#vendredilecture en objection au prix Nobel de la littérature 2023 : pour éviter le risque d’enflure cérébrale quant aux mysticisme fjordesque résurgent de l’œuvre soporifique du lauréat norvégien #JonFosse, je préfère #AntoineSénanque et son « Croix de cendre » où s’entrelacent la peste noire de 1348, les Mongoles en Crimée, l’inquisition espagnole à Toulouse et la mémoire du théologien Maître Eckhart (d’ailleurs idolâtré par #Fosse, mais laissons ça). 1/3

https://www.grasset.fr/livre/croix-de-cendre-9782246832669/

Croix de cendre (Grand format - Broché 2023), de Antoine Sénanque | Grasset

  1348. La peste noire déferle sur l’Europe1367. Deux jeunes frères dominicains se rendent à Toulouse pour trouver le

Encore une étude philosophique sous prétexte de roman historique qui m’amusent sans arrêt depuis des semaines : #Binet, #Garcia, #Sénanque maintenant, et on dirait que ce dernier fait résonner l’#Eco (ouais, elle est mauvaise...) du « Nom de la rose », autre grande révolte intellectuelle contre les failles de l’esprit médiévales. Repérer les points de rupture dans l’histoire de la pensée et les faire éclater à travers des récits entre suspense et allégorie, ça marche très bien pour moi. 2/3
Du coup, l’« histoire de la souffrance » de Garcia dont je viens de terminer le deuxième tome hier – et bien, qu’il se dépêche un peu de sortir le dernier, quoi ! Il est vrai qu’il mérite de patienter aussi longtemps qu’il lui faut pour finir ce troisième tome dont on attend qu’il passera d’histoires du passé par le présent à l’anticipation du futur. Mais là, au bout des 1400 premières pages, c’est vraiment dur d’attendre… 3/3
Pourquoi je n’aime pas #JonFosse ? #Proust s’était mis à la recherche du temps, #Fosse l’a arrêté, étouffé, n’en veut plus de chrono, que de silence. Et Dieu. Rien n’avance dans ses livres, le temps ne « passe » pas, il coule à la viscosité de goudron. Et il n’est pas une réincarnation de #SamuelBeckett qui, lui, savait que le temps, même au ralenti, vous transforme par rapport au passé – donc, si Fosse demande de ne pas être dérangé par la réalité, qu’on le laisse tranquille. 4/3