👉 A lire : rapport du CollĂšge Codes sources et Logiciels (@ouvrirlascience) pour Ă©laborer des prĂ©conisations de dĂ©ploiement d’un catalogue national des #LogicielsDeRecherche
Objectifs identifiĂ©s : s’appuyer sur l’existant et automatiser au maximum

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Vers un catalogue des logiciels issus de la recherche

L’un des objectifs majeurs du collĂšge « Codes sources et logiciels » du comitĂ© pour la science ouverte est de contribuer Ă  une meilleure comprĂ©hension du rĂŽle du logiciel dans la recherche. Le logiciel de recherche constitue une production scientifique de mĂȘme importance que les publications et les donnĂ©es : ces trois facettes du savoir acadĂ©mique interagissent les unes avec les autres. De trĂšs nombreuses disciplines sont concernĂ©es, bien au‐delĂ  des sciences de l’informatique. Par « logiciel de recherche », on entend un logiciel créé, utilisĂ© ou diffusĂ© dans les productions de recherche. L’analyse reprend la dĂ©finition du logiciel de recherche conçue par le collĂšge. Les communautĂ©s scientifiques, les laboratoires et les institutions ont besoin d’identifier et de rendre visibles leurs logiciels pour : - garantir leur archivage et en pĂ©renniser l’accĂšs ; - faciliter leur citation ; - les valoriser, notamment sur le plan scientifique, afin de permettre leur rĂ©utilisation ; - faire Ă©merger de nouvelles collaborations. Les logiciels dĂ©veloppĂ©s dans les laboratoires de recherche Ă©tant de natures trĂšs diverses, il est nĂ©cessaire de mener une rĂ©flexion sur les critĂšres de rĂ©fĂ©rencement et de conservation. Ainsi, les logiciels liĂ©s d’une maniĂšre ou d’une autre Ă  une publication doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement importants, notamment vis‐à‐vis des aspects de transparence et de reproductibilitĂ©. Les critĂšres techniques ne permettent pas Ă  eux seuls d’établir des prioritĂ©s pertinentes : par exemple, un groupe restreint d’auteurs ou de contributeurs peut ĂȘtre Ă  l’origine d’un logiciel peu complexe et de taille modeste mais dont l’impact acadĂ©mique est majeur. En d’autres termes, le degrĂ© de sophistication technique d’un logiciel, ou son nombre d’auteurs ou de contributeurs ne permettent pas, Ă  eux seuls, d’augurer de son impact scientifique. Les institutions et les auteurs de logiciels mobilisent dĂ©jĂ  des canaux pour rendre leurs productions visibles : pages dĂ©diĂ©es de sites web, plateformes de distribution, etc. Un catalogue de logiciels apporterait aux Ă©tablissements comme aux individus des services complĂ©mentaires, notamment en fournissant un point d’entrĂ©e centralisĂ© et des fonctionnalitĂ©s plus riches que celles des moteurs de recherche gĂ©nĂ©ralistes. L’enjeu est double. D’une part, il s’agit d’inscrire la dĂ©marche dans un contexte Ă©largi, afin d’identifier les infrastructures et initiatives existantes, en France comme Ă  l’étranger. D’autre part, l’utilisateur final doit ĂȘtre placĂ© au centre du processus : la charge de travail pour les chercheurs doit ĂȘtre rĂ©duite au maximum grĂące Ă  des processus d’automatisation. Au‐delĂ  des enjeux techniques et fonctionnels, la problĂ©matique de l’accompagnement doit ĂȘtre prise en compte dĂšs le dĂ©but de la rĂ©flexion. De nombreux acteurs, aux profils et compĂ©tences variĂ©s, sont susceptibles de jouer un rĂŽle en lien avec les logiciels. Outre les chercheurs et enseignants‐chercheurs, on peut citer les personnels de soutien Ă  la recherche, les personnels des bibliothĂšques et les Ă©quipes des services de valorisation. La dynamique actuelle autour des donnĂ©es de recherche offre un cadre sur lequel s’appuyer pour mettre en Ɠuvre des actions d’accompagnement et renforcer une culture partagĂ©e du logiciel de recherche. Enfin, une approche unifiĂ©e, tant sur le plan technique que sur celui de la gouvernance, permettra d’intĂ©grer Ă  la rĂ©flexion la question de la stratĂ©gie Ă  adopter sur le long terme. Il s’agit en effet de positionner le projet de catalogue en cohĂ©rence avec l’écosystĂšme de recherche français, Ă  l’échelle des laboratoires comme des institutions.