193 Lune08P Cobra - Hi Empathetic One. Inspiré par Hi Empathetic One, TIMEPHONE Inc. Thx @timephone_inc_ https://fapeyla.wordpress.com/2017/10/05/171005-cobra/ #electro #experiment #art #poetry #spoken_words #rave_poetry #Lune08P #oroscopo #cobra
**********
tu es sur un fil
de plus en plus sur un fil
non pas que tu sois en danger
mais de plus en plus sur le fil du temps. Le temps s’est aligné sur le rythme de production. Tu n’es pas en avance, tu n’es pas en retard. Tu es tout à fait dans le rythme de production qui s’est mis à jour. Seule ta présence est invoquée de façon plus intense
il est 11h
tu es assis au pmu
de la place de l’olive
santé :
tu as 14 jours
tu as 14 jours pour écrire les douze textes de la demie lune suivante. Tu ne connais rien à l’astrologie. Tu ne connais rien au tibet. Ce que tu pourrais dire du dzogchen est une illusion. Tu fais régulièrement des reset de toi même. Tu n’as aucune idée de ce que tu écris. Et quand tu essaies d’élaborer quelque chose, les mots se mettent en bouillie pâteuse
il te plaît de toujours repartir vide du milieu de n’importe où. Il te plaît faute de mieux, la continuité. Du coup c’est le vide qui fait la continuité
tu n’es pas en retard
il y a juste cette petite pression qui vient se synchroniser avec les circonvolutions des planètes, la gravité, le souffle, la veilleuse
tu ne fais rien
tu n’as rien fait
tu te mets juste en mouvement dans le mouvement pour ne pas rester à la traîne. Tu as essayé la traîne. C’est fatiguant
en mouvement dans le mouvement
c’est la danse sur le fil
plus tard le marché de l’art
il y a l’œuvre aussi
l’histoire de l’œuvre
et tu ne fais rien encore
tu as le temps
tu fais beaucoup d’effort à ne rien manipuler
il y a l’histoire de la technique pour quoi faire, pour quoi ne rien faire, car ne rien faire est laborieux
tu écris un livre
tu fabriques un livre
tu l’apportes à quelqu’un, tu lui dis : c’est dix euros. Tu inventes un monde. Tu as beaucoup d’imagination et de vision. C’est assez bien les imaginations et les visions. Tu vois des indiens, des indigènes. Dans les années 1800, ils appelaient les bourguignons des indigènes. Ils font des tapis. Tu leur achètes des tapis et eux ils t’achètent des livres
par internet
puis tu as le bâton poème à dix millions d’euros
amour :
ça se structure malgré toi, le temps, l’écrit
et la façon dont ça se structure, c’est toi malgré toi. Tu aurais essayé de construire un truc de façon volontaire, c’est encore ça qui serait apparu en filigrane
ah, et il y a l’histoire du corps de mots. Comment le monde de mots préexiste… Non c’est pas ça. C’est comment ton corps de mots s’inscrit dans le monde de mots par emprise, par sortilège. Alors tu changes le monde par la transformation des agencements de mots
tu te libères
tu t’en fous un peu des agencements
tu n’es sûr que du silence
déprolétariser l’art
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tu es sur un fil
de plus en plus sur un fil
non pas que tu sois en danger
mais de plus en plus sur le fil du temps. Le temps s’est aligné sur le rythme de production. Tu n’es pas en avance, tu n’es pas en retard. Tu es tout à fait dans le rythme de production qui s’est mis à jour. Seule ta présence est invoquée de façon plus intense
il est 11h
tu es assis au pmu
de la place de l’olive
santé :
tu as 14 jours
tu as 14 jours pour écrire les douze textes de la demie lune suivante. Tu ne connais rien à l’astrologie. Tu ne connais rien au tibet. Ce que tu pourrais dire du dzogchen est une illusion. Tu fais régulièrement des reset de toi même. Tu n’as aucune idée de ce que tu écris. Et quand tu essaies d’élaborer quelque chose, les mots se mettent en bouillie pâteuse
il te plaît de toujours repartir vide du milieu de n’importe où. Il te plaît faute de mieux, la continuité. Du coup c’est le vide qui fait la continuité
tu n’es pas en retard
il y a juste cette petite pression qui vient se synchroniser avec les circonvolutions des planètes, la gravité, le souffle, la veilleuse
tu ne fais rien
tu n’as rien fait
tu te mets juste en mouvement dans le mouvement pour ne pas rester à la traîne. Tu as essayé la traîne. C’est fatiguant
en mouvement dans le mouvement
c’est la danse sur le fil
plus tard le marché de l’art
il y a l’œuvre aussi
l’histoire de l’œuvre
et tu ne fais rien encore
tu as le temps
tu fais beaucoup d’effort à ne rien manipuler
il y a l’histoire de la technique pour quoi faire, pour quoi ne rien faire, car ne rien faire est laborieux
tu écris un livre
tu fabriques un livre
tu l’apportes à quelqu’un, tu lui dis : c’est dix euros. Tu inventes un monde. Tu as beaucoup d’imagination et de vision. C’est assez bien les imaginations et les visions. Tu vois des indiens, des indigènes. Dans les années 1800, ils appelaient les bourguignons des indigènes. Ils font des tapis. Tu leur achètes des tapis et eux ils t’achètent des livres
par internet
puis tu as le bâton poème à dix millions d’euros
amour :
ça se structure malgré toi, le temps, l’écrit
et la façon dont ça se structure, c’est toi malgré toi. Tu aurais essayé de construire un truc de façon volontaire, c’est encore ça qui serait apparu en filigrane
ah, et il y a l’histoire du corps de mots. Comment le monde de mots préexiste… Non c’est pas ça. C’est comment ton corps de mots s’inscrit dans le monde de mots par emprise, par sortilège. Alors tu changes le monde par la transformation des agencements de mots
tu te libères
tu t’en fous un peu des agencements
tu n’es sûr que du silence
déprolétariser l’art