Depuis toujours, une bonne partie des leaders nationalistes du Québec essaient de miner la culture et la langue québécoises à travers une idéalisation de la culture coloniale française.
À ce titre, Pierre Bourgault était l'un des pires. Et j'en reviens pas, même 20 ans après les faits, que mon prof péquiste du cégep m'ait forcé-e à lire non-ironiquement ce torchon de «Les insolences du Frère Untel».
Je sais d'où ça vient mais un moment donné, le complexe d'infériorité, faut en revenir.
Parce que là, j'entends encore sans arrêt les élites chialer contre le joual et exiger qu'on parle une langue qu'on pourrait qualifier de «français du Collège Jean-de-Brébeuf».
Notre français, c'est la langue qu'on parle, pas la langue fictive à laquelle deux trois légions d'estie de bourges déconnecté-e-s aspirent.
Il y a de la diversité dans nos accents et c'est ben correct, et toute personne qui vous dit que vous devriez changer votre parlure parce que vous sonnez comme «un-e édenté-e des régions» mérite de se faire crisser un coup de pied dans le cul.
Et ce qui est bon pour le Québec, c'est bon aussi pour l'Acadie et les autres communautés francophones d'Amérique du Nord. Le bon-parler «international», les élites n'ont qu'à se le fourrer dans le cul.