#CaseMarquante

Le Désespoir du Singe, de Jean-Philippe Peyraud et Alfred paru chez Delcourt il y a une quinzaine d'années.

C'est une histoire d'amour sur fond de révolution. Mais le contexte politique (très sombre et dur) est finalement anecdotique dans la tragédie qui empêche les deux amants de se retrouver.
Cette scène, c'est celle de la première rencontre entre les deux amants. D'un coup, le monde s'efface dans les brumes. Il ne reste qu'eux deux, se découvrant pour la première fois. J'aime beaucoup la magie de ce moment hors du temps et hors du monde, l’hébétement de Joseph et l'aspect aérien de Vespérine.
Je n'arrive pas encore très bien à mettre les mots justes sur ce qui me hante dans cette case (celle du haut), mais il y a définitivement quelque chose qui me parle et qui fait écho en moi.

Il y a d'ailleurs une #CaseMarquante vers la fin (mais c'est pas vraiment un spoil) : un jeune a pour pouvoir de s'enflammer (littéralement) en présence d'émotion forte. Cette case, c'est un hors-champ de ce qui se passe qui lui cause cette réaction. Je la trouve extrêmement puissante et évocatrice.

#CaseMarquante

Mademoiselle Baudelaire, Yslaire, Aire Libre (Dupuis) 2021

Sotie toute récente, Mademoiselle Baudelaire raconte la vie du poète maudit à travers les yeux de sa compagne haïtienne, sa « Vénus noire ». Yslaire (dont je connais assez peu l’œuvre) se fond complètement dans l'esthétique baudelairienne (dans la veine de Félicien Rops, avec un effet de lithographie et de vieillissement à travers le noir et blanc et le sépia, et quelques pointes de rouge qui viennent de temps en temps éclater dans l’œil du lecteur), ce qui donne jour à ce genre de case magnifique et envoûtante. La première case annonce une scène érotique tout à fait normale. Mais la deuxième, une vipère a remplacé le sexe du poète. La surimpression est vibrante, montrant Jeanne Duval se saisir du sexe-serpent à main nue.
C'est tout le sujet de la conception baudelairienne du sexe et son danger. À cette conception se superpose celle de l'exotisme, qui parcourt tout l'album. La sensualité dangereuse qui se dégage de la scène est malaisante et pourtant, elle fascine.

#Introduction #Présentation #NouveauIci (mais pas vraiment)

Migration terminée depuis Mamot vers l'instance du Parti Pirate Belge.

J'en profite pour créer un post épinglé qui vous permettra (j'espère) de me cerner.

#Anarchiste auto-radicalisé et auto-radicalisant, ancien #prof de français (j'aime beaucoup faire des points #Étymologie), actuellement libraire #BD (je poste de façon irrégulière des #CaseMarquante), #cycliste pratiquant même le dimanche, #sceptique à mes heures, #athée jusqu'à preuve du contraire, intéressé par les questions de #genre et #inclusivité, #polyamoureux et toujours prêt à discuter des amours plurielles, fan de #glamrock mais aussi de bien d'autres genre musicaux.

Bref, je ne suis pas très doué pour me définir (étant aussi très changeant dans mon être), mais ce qu'il faut retenir, c'est que je suis globalement curieux de tout et je cultive aussi bien l'entropie que la sérendipité sur mon temps libre.

#CaseMarquante

Communardes t1, L'aristocrate fantôme, W. Lupano et A. Jean, 2015.

En matière d'intrigue, c'est le tome que j'aime le moins du triptyque sur la Commune de Paris et les femmes qui eurent un rôle d'importance dans cet épisode de l'histoire française. Mais cette double page illustre magnifiquement la guerre civile qui débuta il y a 150 ans jour pour jour et qui déchira pendant 72 jours la France. L'écho de cette expérience anarchiste unique résonne encore aujourd'hui.

#CaseMarquante

Les Indes Fourbes, Ayroles et Guarnido, Delcourt 2019.

Récemment, je suis allé voir l'expo #Guarnido au Musée de la BD de #Bruxelles. Vous le connaissez certainement pour #Blacksad (un nouveau diptyque est prévu, d'ailleurs), mais aussi pour Les Indes Fourbes, sorti il y a un an et demi, et scénarisé par le tout aussi génial #Ayrole (De Capes et de Crocs).

Je ne m'attarderai pas sur l'ensemble de cette BD, mais seulement sur cette case, qui s'étend sur une double-page magique.

#CaseMarquante

Les Aventures du Marsupilami vu par Chamblain & Mobidic, "Requiem", Dupuis 2018.

Le dessin de Mobidic m'avait interpelé lors de la lecture du Roi-Ours, mais c'est avec ces quelques planches qu'elle m'a définitivement séduit. J'aime beaucoup son style : trait épais et vif qui tranche avec les couleurs maitrisées et désaturées. L'encrage donne un côté "dessin d'animation", un peu enfantin, héritage de l'école de Marcinelle. Parfait pour un hommage à Franquin, donc.

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#CaseMarquante

Les Lauriers de César, Goscinny et Uderzo, Dargaud 1972.

Je ne sais même pas s'il faut développer un argumentaire autour de cette case. Avec ce « farpaitement », Goscinny a réussi à rentrer dans le langage populaire. Il a eu bien sûr d'autres inventions langagières (qu'on retrouve aussi chez Kaamelott avec « Môssieur ») mais celle-ci m'a marquée (notamment parce que cet album a été lu et relu des dizaines de fois chez ma grand-mère, à l'époque où j'étais gosse.

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#CaseMarquante

Dr. Stone (chapitre 25), Riichirō Inagaki et Boichi, 2018 Glénat.

Dans une société redevenue primitive, un jeune homme compte bien devenir le meilleur scientifique pour rebâtir la civilisation. Shonen hors-norme par son sujet, Dr. Stone a aussi des fulgurances en matière de dessins.
Ce jeu de lumière magnifique symbolise l'étincelle de connaissance dans les ténèbres. « Scientia vincere tenebras », comme dirait l'Alma Mater.

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#CaseMarquante

Dernière page du Petit traité d'écologie sauvage, tome 3, Mythopoïèse d’Alessandro Pignocchi, Steinkis 2020.

Proche de Damasio dans son style, Alessandro Pignocchi me fait rire aux larmes. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui sont capables d’un tel exploit. Mais son humour se double d’une dimension politique qui me touche une deuxième fois.

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