
Dans la Russie de 2026, la police du texte n’avance plus seulement par interdictions franches : elle colle aussi des étiquettes. Un triangle, un avertissement, une liste qui s’allonge chaque semaine — et soudain le roman cesse d’être un territoire trouble pour devenir un objet à signaler. Sous couvert de santé publique, le livre entre dans une nouvelle bureaucratie du soupçon, où la littérature paie le prix d’un mot, d’une scène, d’une allusion.

Le gestionnaire de livres électroniques Calibre vient de déployer sa version 9.0. Cette mouture introduit une nouvelle présentation de la bibliothèque et rajoute, entre autres, de nouvelles options d'édition pour vos ebooks.

Il y a des lancements qui se font à coups de communiqués policés, de photos de presse et de promesses de « ligne éditoriale exigeante ». Et puis il y a Denis Robert. Pour annoncer Le Mensonge et la Colère - premier livre des éditions Blitz, nouvelle maison née dans l’orbite de Blast -, il choisit de reprendre mot pour mot un discours de 2016 d’Emmanuel Macron, l’incarner comme s’il en était l’auteur, puis révéler le piège pour mesurer « l’écart entre les mots et les actes », dix ans plus tard.