La vidéo de l'agression subie par Mademoiselle
#LAGUERRE (c'est son nom), simple passante, par le jet impromptu d'un cendrier de café, qui avait en outre été suivi d'une mandale aussi monumentale qu'inacceptable, avait été largement partagée comme témoignage ébahissant et révélateur, provoquant un tollé général.
En effet, cette vidéo pouvait illustrer parfaitement l'une des nombreuses extrémités du
#harcèlement subi par la Femme, au quotidien de ses simples déplacements nécessaires, en pleine faune humaine et citadine , autrement éminemment anonyme, sournoise et lâche.
Ainsi, cette captation de la scène par une caméra de surveillance figura aussi l'aubaine de l'assertion indélébile des faits et des personnes y apparaissant, agitant d'autant mieux les actualités depuis.
L'agresseur fut finalement cueilli, à sa sortie de l'hôpital Psychiatrique où il avait été conduit de facto après que, plusieurs jours après l'agression, on l'avait trouvé en train de jeter des cailloux sur un véhicule...
LE MONDE en parle là :
https://lemde.fr/2LEakcSCe qui m'interpelle, individuellement, c'est que:
- Le gars est apparemment un dément avéré, généralement libre.
- Le "ta gueule!" de sa victime est typique de ce qu'il faudrait éviter de reproduire à l'instinct, puisque cela a certainement renchéri dans la mise à feu latente de la fureur du dément libre.
- À la décharge de la victime, la démence n'était pas discernable physiquement. D'où notre besoin à tous de redoubler de vigilance et de savoir tourner notre langue dans notre bouche avant de l'ouvrir à tout bout de champs. Car, finalement, l'agression de la demoiselle eût pu aussi bien être l'agression d'un homme par le même forcené, au rythme des mêmes escalades verbales.
J'explique, je précise :
- Une insulte est une violence, toujours. Rien de bon ne sortira jamais d'une insulte, même en rétorsion sincère.
- Il faut se méfier de nos propres impressions. La victime s'était crue harcelée, alors qu'en fait elle croisait un fou, juste un fou.
Je demande donc : l'illustration vidéo de cette agression restera-t'elle légitime à défendre la cause du harcèlement féminin, là où on pourra désormais percevoir également l'illustration des réponses extrêmes d'un fou à nos aspérités.
Aussi, gardons-nous bien de juger l'Autre en général, parce que nous ne savons pas vraiment ce qui l'anime réellement.
Mais aussi : répondre à la violence par la violence n'amène toujours qu'à plus de violence. Alors que tolérer un peu, subir silencieusement la simple bave du crapaud, si ça froisse l'orgueil, ça permet aussi, souvent, de passer sans encombre.
Les véritables agressions gratuites, majoritairement plus motivées par la bêtise et le mimétisme de groupe, que par la véritable méchanceté, n'en sont pas moins condamnables.
C'est juste que : ne pas se rebeller contre tout, temporiser, peut dénouer des situations où l'escalade verbale exacerbe les risques des enflammements les plus regrettables.
En bref : il est grand, le mérite de subir. Voire même, cela permet la réflexion du fautif, qui peut ainsi comparer ses actes.