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Deux nouvelles découvertes archéologiques d'objets de la fin du Ier siècle apr. J.-C., aux Pays-Bas actuels, laissent penser que des Romains consommaient délibérément la jusquiame noire, une plante hallucinogène. On savait que cette plante était connue des auteurs grecs (Plutarque) et romains (Pline l'Ancien) mais les découvertes de vestiges de ces plantes sont rares. C'est un exemple des apports de l'archéobotanique à la connaissance de l'Antiquité.
https://hyperallergic.com/871183/archaeologists-find-evidence-of-hallucinogenic-drug-in-ancient-rome/
Archaeologists Find Evidence of Hallucinogenic Drug in Ancient Rome

Physiological reactions to a plant called black henbane were well documented throughout the Ancient Mediterranean world.

Hyperallergic
@GeeksAnciens Est-ce qu'on peut imaginer d'éclaircir la répartition géographique de la prise de jusquiame sur le territoire romain, et éventuellement sa répartition "sociologique" ? Si les classes sociales les plus aisées/proches des lieux de pouvoir ne consommaient pas (souvent) de jusquiame cela expliquerait peut-être pourquoi les textes ne parlent pas (beaucoup) de cette pratique.
@hist_myth Pour en revenir aux textes, c'est vrai qu'ils sont écrits par des élites cultivées. Mais les auteurs grecs et romains connaissent les plantes qu'ils ne consomment pas eux-mêmes. Une personnalité comme Pline l'Ancien, qui est curieux de tout, documente toutes sortes de savoir-faire qui relèvent de catégories sociales, professionnelles et même géographiques variées. (Certes, je prends un exemple d'auteur génial dont n'importe quel-le archéologue parle avec des cœurs dans les yeux.)