m'ont laissé penser que les interlocuteurs étaient d'une franche partisannerie pro liberté de désinformer (la loi ça sert à rien, la science c'est nul). Je comprends ici qu'ils sont “journalistes”. Misère.

@pierre

David Chavalarias @chavalarias a été sommé de répondre sur la toxicité de twitter et tout son temps de parole a servi à défendre ses recherches.
Or la question qui aurait pu être posée aux autres invités, c'est "êtes-vous favorables au fait qu'un réseau social central soit fermé, et la propriété d'un acteur politique américain ? En quoi cette situation garantit-elle la neutralité de traitement des échanges ?".
Évidemment c'est facile de dire ça quand on écoute l'émission bien à l'abri.

@pierre @chavalarias
C'est un classique des débatteurs aguerris/malhonnêtes : lancer des boules puantes et regarder l'interlocuteur se dépêtrer. S'il dit un truc utile, on le coupe.
Et comme par hasard, à la fin, il n'y a plus de temps pour parler du sujet qu'on était venu porter.
Une des solutions est de répondre aux questions idiotes par d'autres questions, de fond, elles. Ainsi il est possible de mettre en évidence l'arrière-cuisine pas très propre de l'adversaire.
@pierre @chavalarias
J'en ai quelques autres :
"Ça vous fait peur, le fait que des gens quittent un réseau centralisé pour d'autres réseaux moins affiliés à des milliardaires ?"
"Vous qui défendez la liberté d'expression, quel est votre point de vue sur le compte qui montrait où allait l'avion d'Elon musk ?"
"Quel est votre avis sur les conditions de travail à SpaceX ? Pensez-vous qu'il est possible d'en parler sur X sans censure?"
@pierre @chavalarias
"Vous parlez des risques de manipulation par des publicités, de personnes que vous dites naïves...ceci venant directement du modèle économique de ces réseaux sociaux...quelle solution préconisez-vous ?"
@pierre @chavalarias
"Quels sont ces thèmes défendus par les Républicains qui selon vous mériteraient plus d'audience ?"
"Des études démontrent-elles la présence massive de biais dans le fact-checking réalisé ces dernières années sur les réseaux sociaux ?"
"Qu'est-ce qui dans le programme de l'AFD vous semble intéressant à promouvoir ?"
"Vous parlez de personnes crédules, à quelle proportion les estimez-vous ? Sur quels critères estimez-vous qu'une personne est crédule ou pas ?"
@pierre @chavalarias
On refait un peu le match ici, et le dispositif était d'emblée biaisé, mais bon, si ça peut aider :)
@Teratogenese @pierre @chavalarias
Bien se préparer à un entretien dans les medias (COMME SI C'ETAIT UN MATCH, une épreuve sportive), c'est devenu absolument indispensable.
Il me semble que Alexandre Jaafari en a parlé dans un de ses fils sur X (justement).
Et il a décidé de rester...
Les questions de stratégie, ça fait rarement l'unanimité, parce qu'on ne peut PAS prévoir toutes les conséquences d'1 geste, seulem-t des probabilités.
@pierre @chavalarias
J'entends également que David Chavalarias se fait énormément couper la parole. Il s'interrompt, et se retrouve à devoir répondre aux interventions récurrentes et malhonnêtes de ses interlocuteurs.
Ce qui me semble bien marcher, face à des personnes malhonnêtes qui utilisent l'interruption comme moyen de discréditer, c'est de finir ses phrases sans ciller, sans tenir compte du fait qu'on se fait interrompre.
@pierre @chavalarias
Cela va sans dire que l'animateur de cette émission fait un travail totalement indigent. C'est normalement à lui de distribuer la parole et de faire le silence.
@pierre @chavalarias
Voilà, je donne, installé bien au chaud chez moi, des conseils oratoires. Mais franchement je ne suis pas certain qu'une fois devant un micro, je me débrouillerais mieux !
@pierre
D'autant que la thématique centrale de l'opération (une volonté collective de désamorcer le contrôle d'un réseau comme X par un opérateur privé qui entend biaiser le partage d'informations, alors même qu'on sait son rôle central dans le débat public démocratique) n'a finalement pas été abordée dans l'émission.
@pierre par ailleurs, mention spéciale pour l'argument final du "journaliste" d'Atlantico : "de toute façon, c'est comme ça aux USA". Si nécessité fait loi, on en vient à se demander pourquoi est-il même venu participer à une émission qui portait sur l'effet des réseaux sociaux sur le débat démocratique.

@felixmegret Oui et quand bien même les réseaux sociaux à part Tik Tok ne seraient pas toxiques aux USA (d'après lui), ça n'est pas forcément pareil en France ou en Europe.

Tik Tok est sans doute très bien en Chine avec ses contenus éducatifs. On peut quand même prendre avec prudence son influence dans le reste du monde.

Pourquoi penser différemment et délivrer un blanc-seing aux RS états-uniens quand beaucoup de voyants sont au rouge ?

@pierre je suis d'accord, il faut même resituer le débat autour d'une question de souveraineté numérique.
Mais si j'ai bien compris son positionnement, il lui suffirait d'affirmer qu'il est "libéral" pour éviter le problème puisque les RS d'ajd sont manifestement l’avènement du marché mondial des idées !
C'est beau la pensée magique.