Une fois n'est pas coutume, une étude (enfin un preprint donc pas peer-review/publié dans un journal) sur des modèles pré-cliniques examinant l'impact de la prise de testostérone sur le cancer du sein.
L'article observe des caractéristiques de tissus mammaires (récupérés après une mammectomie chez des personnes ayant été sous T ou non) et trouve un épithélium mammaire plus rare ; comme c'est un composant à risque pour le cancer du sein, ça pourrait être une explication d'un plus faible risque de cancer du sein sous T.
Il trouve aussi un risque de cancer du sein ER+ (positif au récepteur à œstrogène) plus faible chez les souris à qui on donné de la T par rapport aux autres souris femelles, indépendamment de si elles avaient une ovariectomie ou non (réduction de 80%). Par contre, il n'a pas trouvé de réduction du risque de cancer du sein triple négatif avec l'administration de testostérone à des souris ; ces tumeurs étaient d'ailleurs plus souvent métastatiques, comme chez les souris mâles. Il n'a pas trouvé non plus de réduction du risque de cancer du sein lié à une mutation BRCA1 avec l'administration de testostérone, toujours à des souris.
Enfin, l'administration de testostérone n'a pas affecté la progression des tumeurs une fois que les souris avaient des tumeurs.
Je passe plein de détails techniques, et je rappelle que ce sont des données pré-cliniques qu'on peut pas extrapoler facilement aux humains cliniquement, mais ça aborde des mécanismes intéressants ce qui reste assez rare sur le sujet.
[1] : Masculinizing testosterone therapy reduces the incidence of PIK3CA-mutant/ER⁺ breast cancer but not BRCA1-associated triple-negative breast cancer. Wang L et al., 2025. https://doi.org/10.1101/2025.09.15.25335324







