🟡 Ils détruisent, on construit !

La métropole veut détruire des espaces publics naturels et nourriciers pour les offrir aux profits des promoteurs. Nous les arrêterons pour mettre un coup d’arrêt à la métropolisation et cette politique antisociale et anti-écologique.

Il en fallait du courage hier pour aller manifester à Doulon contre l’artificialisation et la métropolisation. Après que la métropole a construit un talus de terre renforcé de blocs de béton pour empêcher l’accès aux Gohards, ce sont des fourgons de CRS qui sont venus bloquer la rue et dissuader les manifestant·es déterminé·es à lutter. Malgré les pressions, la pluie, la boue et des conditions physiques éprouvantes, des centaines et des centaines de personnes sont venues de Nantes, de la métropole, du département, et de tout le grand Ouest !

Dans ce quartier façonné par la forte présence de maraîcher-es et de cheminot-es, encore très marqué par cette culture populaire, tout le monde déteste le béton ! De plus en plus d’habitant·es se mobilisent et soutiennent la mobilisation contre la bétonisation.

Le monde du béton est le concentré des violences du capitalisme. Violence à l’égard des travailleurs du BTP, violence contre le vivant, logements de mauvaise qualité, habitude de la corruption jusqu’à trouver normal de verser des pots de vins à Daesh.

C’est pourquoi nous nous sommes inscrits dans la journée nationale d’actions contre Lafarge et le monde du béton, et que la manifestation partie des Gohards s’est terminée devant le site de Lafarge au bord de la Loire, protégé par les gendarmes mobiles.

C’est pourquoi nous proposons une alternative globale à ce système, qui se traduit concrètement par un contre-projet pour la zone des Gohards et Doulon.

Transformer les zones d’activité à proximité directe des bois en quartiers d’habitation, développer l’écoconstruction, porter la création d’une régie maraîchère municipale pour alimenter la cuisine centrale toute proche : une centaine d’habitants ont commencé à plancher sur ce projet, avec l’aide de l’urbaniste Karim Lahiani, d’architectes, des Bâtisseurs des terres et des Naturalistes des terres.

Pour préfigurer cette régie maraîchère, portée par la CGT Mairie de Nantes, nous avons édifié une Maison de la Résistance et des Semences en terre, bois, paille, seul type de construction qu’on veut bien voir sur les terres des Gohards.

Construite avec des étudiant·es de l’école d’architecture de Nantes et de Solidaires étudiant·es, elle incarne l’idée d’une ferme et d’une graineterie communales à Doulon.

À la manifestation, où bien les mains dans l’enduit, à clouer des vis sur la charpente, à creuser la terre argileuse, on pouvait croiser des voisin-es, des militant-es de tous horizons, syndicalistes, écologistes, pour le droit au logement, contre des projets destructeurs, des Centres de rétention administratives aux carrières de sable ; des étudiant·es, des naturalistes, des architectes, des personnes de tous âges et tous horizons.

Rendez-vous dans les jours prochains pour continuer à travailler sur le contre-projet à la ZAC Doulon-Gohards. Pour montrer qu’on peut construire des logements sans détruire des espaces naturels, pour empêcher la destruction des logements existants pour développer massivement le logement social dans des lieux bien desservis, y compris en centre-ville, stopper la politique d’attractivité. Pour rappeler que pour se rapprocher de la nature, il est absurde de la détruire.

C’est le béton et le bitume que nous devons faire reculer, au nom du vivant, de notre accès à l’eau et pour nos conditions de vie !

Aujourd’hui, on stoppe le béton à Doulon. Demain, faisons-le reculer dans tous nos quartiers.

Source : Nantes en commun·e·s

#MaisonDeLaResistance #ZACDoulonGohards #LesGohards #LaisseBeton #FindeChantiers #ContreLafarge #LafargeHolcim

social@tmprs

À Nantes, la bataille pour sauver un « poumon vert » du béton

La métropole de Nantes envisage de construire 2700 logements dans le quartier du Doulon. Militants et riverains s’opposent à la bétonisation de l’une des dernières zones fertiles de la ville.

Extrait :

L’espace naturel réensauvagé des Gohards mérite mieux pour ses défenseurs. Ils proposent de lui redonner sa fonction première de terre nourricière. « La Ville nous demande de faire du maraîchage au coup par coup, explique Raynald Guibert, jardinier à la Ville de Nantes et élu CGT. Or, nous sommes paysagistes, pas maraîchers. Nous n’avons ni les compétences ni la formation. Ce que nous voulons c’est qu’on professionnalise ce travail. » Pour lui, ce terrain à Doulon est l’endroit idéal pour développer une véritable production maraîchère, situé entre le site de stockage du matériel de la Ville et la cuisine centrale des écoles, crèches et Ephad.

Autre aspect intéressant de l’article, l’intervention d’une membre de Scientifiques en rébellion, est venue partager ses connaissances naturalistes avec le collectif Sauvons les Gohards (photo de NnoMan Cadoret).

Lire l’article : https://reporterre.net/A-Nantes-la-bataille-pour-sauver-un-poumon-vert-du-beton

Rappel : 9 DÉCEMBRE
DOULON RÉSISTE AU BÉTON ! ✊
Grande journée de mobilisation
https://social.tmprs.net/notice/AcSi0cltAhOFBje9ey

#LesGohards #Doulon #metropolisation #NonAuBeton #LaisseBeton #Nantes @scientifiques_en_rebellion

À Nantes, la bataille pour sauver un « poumon vert » du béton

La métropole de Nantes envisage de construire 2 700 logements dans le quartier de Doulon. Militants et riverains s’opposent à la bétonisation de l’une des dernières zones fertiles de la ville. Nantes, reportage En cette fin novembre, ni la pluie incessante ni les ronces n’entament le moral de la petite troupe qui s’affaire autour de carottes de terre. Objectif : vérifier la présence d’une zone humide, ce qui pourrait permettre de sauver cette friche. Car ce champ situé à Doulon, un quartier du (...)

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