Du canard pour Donald à Pékin
La visite d’État de Donald Trump à Xi Jinping à Pékin s’est terminée sans que rien de décisif ne soit advenu. Comme d’habitude. Trump tonitrue en truand, mais Xi se tient sur ses positions et négocie sotto voce.
On peut retenir le passeur Elon Musk, idéologue trumpien mais industriel en Chine, qui avait amené le dernier opus de sa série biologique, le sixième fils de série nommé comme un robot X Ae-XII. Le prénom technologique est ainsi expliqué sur son compte X par sa dernière compagne (sous « emprise » ?). Claire Boucher, chanteuse connue sous le nom de Grimes : « X, la variable inconnue, Æ, que je prononce « Ai » pour amour ou intelligence artificielle, A-12 qui est le précurseur du SR-17 (notre avion préféré), aucune arme ni défense, juste de la vitesse, fort au combat mais pas violent. Le A signifie aussi « Archangel », ma chanson préférée ». Le clone robotique face aux enfants pékinois (« sous emprise » du Parti) qui ont accueilli Trump et sa bande en sautant sur place. Le vieux canard a déclaré : « Ces enfants m’ont particulièrement impressionné. Ils étaient heureux, ils étaient magnifiques. Ces enfants étaient formidables. » Je veux les mêmes !
D’ailleurs, il trouve tout « formidable » ou « merveilleux », ce vendeur d’immobilier ; c’est son tropisme commercial. Formidables, ces gamins qui vont combattre contre son armée dans quelques années ; merveilleux cet achat de 200 Boeing (au lieu des 700 anticipés) – d’où effondrement du titre en bourse. La visite du Temple du Ciel ? Il veut le même !
Du concret ? Les services financiers américains pourront être autorisés à travailler en Chine, les entreprises chinoises des énergies propres pourront travailler aux Etats-Unis. La Chine doit cesser d’armer l’Iran, mais ça se discute, tout comme les Etats-Unis pour Taïwan. Aucun engagement clair en tout cas. Une simple trêve donc.
Mais, humour chinois, le menu du banquet était édifiant. Je suis sûr que le Bouffon n’a rien vu, trop rempli de Monsieur Lui-même.
Du « poulet enivré au vin Hua Diao » en entrée, suivi de soupe au poulet doublement bouilli avec des champignons de bambou. De quoi faire une référence ironique au surnom du président américain, TACO, pour Trump Always Chicken Out – Trump le couard se dégonfle toujours. Ivre de Sa Personne, le chicken est cuisiné au saprophyte et en ressort bouilli.
Mieux, le « canard rôti de Pékin » en résistance, un canard claqué, plumé, vidé, bouilli, enduit de miel (comme hier de goudron), mis à sécher avant de le faire rôtir dans les fours pékinois. Le résultat ? Donald doré (il adore tout ce qui brille), cassant dessus, mou dedans : tout-à-fait le portrait de Trump, adepte de la grande gueule qui menace, puis se fait tout tendre dès qu’on résiste et perce la carapace.
Une diplomatie subtile de la Chine…
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