Terminé hier.

Difficilement.

Je l'avais pas vu venir quand j'ai emprunté ce livre, la semaine dernière : je m'attendais "juste" au récit d'une femme fuyant un ex-compagnon violent, menaçant. Pas le genre de récit après lequel je cours d'habitude, mais le titre et le nom de Nathalie Yot, surtout, que j'avais déjà vu sur @qunnilingus , m'ont donné envie.

Une femme marche, donc -- trotte, même. Vers le nord. Elle fuit un homme : l'homme chien. S'arrête en chemin -- à Lille, en Belgique, aux Pays-Bas.

Et c'est là que ça commence à partir en vrille.

Les hommes chez qui elle est hébergée lui confient un enfant, un orphelin. Elle décide de s'en occuper, part avec lui et -- en fait, elle nourrit pour lui un amour qui n'a rien de sain et est même carrément pédocriminel. Mais ça, on le découvre petit à petit et -- bref. Ça m'a mise profondément mal à l'aise, sans doute aussi parce que j'ai eu l'impression d'avoir été piégée -- d'être venue pour une histoire et d'en avoir une autre.

Après, voilà : j'ai continué parce que j'étais très avancée et parce que, jusqu'au bout, j'ai un peu eu l'espoir que c'était juste moi qui me faisais des idées, interprétais le texte ainsi.

Mais clairement : non. La langue a beau être travaillée, il n'y a pas de doute quant au fait qu'il s'agit d'actes pédocriminels. Et je me dis que ce livre réussit au moins ça : raconter ces actes du point de vue de l'agresseuse sans pour autant l'absoudre. La narratrice a conscience que ce qu'elle fait n'est pas juste, qu'elle "franchit une limite", etc. -- et moi en tant que lectrice, j'étais clairement pas bien. (Mais je suis d'avis que ça sert aussi à ça, la littérature : nous mettre mal à l'aise.) (Je m'autorise quand même à abandonner un livre quand je suis vraiment trop mal, cf. Tu aimeras ce que tu as tué, de Kev Lambert.)

Bref, je recommande pas trop, mais je me suis dit que j'allais quand même écrire cette petite chronique comme ça, si vous avez envie d'y aller, vous savez à quoi vous attendre.

#vendredilectue #pasvendredilecture #mastolivres #mastolivre

#vendredilectue
Éros à l'infini de Dominique Verseau, 1971
L'intelligence des corps dans un roman male gaze à fond les balais des années 70, de ceux qui ont construit des décennies de fantasmes de sexualité et d'érotisme
#VendrediLectue du dimanche 🙂
Je termine la lecture de l'imposant roman graphique de Matthieu Bablet, Silent Jenny.
Un album de toute beauté, avec ses personnages bien campés, et des planches absolument magnifiques, avec ces immenses paquebots-monades autonomes qui traversent des paysages torturés, pendant que l'héroïne éponyme cherche des traces des dernières abeilles pour le compte d'une grosse corporation.
Pas forcément bien compris la toute fin, néanmoins, il va falloir que je le relise.

En ce (presque) #vendredilectue , j'achève un beau recueil de nouvelles :

Lufthunger-pulp - 1 - Le monde d'après

Un trés bon ensemble de textes de science-fiction plein de thématiques tellement actuelles !

J'ai beaucoup apprécié !

Cette maison d'édition mériterait d'être mieux diffusée en librairie.
Heureusement la vente en ligne marche très bien, n'hésitez donc pas à commender sur leur site.

#ffsf #scienceficion #lecture #nouvelles #recueildenouvelles #LufthungerClub #lufthungerpulp

Avec "J'emporterai le feu", Leïla Slimani esquisse une géographie du déracinement
https://www.marianne.net/culture/litterature/avec-j-emporterai-le-feu-leila-slimani-esquisse-une-geographie-du-deracinement
Un #VendrediLectue à venir ?
Avec "J'emporterai le feu", Leïla Slimani esquisse une géographie du déracinement

Lauréate du prix Goncourt 2016 pour « Chanson douce », Leïla Slimani revient avec « J’emporterai le feu » (Gallimard), ultime volet de sa trilogie « Le Pays des autres ». Entre solitude et quête de liberté, elle sonde les tensions entre l'intime et le collectif. Un récit poétique et romanesque.

Marianne

#Science
#Littérature
#ScienceFiction
#VendrediLectue

Cet article de @mediapart :

Pour le cerveau, l’habit fait le moine
Des chercheurs viennent de montrer que notre cerveau est capable de décoder les symboles que nous utilisons pour afficher notre identité et notre statut social.
https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/010624/pour-le-cerveau-l-habit-fait-le-moine

donne envie de relire le formidable

"Anamnèse de Lady Star" de LL. Kloetzer

et sa bombe chelou qui détruit le cerveau des gens, en les saturant de signes et de symboles

Pour le cerveau, l’habit fait le moine

Des chercheurs viennent de montrer que notre cerveau est capable de décoder les symboles que nous utilisons pour afficher notre identité et notre statut social. Une faculté qui a pu donner un avantage évolutif à l’être humain.

Mediapart